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Les Français de l'an 40. Tome 1, La guerre oui ou non ?
Crémieux-Brilhac Jean-Louis
GALLIMARD
29,40 €
Épuisé
EAN :9782070718979
1940 reste le grand traumatisme de la France contemporaine et son " refoulé " majeur. Il aura, somme toute, fallu cinquante ans pour que ce drame de la conscience nationale remonte à la surface de l'histoire et que revivent, par la plume d'un témoin et d'un acteur qui s'est fait historien, cet autre chagrin et cette autre pitié. Non pas seulement au niveau des engrenages de chancelleries, des secrets de cabinets ministériels, des combinaisons d'Etat-Major, mais à travers les passions et les désarrois des Françaises et des Français. Nul n'était mieux placé que Jean-Louis Crémieux-Brilhac pour écrire cette vaste fresque en un style simple, savant et vivant. Mobilisé à vingt ans comme aspirant d'infanterie, secrétaire à Londres du Comité de propagande de la France libre, il appartient à la génération qui a vécu de plein fouet l'effondrement de la France. Collaborateur de Mendès France, longtemps directeur de la Documentation française et conseiller d'Etat, il n'a jamais cessé de s'interroger sur le raisons de cette " étrange défaite ". Sur le tard, il a repris tous les dossiers, plongé dans les archives françaises et étrangères, profit des papiers inédits (Daladier, Flandin, Monzie, Dautry, Déat), traversé les rapports de police, correspondances, écoutes téléphoniques, pour répondre aux questions clés : la France était-elle, moralement et matériellement, prête à la guerre ? Où et à quel: niveaux se situent les responsabilités de la défaite ? Le premier volume brosse le tableau des mentalités de guerre sur fond des années trente, du Front populaire et de Munich : les divisions de l'opinion devant l'Allemagne nazie, les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement et qui, mal remise de la saignée de la Grande Guerre ,affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée de xénophobie et d'antisémitisme, se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la " drôle de guerre ". Le second volume scrute attentivement les deux fronts dont dépendait le sort du pays : industriel et militaire. Qui incriminer, si, en mai 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée la stratégie et la tactique inadaptées, le moral incertain et l'esprit d'offensive mal soutenu ?L'auteur met en lumière - autres apports de l'ouvrage - le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry; comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas.
Écrire l'histoire de la France Libre, c'est, d'abord, patiemment tisser autour de De Gaulle et de son combat la toile d'une aventure collective faite d'un réseau complexe de microsociétés, mais aussi d'une multitude d'exploits et de sacrifices individuels - depuis Carlton Gardens et Camberley en Angleterre, depuis les combattants d'Afrique ou du Levant jusqu'aux agents de l'ombre parachutés, en passant par les comités français dispersés dans le monde. Ces petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, sont unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté. Écrire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer, en même temps que l'essor d'une mystique, la création d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l'Empire ; d'un organisme qui très vite devint politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la Résistance intérieure, les lendemains de la Libération. Ce premier volume couvre la période de l'appel du 18 Juin à mai 1943.
Faire l'histoire de la France Libre, c'est, d'abord, patiemment tisser autour de De Gaulle, autour de son combat, la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits et de sacrifices individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés; depuis Carlton Gardens et Camberley en Angleterre, depuis les combattants d'Afrique ou du Levant jusqu'aux agents parachutés de l'ombre, en passant par les comités français dispersés dans le monde. Petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, mais unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté. Faire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer, en même temps que l'essor d'une mystique, la création d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l'Empire; d'un organisme qui très vite devient politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la Résistance intérieure, les lendemains de la libération. Ce premier volume couvre la période de l'appel du 18 Juin 1940 à mai 1943.
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Faire l'histoire de la France Libre, c'est, patiemment tisser autour de De Gaulle la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés. Mais faire l'histoire de la France Libre n'est pas seulement en restituer l'esprit. C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes et ne négliger aucune des lourdes questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à "être la France" tant vis-à-vis de Pétain que des alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national. Faire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer pas à pas l'autocréation continue et à peu près ignorée d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, d'un organisme vite politique qui reconstitue bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, préparant avec ou contre la Résistance intérieure l'après-Libération. Faire l'histoire de la France Libre, c'est encore et surtout revenir sur le rôle de ce grand homme dans cette histoire, non pour détruire la légende, mais pour lui imposer les rectifications du savoir et faire apparaître un de Gaulle assez différent, plus réaliste, plus calculateur, plus visionnaire ; c'est mieux comprendre ce dont les Français libérés lui furent redevables.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.