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Les Hamadcha. Une étude d'ethnopsychiatrie marocaine
Crapanzano Vincent
EMPECHEURS
15,20 €
Épuisé
EAN :9782843240836
En quelques minutes, il fut plongé dans une profonde transe de " claquements " : sa bouche s'ouvrait et se fermait à une vitesse très au-delà des possibilités du comportement volontaire. Sa tête était rejetée loin en arrière, ses yeux exorbités. Il errait, désorienté, dans le centre du cercle. A ce moment-là, les ghiyyata modifièrent légèrement l'air qu'ils jouaient, et il fut immédiatement " attiré " vers eux. Il dansait devant eux, dos au public, d'une manière plus proche de la danse des femmes que de celle des hommes. Il paraissait plus fermé sur lui-même que les autres danseurs, plus séparé du public que les autres participants. Soudain, il se mit à se frapper la tête avec ce qui semblait être ses poings mais qui était, en fait, deux couteaux de poche, un dans chaque main. La femme à côté de moi chuchota : " Aïcha, Aïcha Qandicha ". Il se tailladait la tête de plus en plus vite (la musique paraissait également avoir accéléré), jusqu'à ce que le sang se mêle à ses longues boucles et qu'il en soit strié par-devant comme par-derrière. Beaucoup d'hommes et de femmes le regardaient avec calme, mais l'agitation et l'excitation croissaient parmi les enfants du public. Plus d'une mère souleva son bébé dans ses bras pour qu'il voie l'homme se taillader. " Les Hamadcha sont membres d'un ordre (ou confrérie) religieux relativement organisé, qui fait remonter son héritage spirituel à deux saints marocains de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, Sidi Ali ben Hamduch et Sidi Ahmed Dghughi. En dépit d'une certaine célébrité due à ce qu'ils se tailladent la tête et ont d'autres pratiques d'auto mutilation, les Hamadcha, comparés aux autres confréries, n'ont fait l'objet que de peu d'études, ethnographiques ou autres. Cela est sans doute moins dû à une réserve ou à un manque de coopération de leur part qu'à leur insignifiance politique et au fait qu'ils ont été éclipsés par des confréries plus importantes et plus spectaculaires.
Ce livre est un chemin initiatique l'auteur à travers ces pages, nous apprend les sources de la Merkaba et nous enseigne comment l'aider à transformer notre corps et notre esprit. Avec le "Mode d'Emplois" il nous enseigne comment utiliser la Merkabah dans notre vie quotidienne , comment s'auto-soigner et soigner notre environnement que ce soit autrui, les animaux , les plantes , et charger ou purifier les minéraux. les minéraux. . Nous apprenons qui était Thot Hermés, en cheminant à travers l'Arbre de Vie et le Tarot. et une approche de la Kabbale, avec l'enseignement d'un rituel de protection. C'est un livre à garder à lire et à relire...
Dans cette chronique obsédante, de domination et d?irresponsabilité, de traîtrise et d?abandon,d?ostracisme et d?exil, de racisme et d?humiliation, Vincent Crapanzano se penche sur l?histoire dece quart de million de supplétifs algériens qui ont combattu aux côtés des Français dans différentesunités durant la guerre d?Algérie.Après l?indépendance, en 1962, ils furent pour la plupart désarmés et renvoyés dans leur village parleurs officiers. Dénoncés comme traîtres par les Algériens, trahis par les Français, beaucoup d?entreeux furent emprisonnés, sauvagement torturés et exécutés sous les yeux de l?armée française quiavait consigne de ne pas intervenir. L?estimation du nombre de victimes varie de 150 000 selon lesHarkis à 75 000 à 100 000 selon les Algériens.Les quelque 40 000 d?entre eux qui réussirent à fuir l?Algérie furent cantonnés dans des villagesisolés et dans des camps, parfois pendant seize ans. Selon l?auteur, les Harkis y sont devenus unepopulation à part: ghettoïsée par la France (et l?Algérie) mais aussi emmurée dans le silence. Lesenfants de Harkis souffrent de cette double blessure: celle qu?ils ont eux-mêmes endurée et celleproduite par le silence de leurs pères.Plus qu?un simple retour sur le sinistre passé des Harkis et leur difficile présent, cette enquêteethnographique nourrit une puissante réflexion sur la façon dont les enfants portent la responsabilitédes choix de leurs parents, dont l?identité personnelle est façonnée par les forces impersonnelles del?histoire et dont la violence elle-même s?insinue dans chaque aspect de la vie humaine.
