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La tensivité de l'image
Cousinié Frédéric
MARE MARTIN
39,00 €
Épuisé
EAN :9782362220722
Sous quelles formes le corps du Christ et le corps chrétien se sont-ils manifestés dans les représentations visuelles ? Quatre modalités déterminantes ont été identifiées dans les ?uvres de Nicolas Poussin, de Simon Vouet et de leurs contemporains du XVIIe siècle français : le Surgissement épiphanique du divin en ce monde, la Révélation d'un Dieu s'offrant à l'épreuve de la reconnaissance durant sa vie terrestre, l'Extase visionnaire où l'âme tend vers l'union et la connaissance de Dieu, l'Apothéose et le mouvement d'ascension de l'âme faisant retour vers son principe divin. L'analyse formelle, rhétorique et kinésique, attentive au langage corporel, ne peut être dissociée de son inscription dans l'univers spirituel et théologique du siècle étudié. Cette double lecture permet de comprendre les postures corporelles comme autant d'expressions, de reprises et de prolongements d'un mouvement d'origine divine : une dynamique amoureuse, initiée dès l'acte de la Création, puis accomplie par la Grâce et suscitant les propres motions du sujet chrétien. Au-delà, nous constaterons que les multiples tensions qui affectent les visages, les corps mais aussi le temps et l'espace pictural relèvent d'une forme de tension plus générale, caractéristique de l'art de ce siècle : une tensivité des images qui permet de repenser l'analyse des représentations de l'époque moderne.
Meunier Henri ; Chaud Benjamin ; Imbert Cousinié N
Résumé : A la fin du mois d'août, Taupe et Mulot rêvent de se rafraîchir le bout des pattes, mais manque de chance, il n'y a pas une goutte de pluie à l'horizon ! Leur cher ruisseau est asséché. Les deux compères construisent alors un barrage en bois puis, épuisés mais heureux, s'endorment à la belle étoile. Or, au petit matin, c'est le déluge. La vallée sera bientôt inondée ! Ni une, ni deux, le barrage se transforme en radeau et vogue au secours des amis de la forêt : supervisée par Hibou, l'opération sauvetage est lancée. Bientôt, tout le monde se trouve drôlement haut perché sur la terrasse d'Ecureuil et partage des coupes de limonade. Trinquons à l'amitié et faisons fête de nos infortunes !
A l'iconoclasme protestant des guerres de Religion, la Réforme catholique a opposé un ensemble de dispositifs - répressifs, festifs, artistiques mais aussi théoriques - qui sont ceux du " baroque " et de ses images. Car bien avant les doctrines artistiques académiques de la seconde moitié du XVIIe siècle français, le discours des controversistes et des théologiens catholiques est le lieu où s'est élaborée une première théorie des images dont la connaissance conditionne la compréhension de l'art religieux à l'époque moderne. Tentant de se fonder simultanément sur une herméneutique (la traduction et l'interprétation des épisodes clés de la Bible et de la Tradition), une sémiotique (l'association d'images de différents statuts symboliques), une métaphysique (la place accordée à l'image dans le processus de la création divine et dans l'économie chrétienne du salut), et une pragmatique (les fonctions et usages supposés des images), cette théorie échouera cependant à se constituer en un système unifié et décisif, révélant les usages ambigus du " pouvoir des images " par les catholiques. Introduction à une histoire des théories de l'image religieuse dans la France du XVIIe siècle, cet ouvrage s'attache aussi à la réception concrète de ces discours par les fidèles et, à travers l'analyse d'œuvres de Champaigne, Vouet, Poussin ou Mignard, aux pratiques effectives des artistes.
Au cours du XVIIe siècle la multiplication des traités de méditation et de contemplation sur les mystères chrétiens affecte radicalement aussi bien l'histoire de la spiritualité que celle de l'art religieux. Prétendant rendre accessibles à tous des pratiques spirituelles jusque-là réservées à l'élite des croyants, ces ouvrages contribuent à diffuser un mode d'appréhension des images qui nous permet de comprendre de façon nouvelle la réception des images religieuses à l'époque moderne. En confrontant textes de spiritualité, images gravées et exemples picturaux, cette étude se propose de répondre aux questions suivantes : Quelle est la place accordée aux images dans la littérature et les pratiques spirituelles portant sur l'oraison, la méditation et la contemplation dans la France du XVIIe siècle ? Quelles sont les fonctions attribuées à ces représentations et quels en sont les usages et les effets attestés ? Quels sont les rapports établis entre textes, pratiques concrètes et images ? Quelle est la nature même des images évoquées dans ces textes et quelles relations les différentes catégories distinguées entretiennent-elles entre elles? En quels " lieux " - livres, oratoires, espaces intérieurs - ces différentes images prennent-elles place? Dans quelle mesure peut-on transférer les protocoles de lecture des images élaborés dans ces textes vers les représentations matérielles produites par les artistes ?
