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Criminologie et lobby sécuritaire. Une controverse française
Mucchielli Laurent
SNEDIT LA DISPU
15,00 €
Épuisé
EAN :9782843032172
Extrait Extrait de l'introduction À la télévision, à la radio, dans les journaux et sur internet, à l'occasion notamment des faits divers criminels qui jalonnent ce que les médias appellent l'«actualité», il n'est désormais presque plus possible d'échapper à la parole d'un «criminologue». La chose surprend sans doute d'autant moins nos concitoyens qu'ils retrouvent cette figure du criminologue quasiment tous les soirs, lorsqu'ils regardent la télévision après dîner et qu'ils se voient immanquablement proposer des séries policières américaines. Ce conditionnement télévisuel est tel que les universités enregistrent depuis quelques années une nouvelle demande de la part de ces grands adolescents qui, au sortir du baccalauréat, nous disent qu'ils veulent devenir quelque chose comme «criminologues, profiteurs, agents du FBI». Certains tombent alors de haut lorsqu'ils apprennent que le métier de criminologue n'existe pas en France, qu'aucun diplôme universitaire n'en délivre le titre et le droit d'exercice, que cette appellation n'est par conséquent la garantie d'aucune compétence, que toutes celles et tous ceux qui l'utilisent dans les médias se sont en réalité autoproclamés tels, et que certains d'entre eux sont mêmes des charlatans. Cette situation pourrait néanmoins évoluer dans les années à venir. En effet, loin du JT de 20 heures et de la une des médias, dans l'univers plus feutré du milieu universitaire et scientifique français, l'existence d'une discipline baptisée «criminologie» a fait l'objet d'une intense controverse durant les cinq années de pouvoir de Nicolas Sarkozy. Elle a démarré en 2008, a connu son apogée en 2012, et elle n'est pas terminée. La plupart des personnes qui sont extérieures à cet univers professionnel n'y ont pas compris grand-chose, et l'on ne saurait les en blâmer. La question est complexe. Quantité d'enjeux s'entremêlent alors qu'ils sont de nature très différente, même s'ils sont tous très importants : la conception même de la science, la Structuration des disciplines à l'université et au CNRS, la formation des professionnels des métiers de la prévention, de la sécurité et de la justice, la production des connaissances et des statistiques sur la délinquance, l'orientation plus ou moins sécuritaire des politiques pénales, la définition de l'expertise auprès des pouvoirs publics. Cette controverse a été et demeure âpre. Là encore pour plusieurs raisons. Certains ont pensé sincèrement que l'organisation de la criminologie en France serait un progrès collectif, notamment pour la formation des professionnels. Mais d'autres y ont engagé surtout des besoins de reconnaissance personnelle et institutionnelle. D'aucuns y ont joué par ailleurs une crédibilité qui impacte aussi leur médiatisation, leur réputation, leur influence politique, voire leurs «bonnes affaires», car l'expertise en sécurité est par ailleurs un business. D'autres y ont vu au contraire l'indice d'une perte de légitimité des institutions universitaires et scientifiques, de l'emprise croissante d'un star-system médiatique et politique toujours plus superficiel, et enfin de l'influence grandissante d'un lobby sécuritaire très lié à «l'air du temps».
Résumé : Ce livre restitue une contre-enquête indépendante sur la gestion politico-sanitaire de la crise du Covid, menée de marsâ¯2020 à décembreâ¯2021. Il mobilise les compétences de plusieurs dizaines d'universitaires, de médecins et de juristes se tenant à égale distance des thèses conspirationnistes et de la propagande politico-industrielle dominante. Ce travail collectif permet d'éclairer les enjeux financiers et idéologiques sous-jacents à la "â¯guerre du médicamentâ¯" , depuis l'affaire de l'hydroxychloroquine jusqu'à la question des nouvelles thérapies géniques. Il propose également des réflexions épidémiologiques permettant de mieux comprendre l'impact réel de l'épidémie de Covid sur la santé des populations. Il invite en outre à réfléchir aux enjeux juridiques et démocratiques de cette gestion politico-sanitaire, sur le constat d'une dérive autoritariste de nombreux gouvernements. Il pose enfin un diagnostic inquiet sur la santé du débat public en général, et du fonctionnement des médias e
Résumé : La vidéosurveillance a connu un succès fulgurant en France à partir des élections présidentielles de 2007, sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Cette technologie a été présentée comme une contribution majeure à la fois à la prévention et à la répression de la délinquance et du terrorisme. Mais cette promesse sécuritaire, activement entretenue par les industriels de la sécurité, relève-t-elle du mythe ou de la réalité ? A quoi sert vraiment la vidéosurveillance ? Après avoir enquêté dans trois villes françaises emblématiques, Laurent Mucchielli dresse un constat sans appel : la vidéosurveillance n'est pas et ne sera jamais un outil important de lutte contre la délinquance et encore moins contre le terrorisme. Dissiper les écrans de fumée, percer à jour le " bluff technologique " des industries de sécurité, le gaspillage de l'argent public et la démagogie politique : tels sont les résultats de cet essai sans concession et profondément citoyen.