L'histoire du Reiki de perd dans le temps, il est évident que le moine bouddhiste Mikao Usui, avec toute sa valeur spirituelle a réhabilité et transmis cette forme de guérison pour soi-même pour les autres et pour tout votre environnement. Au commencement il s'agissait d'une ouverture du "soi" à travers une initiation. Le Reiki est un enseignement spirituel bien antérieur à Mikao Usui et au bouddhisme, cherchant a ouvrir la source qui est en vous et qui attend de votre part une prise de conscience de cette force latente en vous est qui est prête a être utilisée de nouveau. Comme je l'ai dit lors de mes séminaires : "Je n'ai rien à vous apprendre car vous savez tout... Mais vous ne savez pas que vous savez tout ! ". . Rappelez vous , nous avons en nous une étincelle divine prête à s'enflammer si nous lui en donnons la possibilité. . En 2019 cela fera 35 ans que j'enseigne le Reiki . En 1999 j'ai fondé le " Reiki Rosaire d'Or".
Pour trouver son animal totem lors de différentes expériences en état modifié de conscience il y a plusieurs moyens la méditation, l'hypnose, le Reiki, la visualisation, la sophrologie. Mais de toute évidence la méditation et des du tambours sera de toute façon le meilleur moyen. Lorsque vous trouverez en état second lorsque commencera le voyage chacun pourra expérimenter différemment ses perceptions. Soit visuel d'autres par des sensations corporelles auditives ou encore perception de certaines hauteurs. Contacter son animal de pouvoir permet de comprendre les messages et symboliques qui peuvent s'inscrire dans notre vie... Par cette méthode nous allons acquérir une sensibilité pour puiser de la force et savoir à qui nous pouvons nous connecter lorsque nous en ressentons le besoin quelque part ils peuvent ressembler à nos anges gardien que nous pouvons appeler dans des situations critiques ou difficiles
Depuis la terrible expérience du confinement, les Etats comme les individus cherchent tous comment se déconfiner, en espérant revenir aussi vite que possible au " monde d'avant " grâce à une " reprise " aussi rapide que possible. Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de cette épreuve, en tout cas pour le bénéfice de ceux que l'on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là se doutent qu'ils ne se déconfineront pas, d'autant que la crise sanitaire s'encastre dans une autre crise bien plus grave, celle imposée par le Nouveau Régime Climatique. Si nous en étions capables, l'apprentissage du confinement serait une chance à saisir : celle de comprendre enfin où nous habitons, dans quelle terre nous allons pouvoir enfin nous envelopper - ; à défaut de nous développer à l'ancienne ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent, Où atterrir ? A Comment s'orienter en politique. Après avoir atterri, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter et retrouvent le goût de la liberté et de l'émancipation mais autrement situées. Tel est l'objet de cet essai sous forme de courts chapitres dont chacun explore une figure possible de cette métaphysique du déconfinement à laquelle nous oblige l'étrange époque où nous vivons.
Hustak Carla ; Myers Natasha ; Pignarre Philippe ;
On connaît Darwin comme fondateur de la théorie de l'évolution. Ce que l'on sait moins, c'est que la grande passion de sa vie a été l'étude des orchidées dont il possédait une extraordinaire collection. Il s'est particulièrement intéressé à leur fécondation par des insectes. Sans les guêpes, y aurait-il encore des orchidées ? Ces dernières ont développé des "stratagèmes" pour attirer les guêpes mâles et les séduire. Les guêpes ne se contentent pas de transporter du pollen, elles font littéralement "jouir" les orchidées. Ces travaux viennent compléter la théorie de l'évolution par une théorie de "l'involution". Les branches de l'arbre de l'évolution viennent se croiser, se mêler. L'orchidée ne peut pas perdurer sans ses liens avec une autre espèce. Loin d'être un cas singulier, ce pourrait être la règle : les arbres et les champignons, les humains et les milliards de bactéries qui les peuplent... Cette nouvelle biologie, initiée par Lynn Margulis, s'oppose au "néodarwinisme", ou théorie du "gène égoïste", pour qui la "concurrence", et non la collaboration ou le lien, est le mécanisme de base. On sait comment cette théorie a essaimé, en particulier dans les sciences économiques, mais aussi en sociologie. La biologie de l'involution multiplie les découvertes. Les auteures poursuivent en présentant les travaux les plus récents sur le langage chimique des plantes, par exemple sur les plants de tabac... Une nouvelle biologie indispensable à l'heure du nouveau régime climatique qui exige que nous connaissions ce à quoi et par quoi nous sommes attachés.
