Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Isadora comme elle est belle et quand elle se promene
Csergo Milena
THEATRALES
8,50 €
Épuisé
EAN :9782842607937
Il y a Isadora, dans sa robe rouge et blanc, prise entre le grand bleu du ciel et le gris lumineux de la ville. Et puis il y a ce soleil qui lui monte à la tête et allonge les ombres des passants, de ceux et celles qu'elle rencontre au Cil de sa promenade, de ces créatures fabuleuses qu'elle imagine. Elle y croise des chiens sauvages qui lui lèchent les mains, des gazelles aux sabots rapides qui la font danser, des pingouins en rangs serrés qui font semblant de ne pas la regarder, et le garçon cheval qui la confronte brusquement à la sexualité. Isadora oublie peu à peu ce pour quoi elle était sortie : aux framboises à rapporter à sa mère, elle préfère les fruits défendus et les couleurs de la rue. Ce texte théâtral en forme de promenade initiatique laisse la part belle aux rêves et aux interprétations de chacun. Imprégné d'images et de sensualité, le monologue s'affranchit de toute règle et donne au lecteur et au spectateur des envies de liberté.
Voici enfin le fameux "bidet" que les étrangers pensent être une invention aussi française que le béret et la baguette de pain. Ils ont bien raison de nous créditer de cette création majeure! Si l'on ne connaît ni le nom de son inventeur ni la date de son invention, le bidet est sans conteste l'oeuvre des meubliers parisiens du siècle de Louis XV; en cette période de libertinage, il joua le rôle de "confident des dame" avant de devenir l'indispensable objet du confort sanitaire moderne. Associé aux choses du sexe, à la nudité et à l'intimité, aux thérapies vénériennes et aux funestes secrets des familles, le bidet demeure pourtant, depuis sa création, l'objet de toutes les fascinations et de toutes les suspicions. Parce qu'il évoque un petit cheval et un enfourchement, il restera, malgré son importante diffusion, un objet trivial au nom impudique à prononcer. L'histoire de cet "indicible violon" restait à écrire car personne encore ne l'avait osé. C'est le mérite de cet ouvrage pionnier, oeuvre de deux chercheurs qui n'ont pas craint les difficultés de l'entreprise; entre l'inventaire technique et la tentation de propos teintés de légèreté, ils ont réussi la gageure d'un travail à la fois documenté et amusant. Biographie de l'auteur Julia Csergo, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Lyon-2, travaille sur l'histoire de la santé, de l'hygiène, des loisirs, de l'alimentation. Elle a publié et dirigé de nombreux ouvrages parmi lesquels Voyages en gastronomie (Autrement, 2008). Roger-Henri Guerrand (1923-2006), historien hors norme de la vie quotidienne en milieu urbain, est l'auteur de nombreux livres, dont Cent ans d'habitat social: une utopie réaliste (Albin Michel, 1989, avec R. Quillot) et d'un livre de mémoires, A contre-voie: mémoires de vie sociale (Infolio, 2005).
Comment se sont créés les usages modernes du temps libre? Comment le désir de voyage, la soif d'aventures et de sensations nouvelles, les divertissements de la foule, le besoin de quiétude et de découverte de soi se sont-ils combinés à l'accélération des rythmes de vie? Telles sont les questions auxquelles entend répondre cet ouvrage conçu et coordonné par Alain Corbin, avec des contributions de Julia Csergo, Jean-Claude Farcy, Roy Porter, André Rauch, Jean-Claude Richez, Léon Strauss, Anne-Marie Thiesse, Gabriella Turnaturi et Georges Vigarello. Biographie de l'auteur Alain Corbin, professeur émérite de l'université Paris-I, est l'auteur de différents ouvrages sur le XIXe siècle disponibles dans la collection Champs, notamment Les Filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle; Le Territoire du vide. L'Occident et le désir du rivage; Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot; Le Miasme et la jonquille; Le Village des "cannibales".
Consommé en solitaire ou dans le partage des valeurs et des émotions, lors de la fête ouvrière ou durant l'exil du voyage, dans la cour de récréation ou au bord d'un trottoir, le casse-croûte, devenu la manière de manger universelle de ceux qui n'ont pas le temps, a fini par alimenter l'imagerie poétique de la fantaisie, de la liberté, de la spontanéité et de l'anticonformisme de la table. Avec Bruno Benoît, Rolande Bonnain, Alberto Capatti, Jane Cobi, Alan Davidson, Alfred Fierro, Gilbert Garrier, Noëlle Gérôme, Claude Grignon, Colette Guillemard, Nicole Lambert, Véronique Nahoum-Grappe, Jean-Bernard Pouy et André Rauch. Et des photographies de Steve Murez.
Les risques sanitaires liés à l'obésité sont devenus des préoccupations majeures, amenant à déclarer l'obésité « nouvelle épidémie non infectieuse de l'histoire ». Contrainte d'intervenir, la médecine, largement relayée par les médias, a été conduite à dresser des normes, à médicaliser la corpulence, à mener avec les pouvoirs publics des actions préventives, à définir un « bon » et un « mauvais » comportement alimentaire. Ces discours peuvent-ils échapper au poids des représentations culturelles du gros et du gras historiquement construites, aux jugements de valeur, à la stigmatisation des individus en surpoids, à l'idéalisation de la minceur? Et a-t-on toujours parlé d'obésité? A quelles images le gros a-t-il été associé dans l'histoire et dans l'éthique? Quand l'obésité devient-elle une maladie? A-t-elle forcément une seule cause alimentaire? Quels impacts ont les discours et les politiques publiques sur l'image de soi des personnes en surpoids? Julia Csergo fait ici dialoguer historiens et médecins, sociologues, historiens d'art et psychiatres pour démêler les sujets d'inquiétude, s'interroger sur la signification sociale et culturelle de la norme, de la mesure et de la tolérance. Penser les représentations de l'obésité, une démarche nécessaire à l'élaboration de politiques de prévention averties.
Un village entre Nîmes et Montpellier au milieu des vignes. C'est l'été. Comme chaque année depuis l'enfance des amis s'y retrouvent. Certains sont restés au village et vont au lycée à la ville voisine, d'autres n'y viennent qu'en vacances, chez les grands-parents ou dans une résidence secondaire. Entre eux des amitiés, des amours, des jalousies. Cet été-là va être différent. Deux jeunes étrangers, deux adolescents turcs, frère et sueur, viennent de s'installer au village avec leur mère. Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Leur présence va semer le trouble, bousculer les habitudes.Solitude amoureuse, conflit de cultures, les mangeurs d'étoiles vivront cela le temps d'un été.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Jojo est un solo boy urbain. Dans une rue déserte, il traîne avec un ballon de foot crevé pendant que ses parents sont partis au soleil. Surgissent deux fées un peu déglinguées, Anita et sa vieille mère Jilette. Des fées comme dans les contes, mais désoeuvrées, au RMI (Revenu Magique d'Insertion). Anita confie au garçon la mémé qui perd la boule, mais cette dernière disparaît. Commence alors pour Jojo, parti à sa recherche, un parcours initiatique qui l'emmène de la grande forêt aux séances de désintoxication d'une clinique pour superhéros paumés (Batman, Billy Juan Poucet dit le P'tit...). Ces rencontres étonnantes le conduiront à la recherche de son identité.Avec une langue vive, un style d'aujourd'hui détournant le langage des jeunes, Stéphane Jaubertie aborde le thème de la connaissance de soi, du rapport aux autres et à la réalité. C'est touchant, drôle: un bonheur à lire et à jouer.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.