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La coordination en gérontologie
Couturier Yves ; Gagnon Dominique ; Belzile Louise
PU MONTREAL
22,00 €
Épuisé
EAN :9782760631724
En gérontologie, le défi de l'heure est de mettre en réseau de façon efficace les divers acteurs qui gravitent autour des personnes âgées. Toutefois, la surabondance d'informations vient parfois compliquer les opérations qui en résultent. C'est pourquoi l'intervenant, en tant que porte-parole et médiateur, doit être parfaitement outillé pour communiquer avec les patients et leur entourage familial, social et médical. Cet ouvrage expose les principes et les concepts sur lesquels se fondent les usages de la coordination, ainsi que les méthodes susceptibles de guider les intervenants dans leur travail. Il se consacre à l'étude pratique de la gestion de cas et analyse en détail la fonction de médiation. Ce livre s'adresse spécialement aux travailleurs sociaux et aux professionnels qui sont appelés à activer et à reconstituer des liens interpersonnels. Les étudiants en gérontologie y trouveront toutes les clés pour réussir leur intégration au sein d'un service.
La pensée politique française contemporaine tend à la démocratie un miroir révélateur des grands enjeux qui la traversent. A la différence de la pensée anglo-saxonne qui voit surtout en elle une donnée aboutie dont il faut dégager les règles de justice, la pensée française s'est interrogée sur les conditions de possibilité même de la démocratie, l'envisageant comme régime dont l'horizon est l'autonomie de l'individu et du collectif. Cependant si plusieurs auteurs français ont insisté sur la démocratie comme institution, d'autres lui ont assigné une dimension critique qui la rend irréductible à tout pouvoir ou toute philosophie qui prétendraient la réaliser. C'est cette tension, cette dialectique de l'institué et de l'instituant qu'examine le présent ouvrage, dans une enquête libre que des chercheurs du Québec et de la France ont menée en faisant dialoguer la philosophie politique avec l'histoire et les sciences sociales. Dans ce panorama apparaissent les figures de Miguel Abensour, Cornelius Castoriadis, Claude Lefort, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Jacques Rancière et d'autres encore, dont les oeuvres sont confrontées à celles, classiques ou modernes, (le Platon, Kant. Nietzsche ou 'l'ocqueville, ou sollicitées pour comprendre la place du droit, du langage, de l'éducation et des sentiments moraux en démocratie. Elles sont aussi mobilisées pour éclairer ce que la recherche de l'autonomie, de la vérité, de l'expansion impériale, et de la conciliation de l'Un et du multiple en démocratie peut vouloir dire.
Alors que les appels se font de plus en plus pressants pour engager la collaboration entre professionnels afin de résoudre des problèmes dont la complexité ne cesse de croître, l'interdisciplinarité fait l'objet de plusieurs critiques, qui expriment souvent autant de déceptions. Cet ouvrage ne cherche pas à dire pourquoi travailleuses sociales et infirmières devraient travailler davantage ensemble, mais bien comment elles le finit concrètement, au fil des jours. En fait, le livre permet au lecteur de suivre pas à pas un travail de théorisation de l'intervention interdisciplinaire à partir des conceptions pratiques, partagées en totalité ou en partie, de l'intervention. Le praticien, provenant tant du travail social que des sciences infirmières, trouvera dans ce livre une façon d'exposer les coups de mains au cœur de sa pratique professionnelle. Par exemple, la dimension relationnelle de sa pratique est ici largement exposée. Et le chercheur s'intéressant à l'analyse des pratiques professionnelles dans les métiers relationnels trouvera une théorisation de l'intervention interdisciplinaire novatrice permettant d'inscrire des pratiques professionnelles effectives dans un contexte social marqué à la fois par l'interventionnisme et par l'interdisciplinarité. S'inspirant de la sociologie du travail et des sciences du langage, l'auteur observe avec attention la pragmatique de l'intervention interdisciplinaire dans les métiers relationnels.
Vigneault Antony ; Couture Yves ; Olivier Lawrence
La question du nihilisme a une longue histoire. Elle émerge au sein de l'idéalisme allemand, se déploie ensuite dans l'intelligentsia et la littérature russes, puis trouve chez Nietzsche et Heidegger ses explorations les plus influentes. Si le mot semble moins courant depuis un demi-siècle - comme d'autres termes aussi chargés, pensons à celui d'aliénation - les enjeux qu'il soulève demeurent toutefois au coeur de la pensée contemporaine. Les risques environnementaux nourrissent d'ailleurs plus que jamais l'inquiétante intuition que de puissantes dynamiques de dévalorisation du réel sont à l'oeuvre dans les sociétés modernes. Ces douze essais, qui font largement entendre la voix d'une nouvelle génération, n'ont pourtant pas pour but de défendre une thèse commune. Ils explorent plutôt les multiples aspects du nihilisme et se confrontent à ses grandes interprétations. Sont ainsi proposées autant de pistes pour rejoindre les débats sur le capitalisme, la technique, l'éducation, le patriarcat, le roman ou la démocratie. Pluralité revendiquée, qui illustre néanmoins un même ancrage dans les défis du monde actuel.
L'interprofessionnalisme, véritable ouverture au savoir-faire de l'autre, stimule la coopération et la communication. La compréhension des compétences de chacun permet de mieux affronter collectivement chaque situation ou environnement. Cet ouvrage se penche tout particulièrement sur la collaboration interprofessionnelle dans le domaine de la santé et des services sociaux, en faisant une large part à l'éducation, afin d'améliorer la qualité des soins prodigués. Les auteurs présentent ici les fondements de la collaboration interprofessionnelle, les déterminants de sa mise en oeuvre ainsi que les effets attendus. L'ouvrage synthétise quinze années de travaux sur ce thème ; il est, de ce fait, largement illustré d'exemples issus de la réalité clinique. Pensé pour aider les gestionnaires, les superviseurs cliniques et les praticiens du domaine de la santé et des services sociaux à accroître la capacité interprofessionnelle dans leur organisation, ce livre servira aux formateurs qui pourront y puiser matière pour appuyer leur projet éducatif.
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
En abordant la question de la mémoire, Régine Robin a dressé la carte de ses différentes représentations dans cet essai qui a marqué les études littéraires des années 1990. Mémoire savante, historique ou nationale, mémoire culturelle et collective... C'est cette dernière qui est au coeur du "roman mémoire" étudié dans cet ouvrage, qui montre bien que si le roman est la "mise en forme narrative" du souvenir, la mémoire collective en est le sens. Selon ses propres mots, elle offre un itinéraire intellectuel qui n'entre pas dans les catégories d'usage. "Récit de voyage si l'on veut, voyage intellectuel, spirituel, existentiel, itinéraire qui ne s'arrête pas au découpage convenu des discours."
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.