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La campagne
Crimp Martin
L ARCHE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782851815262
A la recherche d'une vie plus tranquille, le docteur Richard et sa femme Corinne ont quitté Londres et vivent maintenant à la campagne. Un soir, Richard rentre avec une inconnue qu'il a trouvée étendue, dit-il, sur le bas-côté de la route. C'est ici que la pièce commence et que s'installe ce qui devient son leitmotiv : le doute. Le doute plane sur ce que dit Richard, sur ce que devine et détecte sa femme ; il se répand sur leur ami Morris et surtout sur Rebecca, l'inconnue, qui dort pour l'instant mais qui risque de se réveiller et de livrer les éclaircissements que l'on attend. La pièce pourrait être une pièce policière car elle dispose de tous les éléments qui assurent la tension par laquelle le lecteur/spectateur peut être captivé. Mais elle ne livre ni une explication "technique" de ce qui s'est passé ni une fin mettant un terme à notre incertitude. Alors que la dramaturgie britannique est traditionnellement bridée par la force de l'intrigue, Crimp s'en libère et propose un angle d'attaque quasi philosophique. Martin Crimp, né en 1956, débute, après des études à l'université de Cambridge et une première carrière de chercheur en marketing, dans les années quatre-vingt. Il écrit pour la radio, est récompensé par plusieurs prix et ses premières pièces sont produites par l'Orange Tree Theatre à Richmond, dans la banlieue londonienne, où il habite. C'est notamment grâce à la collaboration avec le Royal Court Theatre dans les années quatre-vingt-dix que ses pièces commencent à être appréciées au-delà des frontières britanniques. La création française de la pièce aura lieu le 17 janvier 2003 à la Maison des arts de Créteil dans une mise en scène de Louis-Do de Lencquesaing.
Qu'est-ce qu'un sphinx ? Pourquoi est-ce qu'il tue ? Que veut un sphinx mais encore qui baise-t-il et quand ? Pourquoi le Sphinx, c'est des filles et pourquoi sommes-nous toutes si belles ? Vous en pensez quoi ?
Résumé : Je savais qu'il serait difficile d'atteindre cette ville. Ce ne serait pas comme de prendre un avion pour Marrakech, par exemple, ou Lisbonne. Je savais que le voyage pourrait durer des jours ou même peut-être des années. Mais je savais que si j'arrivais à trouver la vie dans ma ville, et si j'étais capable de décrire cette vie, les histoires et les personnages de la vie, alors moi-même - c'est ce que j'imaginais - je pourrais devenir vivante.
Ce qui frappe dans ces trois pièces, c'est leur impact émotif sur le lecteur/spectateur. Crimp arrive à restituer le choc qu'exerce sur nous la violence avec d'autres moyens que ceux dont les médias ou le cinéma nous abreuvent quotidiennement.
Crimp Martin ; Vincent Jean-Pierre ; Plain Frédéri
Dans l Angleterre des années Thatcher. Un couple de yuppies espère tirer le meilleur prix de leur maison. Ses fondations sont pourries, mais elle est située en bordure du parc, et seul un expert peut voir que le plancher s effondrera sous peu. Mais il se garde bien d ailleurs de protester contre la malhonnêteté du couple. À cette transaction juteuse préside la belle et inconsolable Claire. Elle fascine tous les personnages, depuis les vendeurs jusqu aux acheteurs potentiels. L un d eux, James, lui porte une attention singulière. Cette situation anodine deviendra le lieu même d une catastrophe, où Crimp, s inspirant d un fait divers, dissémine partout les indices d une inquiétante étrangeté. C est ce même art qui s annonce dans Probablement les Bahamas. Un couple de retraités vous parle, comme vous parleraient deux statues d Edward Kienholz. On s amuse à les écouter raconter des histoires banales, sur le ton des vieux imbéciles. Mais peu à peu derrière leurs paroles se révèle un acte de violence insoupçonnable. Le tour de force tient à ce que jamais le comique ne quitte la scène.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.