Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
SNCF : de quoi sa modernisation est-elle le nom ?
Coux Pierre-Denis ; Ribeill Georges
SYLLEPSE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791039903134
La SNCF est chère au coeur de nos concitoyens et fait l'objet de débats souvent animés. Cependant, ils ne cessent de la critiquer, et il faut dire que les raisons d'être mécontents de la SNCF existent. Elle est en difficulté sur un grand nombre de fronts. Et pourtant, la modernisation de la SNCF est le leitmotiv des dirigeants et des gouvernements successifs depuis une trentaine d'années. Aujourd'hui, la SNCF est une société anonyme et le recrutement au statut a été supprimé. Les dysfonctionnements et les insatisfactions du public demeurent. Pourquoi ? Et si la prétendue "modernisation" recherchée avait échoué parce que les décideurs s'étaient trompés sur les objectifs et les méthodes ? C'est ce questionnement qui donne son titre à cet ouvrage. La thèse ici défendue est que cette modernisation est non seulement possible mais indispensable, en commençant par la remise à niveau du réseau. Mais la modernisation n'est pas que technique. Elle concerne aussi le mode de management de l'entreprise et sa gouvernance trop technocratique. Aujourd'hui, l'encadrement est fatigué par les mots d'ordre fluctuants et la primauté donnée au marketing plutôt qu'à la technique, ainsi que par les injonctions contradictoires qu'il doit gérer. A force de réformes inachevées mais allant toujours dans la même direction, les salariés dans leur ensemble ont perdu ce qui leur faisait aimer travailler à la SNCF. L'auteur plaide pour un changement de paradigme pour créer les conditions d'une mobilisation des cheminots analogue à celle vécue à la Libération, quand ils ont dû retrousser les manches pour contribuer à la reconstruction du pays. Le déclic aujourd'hui peut être l'urgence climatique. Pour enclencher un changement durable, il faut compléter les propos favorables au secteur ferroviaire par des investissements considérables. Mais ce n'est pas suffisant, il faut permettre aux cheminots et plus largement aux usagers d'être acteurs du changement en développant les modes de participation aux décisions, à tous les niveaux.
De l'aube mégalithique au Moyen Age, il y eut les premiers temps, d'une richesse exceptionnelle, et le nom Sancti Briaci apparut au grand jour. Puis, dans ce Saint-Briac aujourd'hui admiré comme l'un des plus beaux villages de Bretagne, sonna le temps des bâtisseurs, avec les premières maisons de pierre et d'ardoise groupées autour de l'église, les hameaux de caractère et les défenses côtières. Vinrent ensuite le temps des grands capitaines, le temps des peintres, des projets et des villégiatures. De père en fils, chacun venait et revenait au village, contribuant à ce qui fut appelé "l'heureuse fortune de Saint-Briac". Car c'est une évidence: dans les somptueuses villas comme dans les vieilles maisons de pêcheurs, il y a un bonheur de vivre à Saint-Briac. Il y a un coeur qui bat, nourri d'embruns et de vent, et dont témoigne Bernard de Coux, d'une plume magnifique, sereine et touchante...
Résumé : Jamais l'écrivain ne se lasse de marcher dans Saint-Briac, le village de son enfance, pour admirer, se souvenir et raconter. D'où un récit qui ressemble très vite à ses promenades, entraînant le lecteur à redécouvrir la grande et la petite histoire de Saint-Briac. La grande ? Celle d'un village qui conserve des traces du Néolithique et des époques celte et romaine. Celle d'un village qui a subi nombre d'invasions. Celle d'un village de marins, enfin, qui sut prendre le virage de la plaisance pour abriter aujourd'hui un port avec 750 mouillages. C'est alors que la grande histoire rejoint la petite histoire, car Bernard de Coux rappelle tous les débats, quelquefois cocasses, qui ont permis la transformation progressive du village. Ainsi conte-t-il l'aventure de la place centrale du bourg, du château du Nessay, des plages et de la Garde Guérin, hauts lieux de la vie balnéaire.
Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste. Sont ainsi examinées en premier lieu les différentes formations d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer. Les avantages respectifs dont ces formations en ont tiré parti renvoient à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent. La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France. Sont ensuite mis en relief le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des formations d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne. Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la "cour des grands". L'ouvrage examine enfin les principales formations sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et de se développer selon leur logique propre. Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit d'atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.
Du mur que le président Donald Trump entend ériger à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par Frontex et les multiples murs de l'Europe forteresse, tout indique que nous assistons à ce que l'auteur appelle le "nouveau cloisonnement du monde". Ces "murs" érigés le long des frontières internationales représentent aujourd'hui plus de 10% du linéaire mondial de frontières. Ces murs sont la partie émergée de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. On trouve aujourd'hui ces dispositifs sur tous les continents. S'ils sont généralement justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont en fait des barrières anti-migrants et ont pour objectif de limiter ou contraindre la mobilité des êtres humains. Les frontières contemporaines tendent ainsi à devenir de nouveaux "rideaux de fer" : des "frontières de fer". Comment, à la vision "ouverte" et positive des frontières, qui culmina avec la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, a succédé une ère de soupçon, de peur et de violences symbolisée par la multiplication de ces "murs" ? Au bout du compte, c'est la question du rôle et de l'impact de ces installations qui sera au coeur de cet ouvrage. Des expérimentations de l'époque coloniale à la création néolibérale d'un vaste marché de la sécurité, l'auteur souligne l'augmentation des décès liée au contournement de ces dispositifs, le coût en vies humaines de ce monde muré. Les nombreuses cartes qui enrichissent cet ouvrage en font un véritable guide pour comprendre cette nouvelle segmentation de la planète.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.