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Car
Crews Harry
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070746330
Qui n'éprouve, un jour ou l'autre, la tentation de s'approprier complètement ce qu'il aime, non seulement par désir de possession intime, mais par besoin de communier et de s'identifier avec l'objet aimé ? Tel est le cas d'Herman Mack, fils du propriétaire d'un cimetière de voitures. Son originalité, toutefois, c'est d'être amoureux non d'une femme mais d'une automobile, une Ford dernier modèle. Aussi est-il à peine paradoxal de dire que Car est avant tout un roman d'amour, l'histoire de la relation passionnelle entre un homme et sa voiture, symbole de toutes les voitures d'Amérique. Et Herman, pour se l'approprier, se mettra à manger sa Ford, morceau par morceau, il ne se nourrira plus d'autre chose que de métal fondu, de bouts de moteur et de pneus. Le plus drôle, c'est qu'il deviendra ainsi le héros d'un one man show encore jamais vu : pour trois cents dollars par semaine - et pour la gloire ! -, il se saturera de ferraille devant des milliers de téléspectateurs. La voiture n'est-elle pas un objet de culte, ou même ce dieu tout-puissant, adoré et redouté, devant lequel se vautre l'Amérique tout entière ? Mais la mort plane sur ce roman, comme elle plane sur les routes : le dieu-voiture ne cesse de prélever sa dîme parmi ses adorateurs. C'est donc une parabole, une fable cruelle que nous livre Harry Crews. Ce pseudo-roman d'amour est en fait une satire implacable de l'Amérique, modèle de la société de consommation. Sa verve truculente, son humour noir et sarcastique, son refus des tabous contribuent à faire de Car à la fois un pamphlet virulent et un plaidoyer pour le retour de l'homme au bon sens et à la nature.
Ce livre est le récit inoubliable des premières années d'Harry Crews. Il naît en pleine Grande Dépression, dans une misérable baraque de paysan au sud de la Géorgie. Mais si Bacon County est une région au sol aride et aux vendettas sanglantes, c'est aussi un lieu magique où les serpents parlent, où les oiseaux peuvent s'emparer de l'âme d'un enfant, où les prédicateurs et les sorcières gardent fantômes et démons à portée de main. C'est surtout une terre d'hommes et de femmes pour qui la solidarité n'est pas un vain mot et le respect du soleil et de la pluie l'essence même de l'existence. À la fois choquant, attendrissant et drôle, "Des mules et des hommes" raconte les débuts d'un écrivain dans un monde où "survivre est suffisant comme triomphe". Biographie de l'auteur Harry Crews est né en Géorgie en 1935. Engagé à dix-sept ans dans les Marines, il s'inscrit à l'université de Floride à son retour en 1956. Après deux années d'études, il abandonne, pour une Triumph et un long périple de dix-huit mois durant lesquels il sera barman. cuisinier; il fera de la prison dans une petite ville du Wyoming, se fera tabasser par un Indien unijambiste dans le Montana, partagera un temps la vie des "freaks" et croisera une faune hors du commun qui peuplera ensuite ses romans. De retour en Floride, il reprend ses études et se consacre à l'écriture. Il publie son premier roman, "Le Chanteur de Gospel", en 1968. Depuis, il a publié une vingtaine d'ouvrages, notamment des romans, dont l'action se situe dans le sud des États-Unis, des nouvelles et des essais. Il a également collaboré à de nombreux journaux, comme "Play Boy" et "Esquire", et enseigné jusqu'en 1997. Son oeuvre, abondante et variée, révèle un auteur atypique, particulièrement attachant, qui s'ingénie à prendre à contre-pied l'apparente normalité des choses pour fustiger la bêtise. Il s'est imposé, dans la plus grande discrétion, comme l'un des plus grands écrivains américains de romans noirs.
Résumé : Que faire quand on est un boxeur doté d'un punch à devenir champion du monde, mais d'une " mâchoire en verre " qui vous fait mordre le tapis à la moindre caresse ? La réponse de Crews est simple : on devient un phénomène de foire qui se met K.O. tout seul dans les boîtes underground de La Nouvelle-Orléans. Mais le jour où Eugene Talmadge Biggs en a marre de jouer les Knockout Artists, il vaut mieux dégager le ring... tout le ring.
Marvin Molar aurait de quoi l'avoir mauvaise. Il a le buste puissant et des bras qui mesurent cinquante centimètres de circonférence, mais il ne pèse guère plus de cinquante kilos. C'est que Marvin Molar n'a pour ainsi dire pas de jambes, juste deux petites cuisses de grenouille qu'il attache généralement à ses fesses. Marvin Molar est aussi muet de naissance, sourd par accident, et ses parents l'ont abandonné à l'âge de trois ans. Il vit au Fireman's Gym avec Al Molarski, le vieil homme fort qui l'a recueilli, au milieu d'une famille de défectueux divers. Tout cela n'empêche nullement Marvin Molar d'être un champion de l'équilibre et de tenir le monde au bout de son doigt. Contrairement aux défectueux ou tarés culturistes qui fréquentent le Fireman's Gym, Hester, la copine de Marvin Molar, " n'a pas été oubliée le jour de la distribution ". Il ne lui manque rien, tout est au bon endroit. Sauf peut-être le cœur. Enfin, non. Hester a du cœur, mais elle s'ennuie très vite. Hester aime bien détruire les équilibres et changer les habitudes, ce qui lui change les idées. C'est ce qui arrive quand elle vient un jour habiter au Fireman's Gym avec Al Molarski, Marvin Molar et deux boxeurs sonnés nommés Pete et Leroy. La Malédiction du gitan est le plus fou des romans d'Harry Crews (l'auteur de Car, l'histoire d'un homme qui mange une Ford Maverick en pièces détachées) - comme si Freaks, Le Charlatan et Stay Hungry avaient été revus et corrigés par Francis Bacon.
Résumé : Au lieu de se joindre à sa famille pour pleurer la mort de son neveu, George Gattling se consacre compulsivement à la capture, au dressage et à l'entraînement d'un faucon... Que dire de plus de cette ?uvre aussi lumineuse que mystérieuse ? Que le petit monde gothique et déjanté d'Harry Crews est à nouveau rassemblé dans un petit bled du Sud et que c'est sur la mort qu'il se penche une nouvelle fois.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.