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Poussin pour mémoire. Bonnefoy, du Bouchet, Char, Jaccottet, Simon
Créac'h Martine
PU VINCENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782842921521
Premier artiste à réclamer une lecture de ses toiles, auteur de multiples écrits sur l'art, peintre philosophe pour la postérité, Nicolas Poussin laisse une ?uvre considérée comme le paradigme d'une peinture offerte au discours : invitant ainsi le spectateur à retrouver, pour chaque tableau, le texte sous-jacent qui l'explique, dans une parfaite complémentarité du pictural et du verbal. L'intérêt constant des écrivains pour cette ?uvre a semblé confirmer ces assignations initiales. La redécouverte de l'art de Poussin, dans la seconde moitié du XXe siècle, ébranle de telles évidences. Si des poètes comme Yves Bonnefoy, André du Bouchet, René Char et Philippe Jaccottet, et un romancier, Claude Simon, se tournent vers cette ?uvre intempestive, ils ne sont pourtant pas nostalgiques d'une figuration qui déclencherait d'emblée le discours littéraire. Prélevant sur les toiles du maître classique des fragments de textes ou de figures, leurs poétiques singulières suscitent des traces qui font vaciller les discours interprétatifs ; elles inventent de nouvelles écritures pour dire le visible, des théories de l'art pour le présent. Contre les légendes d'un Poussin et plus largement d'un art figuratif transparents, il faut rendre à la peinture sa réserve, au double sens pictural et verbal qu'autorise le terme : garder en blanc, ce qui veut dire aussi préserver une mémoire pour l'avenir.
Bienvenue dans une grande aventure en images et en musique à l'Opéra, où Louis, le petit preneur de son, doit assister à une représentation exceptionnelle de Carmen devant le roi et la reine d'Espagne. Mais voilà que le fantôme de l'oeuvre, une madre géante, a perdu ses personnages? Vite, il faut les retrouver pour la répétition ! Au fur et à mesure d'une quête pleine de fougue et de rebondissements - avec chevaux, danseuses et même un taureau sur scène ! - Louis va ainsi découvrir toute l'histoire de Carmen, et entendre au passage ses grands airs si entrainants. C'est drôle, enlevé, de qualité?et populaire : comme cet opéra exaltant !
Résumé : Cet essai ouvre une perspective originale en ce qu'il croise les rapports entre la littérature au XXe siècle et les oeuvres picturales du passé afin d'en dégager les effets différés. Différence dans les temps, autant que différence dans les pratiques ; mais ces différences et leur mise en rapport ne s'observent pas selon une fantaisie qui viendrait brouiller leur temps respectif, comme leur pratique respective. L'imparfait de l'art prend en effet soin de replacer les oeuvres dans leur contexte, tout comme il reconnaît la spécificité pratique - et donc les enjeux - dont relèvent les deux formes d'art ici conjuguées. Cette mise en perspective crée de facto une distance permettant d'interroger à nouveaux frais la réception des oeuvres plastiques par la poésie, la pensée de la poésie sur ces oeuvres et, partant, l'expérience esthétique elle-même. Car suivre cette pensée orientée par la peinture et le dessin mène non seulement à une compréhension affûtée de la poétique propre à des auteurs tels qu'Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Francis Ponge ou encore André du Bouchet, mais propose également une méditation sur le parcours esthétique qui va de la sensation à l'expression. Ainsi, la pensée poétique, éclairée par les lumières conjointes de l'histoire de l'art et des idées, de la critique littéraire et de l'esthétique philosophique, permet de redéfinir le cadre et les particularités de l'expérience esthétique. Cette approche de l'art par le biais d'une définition d'une véritable pensée poétique (qui ne soit pas celle du critique de métier ou du théoricien) renoue avec une conception "sensible" de l'art, en rupture avec le discours dominant de la moitié et fin du XXe siècle qui a "intellectualisé", "lettrisé" ou encore "conceptualisé" l'expérience artistique. Le détour par le passé a permis à certains poètes de se détacher des théories de leur époque et d'interroger par cette mise à distance leur pratique autant que celles des artistes qui leur étaient contemporains, et suscite à Martine Créac'h une série de pistes passionnantes sur la réception de l'art au XXIe siècle, que ce dernier soit contemporain ou passé.
Pour savoir comment les diverses populations tchadiennes parvenaient à subsister, l'auteur a parcouru "le cahier de notes en mains, tantôt en camion-automobile, tantôt et surtout à dos de chameau, à cheval et même à pied, une zone qui s'étend entre le 11e et le 14e parallèle nord et du 14e au 19e méridien est". Techniques de culture et de récolte, inventaire des espèces de mils et autres cultures vivrières, appoint salvateur en cas de disette des végétaux cueillis en brousse, produits de l'élevage, chasse, pêche, apiculture, eau et boissons, huiles, sels et condiments, etc., ont ainsi été étudiés de façon détaillée. Une importante partie du texte est réservée à l'élaboration des préparations culinaires et met en relief l'équilibre nutritionnel des repas traditionnels. De nombreux croquis de l'auteur, des résultats d'analyses et des cartes agrémentent ce large exposé qui fut honoré d'un prix du ministère des Colonies et d'un prix de Thèse.
En 1969, en réaction à la rétrospective Giacometti au musée de l'Orangerie à Paris, le poète André du Bouchet, dont on célèbre le centenaire de la naissance en 2024, publie un texte intitulé "...tournant au plus vite le dos au fatras de l'art". Curieuse façon de prendre ses distances avec "l'art" pour un poète qui, avec constance, garda ses distances avec le "fatras" du monde. Cet essai propose de rendre compte de cet écart, pour comprendre l'approche des oeuvres de ses contemporains : Geneviève Asse, Miklos Bokor, Alberto Giacometti, Jean Hélion, Jack Ottaviano, Jean-Paul Riopelle, Nicolas de Staël, Pierre Tal Coat et Bram Van Velde, mais aussi celle des peintres du passé Courbet, Poussin ou Seghers notamment. Après la publication en 2017 des Ecrits sur l'art d'André du Bouchet, il constitue la première étude globale sur la façon très originale dont le poète envisage une approche des oeuvres qui ne serait pas une critique d'art. Elle remontera aux années de formation américaines d'André du Bouchet pour mesurer l'importance du lien entre l'art et la vie qui constitue le fil conducteur de cet essai.