La délinquance s'est-elle véritablement transformée au cours des quinze dernières années, dans les territoires sous responsabilité de la gendarmerie nationale ? Telle était la question posée à une équipe de chercheurs. Au terme de leur enquête, après une analyse minutieuse de l'évolution statistique nationale et quatre études de terrain réalisées dans des territoires très différents (du périurbain récent au rural traditionnel), ces chercheurs répondent par la négative et déplacent la question. À quelques évolutions technologiques près, les évolutions les plus profondes ne tiennent pas à la nature de la délinquance ni au profil des délinquants, mais aux modes de peuplement des territoires, aux modes de vie des habitants, aux relations qu'ils entretiennent entre eux et avec les gendarmes ainsi qu'au droit pénal et aux politiques de sécurité. Dès lors, la recherche ouvre de nouveaux horizons de réflexion pour l'institution : sur son adaptation aux territoires, sur ses relations avec la population, sur son besoin de partenariats non limités au champ de la sécurité et sur l'évolution du métier de gendarme. . . Laurent MUCCHIELLI est directeur de recherches au CNRS, enseignant à l'Université Versailles Saint-Quentin et directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP).
Le " retour aux classiques " des sciences humaines est à l'ordre du jour. La relecture des pères fondateurs semble être le meilleur antidote aux incertitudes théologiques et méthodologiques, ainsi qu'à la spécialisation et au morcellement excessifs des savoirs. Mais en se focalisant sur quelques textes consacrés, ce retour aux sources néglige souvent de replacer les oeuvre dans leur contexte social, culturel, et politique. Le " retour aux classiques " des sciences humaines est à l'ordre du jour. La relecture des pères fondateurs semble être le meilleur antidote aux incertitudes théologiques et méthodologiques, ainsi qu'à la spécialisation et au morcellement excessifs des savoirs. Mais en se focalisant sur quelques textes consacrés, ce retour aux sources néglige souvent de replacer les oeuvre dans leur contexte social, culturel, et politique. En retraçant l'émergence de la sociologie dans l'université française pendant la période 1870-1914, Laurent Mucchielli nous offre un ouvrage de référence qui évite les écueils habituels du genre : la canonisation des " grands auteurs ", qui surestime la paternité héroïque d'individus exceptionnels en oubliant le travail collectif des réseaux scientifiques ; le fétichisme épistémologique, qui découpe des contenus de pensée figés dans un tissu culturel et historique mouvant et complexe. L'auteur montre comment la " découverte du social " s'inscrit dans le dépassement des modèles et des métaphores biologiques et raciaux jusqu'alors dominants. Il explore l'oeuvre de ses principaux pionniers (Durkheim et son école, Tarde, Worms, etc.) et explique comment les idées de conscience collective irréductible à la somme des consciences individuelles, de déterminisme social, de généralisation de l'usage des statistiques, se sont diffusés à travers l'archipel des revues et des institutions savantes et ont transformé le regard sur l'homme. En retraçant l'apport de figures comme Bouglé, Halbwachs, Hubert Lévy-Bruhl, Mauss, Meillet, Richard ou Simiand, il nous offre le portrait deb toute une génération intellectuelle. En redécouvrant les débats de la sociologie avec l'ethnologie, la psychologie, la géographie, l'histoire, la linguistique, la criminologie et l'économie politique, il dévoile la richesse d'une conjoncture scientifique exceptionnelle.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Cukier Alexis ; Garo Isabelle ; Badiou Alain ; Bal
Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français de renommée internationale - Alain Badiou, Etienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève - qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. Dans ces entretiens, chacun à son tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes, Alexis Cukier et Isabelle Garo comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et comment avez-vous commencé à en faire usage ? Dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et à quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelle a été l'évolution de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ? Au fil des réponses à ces questions, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd'hui. L'introduction, complétée d'une bibliographie étendue, présente les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l'engagement communiste.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.