Bird Rose Deborah ; Courtois-l'Heureux Fleur ; van
Comment résister à la peur et à l'impuissance que provoquent aujourd'hui les extinctions de masse dans la grande " famille des vivants " ? Deborah Bird Rose nous propose ici de penser, sentir et imaginer à partir d'un terrain concret et situé : les manières de vivre et de mourir avec les chiens sauvages d'Australie, les dingos, cibles d'une féroce tentative d'éradication. En apprenant des pratiques aborigènes, de leurs manières de se connecter aux autres vivants, elle active une puissance que la Raison occidentale a dévolue aux seuls humains : l'amour. Que devient cette capacité de répondre à l'autre, cette responsabilité, quand elle s'adresse à tous les terrestres ? En s'attachant à des bribes d'histoires logées dans nos grands récits moraux et philosophiques, elle fait sentir que le non-humain continue d'insister silencieusement et que cet appel, perçu par Lévinas dans les yeux d'un chien rencontré dans un camp de prisonniers en Allemagne nazie, n'en a pas fini de nous saisir et de nous transformer. Il s'agit de faire sentir et aimer la fragilité des mondes qui se font et se défont, au sein desquels des vivants hurlent contre l'inexorable faillite, tressent des chants inoubliables. Les faits parlent d'eux-mêmes, disent parfois les scientifiques de laboratoire. Ici, ils nous parlent.
Lowenhaupt Tsing Anna ; Pignarre Philippe ; Stenge
Anna Tsing parcourt les forêts tropicales indonésiennes ravagées par le capitalisme. L'affrontement suppose des alliances étonnantes entre indigènes habitant les forêts, ONG internationales et étudiants défenseurs de l'environnement. Ne nous laissons pas intimider par l'idée d'une globalisation invincible. C'est la friction avec une surface qui fait qu'une roue tourne ; envoyée en l'air, elle ne va nulle part. La friction de deux morceaux de bois produit de la chaleur et de la lumière ; un morceau de bois seul n'est qu'un morceau de bois. Sans friction, pas de mouvement, pas d'action, pas d'effet. Mettant en cause l'idée qui veut que la globalisation signifie le choc des cultures, l'anthropologue Anna Tsing fait de la friction une métaphore des multiples imbroglios socio-épistémiques qui font voyager partout dans le monde ce à quoi nous attribuons le pouvoir de globaliser ce monde. Tsing a parcouru les forêts tropicales indonésiennes où le capitalisme a redessiné les paysages en les transformant en zones-frontières où entrepreneurs légaux et illégaux s'emparent des terres des peuples indigènes, exploitant et détruisant sans vergogne toutes les ressources. En réaction, des mouvements environnementalistes ont pris la défense des forêts et des populations qui y vivent. L'affrontement mobilise des scientifiques, des opérateurs de la finance internationale, des idéaux d'émancipation ou de défense de la nature, comme aussi de prospérité par le développement. Mais cet affrontement ne traduit pas le heurt local d'enjeux valables partout. Ce qui anime les épargnants canadiens, les investisseurs des pays dits développés, les industries prédatrices, les experts des agences internationales, les anciens des villages de Bornéo, les étudiants de Djakarta amoureux de la nature, n'est ni local ni global mais toujours pris dans des reprises locales particulières de ce qui se présente comme cause globalement reconnue. Même ceux qui font alliance pour défendre la gestion communautaire des forêts le font pour des raisons différentes, souvent sur la base de malentendus. Mais ces malentendus sont justement parfois ce qui permet de gagner. Plutôt que de se laisser fasciner par le spectre d'une globalisation invincible, Anna Tsing appelle à une attention pragmatique à des collaborations engagées, situées, qui tirent leur force de références globales tout en les particularisant. Anna Tsing renouvelle les méthodes de l'ethnographie. Elle multiplie les modes d'approches qui permettent de saisir le rôle, fructueux ou désastreux, des différences culturelles dans le processus même de ce que l'on appelle trop facilement la globalisation. Elle nous offre un récit politique, ethnographique et poétique bouleversant.