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Théâtre. Tome 2, Tripes d'or ; Carine ; Chaud et froid
Crommelynck Fernand
GALLIMARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782070269389
Relire les trois pièces composant le second volume des oeuvres de Crommelynck, c'est à la fois replonger dans l'époque où elles furent créées et vérifier qu'aujourd'hui, cinquante ans plus tard, leur contenu poétique, leur violence érotique et truculente sont toujours aussi neufs : Tripes d'or, pièce en trois actes représentée pour la première fois le 29 avril 1925 à la Comédie des Champs-Elysées, sous la direction de Louis Jouvet ; Carine ou La jeune fille folle de son âme, créée au Théâtre de l'Ouvre le 19 décembre 1929 ; Chaud et Froid ou L'idée de Monsieur Dom, représentée également à la Comédie des Champs-Elysées le 24 novembre 1934. La langue fabuleuse du poète, entraînée dans un mouvement dramatique aussi brutal que somptueux, n'avait pas trompé le goût infaillible et la sûreté prémonitoire d'un homme de théâtre tel que Louis Jouvet. On pense à Jérôme Bosch, à Pieter Brueghel, à James Ensor : la grande lignée flamande est maintenue grâce aux personnages envoûtants et envoûtés : Pierre-Auguste Hormidas le mangeur d'or, Carine au seuil de l'amour, Monsieur Dom au seuil de la mort.
Les progrès incontestables des neurosciences de ces dernières années mettent-ils en question la discipline que Freud a inventée et que Lacan a réinventée ? N'assistons-nous pas plutôt à un troisième moment de naissance de la science - après l'âge grec et l'âge classique - qui nous contraint à revisiter les assises du sujet ? Néanmoins, les avancées des neurosciences nous obligent à problématiser à nouveaux frais les rapports du corps et du langage, à aborder différemment des questions aussi anciennes que cruciales telles les relations corps-esprit, nature-culture, animal-humain... et à prendre en compte l'impact des mutations technologiques sur la réalité psychique. Dans un entretien vivifiant, Jean-Pierre Lebrun et Marc Crommelinck convoquent la psychanalyse et les neurosciences pour appréhender le fonctionnement du cerveau pensant. Ils prennent appui sur les concepts, aujourd'hui promus, d'émergence, de causalité ascendante et descendante, de plasticité... en maintenant la rigueur d'une position matérialiste devenue désormais incontournable et une volonté de transmettre au plus grand nombre.
Peut-on imaginer un Molière en état d'ébriété, et qui voudrait se faire aussi énorme que Rabelais ? Tel est Crommelynck." Son avare Hormidas, Harpagon monstrueux, est tellement obsédé par la possession de l'or qu'il finira par en manger. Et par en mourir, évidemment. Carnavalesque, grinçante, barbare, flamboyante, la farce de Tripes d'or est une farce burlesque bien contemporaine.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.