Depuis près de trente ans, je raconte à la radio et à la télévision des histoires criminelles réelles, dont certains scénarios semblent avoir été imaginés par des auteurs de romans policiers. Mais la fameuse formule selon laquelle la réalité dépasse la fiction est rarement prise en défaut. Il peut arriver qu'une enquête s'enlise, faute de témoins, d'indices ou parce que les traces relevées au cours des investigations ne sont pas exploitables... C'est souvent là qu'intervient le hasard ! Ce grain de sable, qu'il mène au succès ou à l'échec d'une investigation, me fascine. Il est toujours présent dans un bon polar, car il facilite le travail de l'auteur en précipitant le criminel dans la spirale de l'échec. Il se manifeste encore plus souvent dans les affaires réelles, comme j'ai pu le constater en plongeant dans les coulisses de certaines. Les histoires que vous allez découvrir dans ce livre en sont la macabre illustration ".
Qu'est-ce qu'un crime ? Comment le mesurer ? Quelles sont ses conséquences sur les victimes ? Entièrement mis à jour, ce livre vous entraîne dans les profondeurs de la criminologie pour comprendre les ressorts de l'esprit criminel et les moyens d'action des défenseurs de la loi. Vous explorerez les différentes théories qui cherchent à expliquer pourquoi les individus commettent des crimes. Vous identifierez les différents types de crimes, du crime en col blanc au crime organisé ou au terrorisme. Vous suivrez le travail d'enquête de la police scientifique et découvrirez les moyens de limiter et combattre la menace criminelle. Découvrez : les concepts clés de la criminologie ; les dessous de la psychologie criminelle ; les outils de mesure et de connaissance du crime ; les grands phénomènes criminels ; les nouvelles formes de criminalité ; les façons de prévenir et de combattre le crime.
Résumé : A 17 ans, la vie d'Edmond Vidal bascule à la suite d'un vol de cerises. Le verdict est sans appel : soixante-trois jours de prison ferme. Le temps pour lui d'apprendre en cellule les secrets du grand banditisme. Dès sa sortie, Edmond enchaîne les braquos : cavales, adrénaline, coups magistraux... Une organisation minutieuse où criminalité et amitié sont étroitement liées. Dès 1970, le célèbre "gang des Lyonnais" met en échec toutes les polices de France. Après le casse de la Poste de Strasbourg, le plus spectaculaire des hold-up jamais réalisés, la tête d'Edmond Vidal est mise à prix; une traque qui l'empêche de se ranger, ne pouvant aboutir qu'à la prison ou à la mort. Désormais grand-père et libre, Edmond retrace son parcours, évoquant les péripéties de la "grande époque", mais aussi la solitude et les remords.
Cusson Maurice ; Louis Guillaume ; Bloch Jean-Marc
Le monde des enquêtes criminelles est vaste et souvent méconnu. Notamment celui des enquêteurs privés, qui oeuvrent dans les services internes de sécurité, au sein des banques, grandes compagnies commerciales, assurances, aéroports, ministères... Comment l'enquête criminelle est-elle pratiquée par les enquêteurs compétents ? Quelles méthodes s'avèrent les plus efficaces ? Comment réussir une enquête rapidement ? Comment ne pas porter atteinte aux droits et libertés ? Quelles sont les caractéristiques de l'enquête scientifique ? Est-il vrai que les progrès de la science et du numérique ont rendu l'enquête plus efficace ? Pour quelles raisons une investigation réussit-elle alors qu'une autre échoue ? Les taux de solution ont-ils une incidence sur les taux de criminalité ? Que faut-il savoir sur le droit de l'enquête ? Les auteurs répondent à ces questions en s'appuyant sur des cas réels d'agressions sexuelles, de fraudes, d'homicides, d'introductions par effraction et d'incendies criminels. Ils prennent aussi appui sur des connaissances scientifiques et juridiques, livrant avec cet ouvrage un état des lieux inédit et précieux.