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Les derniers libertins
Craveri Benedetta ; Vittoz Dominique
FLAMMARION
26,00 €
Épuisé
EAN :9782081249318
Ceci n'est pas un livre d'histoire, et pourtant tout y est avéré. C'est le roman vrai des derniers feux de la monarchie, la chronique d'une civilisation au raffinement inégalé, et que 1789 emportera à jamais. Le roman vrai de sept destins, chacun emblématique et unique à la fois. Des aristocrates de haut lignage, dotés des vertus dont tout noble doit s'enorgueillir : fierté, courage, raffinement, culture, esprit, art de plaire. Ils se connaissent, sont cousins ou rivaux, libertins dans une société où l'on veut aimer à sa guise, puisque le mariage y est de convenance. Maîtresses officielles ou secrètes, liaisons épistolaires et enflammées, dépit, faveur, puis disgrâce... Jamais l'art de conquérir ne fut porté à cette incandescence. Chacun d'eux, en même temps, veut se forger un destin. Prétendant aux plus hautes fonctions au service du Roi, ils devront composer avec la cour où les alliances se font et se défont au gré d'intrigues savantes et souvent cruelles. On croisera Talleyrand, Laclos, Marie-Antoinette dans la légèreté de ses vingt ans, les chroniques savoureuses du prince de Ligne ou de la comtesse de Boigne, les billets, les poèmes que cette élite lettrée et cosmopolite s'échange à chaque heure du jour. Ils sont aussi les enfants des Lumières, et accueillent avec d'autant plus d'intérêt les idées nouvelles qu'ils croient possible de les concilier avec leurs propres privilèges. Mais la Révolution balayera cet espoir. Certains prendront les armes, d'autres le chemin de l'exil ; ce sera la ruine, la guillotine pour deux d'entre eux. Pour tous, la fin d'un monde. Avec une plume enjouée et complice qui rappelle les meilleurs mémorialistes, Benedetta Craveri a composé ici un magnifique hommage à cette génération perdue qui incarna, plus qu'aucune autre, une certaine douceur de vivre.
Cet essai, qui éclaire d'un jour nouveau la personnalité et le rôle capital joué par Mme du Deffand dans la vie sociale et culturelle du XVIIIème siècle, est à plusieurs égards remarquable. Tout d'abord, il illustre le caractère et le comportement de cette femme libertine, intelligente, douée d'une lucidité destructrice, rongée par un ennui obsédant. Inclinant au cynisme et à la dissimulation par méfiance à l'égard des hommes et par peur d'être déçue dans ses amitiés et blessée dans ses sentiments, elle attendit d'être vieille et aveugle pour éprouver une passion violente et avouée pour le jeune écrivain anglais Horace Walpole. Mais l'auteur va bien au-delà de la simple biographie en faisant revivre le monde des philosophes et des Lumières autour des figures privilégiées de Voltaire et de d'Alembert, univers complexe, fête de l'intelligence, du goût et des sens, où peu à peu se dessine une vision nouvelle de la réalité, lourde de conséquences. Enfin, en exploitant habilement la riche et superbe correspondance de la marquise, et en choisissant de la citer généreusement, Benedetta Craveri ajoute à la solidité de l'entreprise le charme et la séduction d'une excellente anthologie.
Dans ce bref récit publié pour la première fois en 1753, c'est la beauté du lieu qui devient instrument de persuasion érotique. La jeune femme, qui a résisté à toutes les entreprises d'un séducteur éprouvé, lui tombe dans les bras, subjuguée par l'élégance voluptueuse de la " petite maison " qu'elle a accepté de visiter. Les protagonistes sont des silhouettes à peine ébauchées qui finissent par n'être que les voix d'une chamaillerie amoureuse où les raisons de la vanité l'emportent sur celles du cœur. À l'inverse, la petite maison qui leur sert de théâtre prend corps et réalité au fil du récit et nous offre un délicieux musée des Arts décoratifs en miniature
A la Renaissance, une profonde mutation s'opère au sein de la société française et fait prévaloir une nouvelle conception de la famille, considérée désormais comme le fondement de l'État. Privées de statut juridique propre et de liberté, les femmes doivent alors se soumettre à l'autorité de l'homme - comme la noblesse doit se soumettre au roi. Si elles veulent assumer une charge ou disposer d'un bien, ces femmes, qu'elles soient fille, épouse ou veuve, se voient contraintes de demander l'autorisation d'un parent mâle.Au cours des siècles suivants, cette situation évolue peu. Cependant, des femmes parviennent à s'imposer dans cette société d'hommes, et à faire de leur condition d'infériorité un atout. Fortes de leurs ambitions, de leur intelligence et de leur beauté, c'est souvent en profitant de la faiblesse masculine, qu'elles se glissent dans les rouages, sans être broyées. Si elles ne peuvent assumer le pouvoir en leur nom, leurs destinées sont parfois spectaculaires. De Diane de Poitiers à Marie-Antoinette, en passant par Catherine de Médicis, la reine Margot, Gabrielle d'Estrées, Madame de Maintenon ou la marquise de Pompadour, la liste des femmes exceptionnelles sous l'Ancien Régime est longue, et Benedetta Craveri raconte ici avec brio l'histoire de ces reines et favorites qui ont su prendre leur place dans l'Histoire. Biographie de l'auteur Benedetta Craveri, professeur d'université en Italie, spécialiste de la civilisation française des XVIIe et XVIIIe siècles, est l'auteur notamment de Madame du Deffand et son monde (1987, Prix du meilleur livre étranger) et L'âge de la conversation (2002).
Craveri Benedetta ; Zavriew Sibylle ; Fumaroli Mar
Résumé : Madame du Deffand, la figure la plus énigmatique du XVIIIe siècle français... Qui est donc cette femme qui a tenu la dragée haute à Voltaire ? D où lui vient cette fantastique autorité ? Comment, sans avoir publié une ligne, sans avoir porté l un des grands noms de France, sans avoir joué le moindre rôle politique ou diplomatique, sans avoir même disposé d autres revenus qu une maigre pension, sans autre attrait ni savoir que ce qu on appelait alors " l esprit ", comment a-t-elle pu devenir de son vivant une telle légende et être considérée par la postérité comme une de nos meilleures " classiques " ainsi Marc Fumaroli résume-t-il la question qui sous-tend la formidable enquête de Benedetta Craveri. Exploitant la riche correspondance de la marquise, l auteure fait revivre l âge d or des Salons, ce monde des philosophes et des Lumières où allaient lever tant d idées neuves. Mais surtout, ce portrait au long cours nous attache à une figure exceptionnelle : libertine au temps du Régent, interlocutrice privilégiée de Voltaire, esprit brillant et doué d une lucidité destructrice, qui attendit d être âgée et aveugle pour éprouver une violente passion pour Horace Walpole de vingt ans son cadet. Madame du Deffand et son monde a été publié pour la première fois en 1982. Il a reçu le prix Viareggio du premier essai et le prix du Meilleur livre étranger. Il est ici réédité dans une version révisée et augmentée.