Baron Clémentine V. ; Gürsel Nedim ; Cousinié Soph
Les migrants, on en parle beaucoup, en bien, en mal, à la télé ou au bar du coin. C'est un sujet d'actualité. Chacun a son avis sur la question. Mais rappelez-moi... quelle question ? Finalement de quoi parle-t-on exactement ? De qui parle-t-on ? On l'oublierait presque : les migrants ne sont pas un concept. Ce sont des personnes. Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Posons-leur la question tout simplement. Dis-moi Abdoullah... C'est quoi être "immigré" ? Comment ça se passe en vérité ? Raconte-moi Selva... Qu'est-ce qu'on ressent quand on arrive dans un pays étranger ? Pour ces hommes et ces femmes, l'occasion est rare de s'exprimer librement... encore plus d'être écoutés. Ils ne chercheront pas à vous convaincre, mais vous raconteront simplement leur histoire avec leur point de vue, leur émotion, leur coeur et leurs tripes.
C'est au tournant des années 1960 et 1970 qu'apparaissent dans les stades d'Italie des banderoles aux dénominations singulières : Commandos, Fossa, Ultras ou encore Brigate. Derrières celles-ci se regroupent des adolescents qui soutiennent activement leurs équipes respectives. C'est une nouvelle manière d'envisager le rôle du tifoso qui émerge. Les ultras, des supporters jusqu'au-boutiste, s'approprient un espace, créent des normes, se façonnent un rôle. Les tribunes qu'ils occupent sont le lieu de véritables spectacles colorés qui se déroulent en concomitance de l'évènement sportif. Ce mouvement connaît une évolution qui reflète celle de la société italienne. Il est étroitement lié à l'histoire contemporaine de la péninsule mais aussi à celle de la jeunesse occidentale : de la contestation de 1968 au triomphe de la société de consommation des années 1980, de l'étirement du temps de la construction personnelle au sentiment d'appartenance générationnelle. Cinquante ans après ses débuts, cette culture perpétue et renouvelle son succès auprès des supporters du monde entier. Les formes de sociabilité et les valeurs que le modèle ultras propose restent toujours sollicitées grâce à sa créativité, à son autonomie, à son rejet de la commercialisation du football et à sa critique de la répression étatique.
Comme d'autres artistes associés au Pop Art qui se penchent sur l'imagerie sexuelle - notamment Allen Jones, Tom Wesselman, Mel Ramos, Robert Graham - l'art d'Antony Donaldson peut être vu comme l'incarnation du balayage et des changements complets d'attitudes dans la société des années 1960, et qui ont imprimé un impact permanent sur les générations successives." Marco Livingstone. "Antony Donaldson fait partie des artistes mythiques du Pop anglais. Son analyse originale et schématique des formes et des couleurs proposées par l'environnement urbain marie efficacité et étrangeté, figuration et géométrie avec une iconographie marquée par la répétition stroboscopique de pin-up girls, de voitures de course, de façades de cinémas, d'hommages à l'histoire de l'art... Sa toile Take Five est le premier tableau pop entré à la Tate dès 1963 ! " Renaud Faroux.
La fin du règne de Louis XIV est marquée par la création, dans le vallon ombreux de Marly, d'une résidence de plaisir exceptionnelle. Autour des pavillons de retraite pour le roi et ses intimes, un grand parc en perpétuel remaniement offre ses bosquets et ses fontaines. Le roi se plaît y remodeler la nature et y placer une statuaire de marbre, de bronze et de plomb qui anime les bassins, souligne les perspectives et évoque l'histoire antique. Le choix de ces sculptures, effectué par le roi en personne, a suivi deux directions. Une sorte de " musée des chefs-d'oeuvre " a d'abord été aménagé - originaux antiques, copies d'antiques et sculptures Renaissance ou modernes -, qui sera sans cesse complété. Ainsi est née une villa l'antique, comme celle qu'Auguste avait c.ee. Ensuite, quand la paix fut revenue, le roi commanda aux meilleurs sculpteurs du temps, Coysevox et les frères Coustou en tête, des créations cohérentes. Ainsi furent entrepris le grand groupe de la Renommée du Roi, mais aussi le décor de la grande Rivière, ou celui de la Cascade rustique et de nombreuses fontaines. Tantôt léger et épris de grâce, tantôt puissant et dynamique, l'art de Marly sous Louis XIV marque une transition entre la grandeur du début du règne et l'annonce de la subtilité du XVIIIe siècle. Abandonné en 1715 et privé sous la Régence de certains de ses grands marbres, transférés au jardin des Tuileries, le jardin de Marly muait sous Louis XV avec la commande Guillaume Coustou des célèbres Chevaux de Marly, manifeste d'un art épris de naturalisme autant que de fougue. Mais la Révolution et l'Empire signeront la fin de cette belle époque. Les pavillons sont démolis, le parc vendu puis racheté par l'Etat, mais démeublé. Les sculptures sont saisies par la Nation, mais dispersées. Beaucoup rejoignent le jardin des Tuileries, mais aussi l'Assemblée nationale ou le parc de Versailles. Depuis 1993, la cour Marly au Louvre abrite les oeuvres les plus célèbres, provenant pour une large part du jardin des Tuileries. Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.