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La France libre. Tome 2
Crémieux-Brilhac Jean-Louis
FOLIO
14,50 €
Épuisé
EAN :9782070419791
Faire l'histoire de la France Libre, c'est, patiemment tisser autour de De Gaulle la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés.Mais faire l'histoire de la France Libre n'est pas seulement en restituer l'esprit. C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes et ne négliger aucune des lourdes questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à «être la France» tant vis-à-vis de Pétain que des alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national.Faire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer pas à pas l'autocréation continue et à peu près ignorée d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, d'un organisme vite politique qui reconstitue bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, préparant avec ou contre la Résistance intérieure l'après-Libération.Faire l'histoire de la France Libre, c'est encore et surtout revenir sur le rôle de ce grand homme dans cette histoire, non pour détruire la légende, mais pour lui imposer les rectifications du savoir et faire apparaître un de Gaulle assez différent, plus réaliste, plus calculateur, plus visionnaire ; c'est mieux comprendre ce dont les Français libérés lui furent redevables.
Histoire des mentalités, le premier volume, La guerre, oui ou non, brosse le tableau d'une opinion publique divisée devant l'Allemagne nazie et évoque les incertitudes d'une nation anémiée physiquement et moralement. Mal remise de la saignée de la Grande Guerre, affaiblie par des années de médiocre politique, écartelée entre la crainte du communisme et la tentation fasciste, rongée par la xénophobie et l'antisémitisme, la France se réfugie dans l'attentisme pour se lancer finalement au combat, à l'avant-garde des démocraties, à travers l'épreuve douteuse de la "drôle de guerre". A travers une étude novatrice de l'histoire industrielle et militaire, le second volume rappelle que le sort du pays dépendait largement des Ouvriers et soldats. Qui incriminer si, en 1940, l'armement était incomplet, l'aviation insuffisante, la mécanisation manquée, la stratégie et la tactique inadaptées et le moral incertain ? L'auteur met en lumière le formidable effort de guerre entrepris à partir de septembre 1939 par le ministre de l'Armement Raoul Dautry, comme il montre, des Ardennes à la mer, le sursaut final des combattants de mai-juin 1940. Mais dans les deux cas, trop tard. L'histoire n'attend pas...
Faire l'histoire de la France Libre, c'est, d'abord, patiemment tisser autour de De Gaulle, autour de son combat, la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits et de sacrifices individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés; depuis Carlton Gardens et Camberley en Angleterre, depuis les combattants d'Afrique ou du Levant jusqu'aux agents parachutés de l'ombre, en passant par les comités français dispersés dans le monde. Petits groupes isolés, clos sur eux-mêmes, mais unis par le même refus et la même passion, rassemblés dans la même volonté de liberté. Faire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer, en même temps que l'essor d'une mystique, la création d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, gérant peu à peu tous les territoires de l'Empire; d'un organisme qui très vite devient politique afin de reconstituer bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, et préparer, avec ou contre la Résistance intérieure, les lendemains de la libération. Ce premier volume couvre la période de l'appel du 18 Juin 1940 à mai 1943.
Réagissant à la déroute française de 1940 et à la demande d'armistice du maréchal Pétain, le général de Gaulle lance sur les ondes de la BBC l'Appel du 18 juin. Ce discours et d'autres qui suivent au mois de juin, exhortent le peuple français à poursuivre la lutte et résister à l'ennemi. Il constitue l'événement fondateur de la France Libre. Mais qui connaissait de Gaulle à cette époque? Comment le symbole qu'il est devenu s'est-il formé? Nul n'était mieux placé que Jean-Louis Crémieux Brilhac, compagnon de la libération, pour expliquer le contexte et la portée de cet acte. Secrétaire à Londres du Comité de propagande de la France Libre, il a vécu ces années en acteur avant de devenir le grand historien de cette période. "Symbole du refus de la soumission (...) le 18 juin 1940 est à juste titre dans la mémoire des Français une des grandes dates, la dernière grande date à ce jour, de notre histoire nationale." J-L Crémieux-Brilhac.
Faire l'histoire de la France Libre, c'est, patiemment tisser autour de De Gaulle la toile d'une aventure collective faite d'une multitude d'exploits individuels, mais aussi d'un réseau complexe de microsociétés. Mais faire l'histoire de la France Libre n'est pas seulement en restituer l'esprit. C'est en distinguer les composantes et les époques, en reconstituer les multiples facettes et ne négliger aucune des lourdes questions qu'elle soulève : son rôle et son poids dans un conflit planétaire, sa légitimité à "être la France" tant vis-à-vis de Pétain que des alliés, sa stratégie vis-à-vis de l'intérieur, sa capacité d'anticiper l'avenir national. Faire l'histoire de la France Libre, c'est aussi retracer pas à pas l'autocréation continue et à peu près ignorée d'une organisation d'abord militaire et morale, puis administrative et financière, d'un organisme vite politique qui reconstitue bribe à bribe la souveraineté nationale et la légalité républicaine, préparant avec ou contre la Résistance intérieure l'après-Libération. Faire l'histoire de la France Libre, c'est encore et surtout revenir sur le rôle de ce grand homme dans cette histoire, non pour détruire la légende, mais pour lui imposer les rectifications du savoir et faire apparaître un de Gaulle assez différent, plus réaliste, plus calculateur, plus visionnaire ; c'est mieux comprendre ce dont les Français libérés lui furent redevables.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»