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Ogún et les matrimoines. Histoires de Porto-Novo, Xogbónù, Ajàsé
Cousin Kouton Saskia
PARIS OUEST
23,00 €
Épuisé
EAN :9782840165361
Ògún et les matrimoines raconte une ville depuis le coeur des maisonnées qui la fonde, depuis les récits des mère et des épouses qui performent ses mémoires mythiques et produisent son avenir, depuis la force du vodún Ògún, divinité révolutionnaire du fer, de la route et d'internet. Croisant les sources, les points de vue et les savoirs, il désapprend ce que nous pensions savoir sur le rapport au passé, le patrimoine, la figure de l'étranger, l'inventaire des choses ou encore les relations de genre. Raconter les passés pour ouvrir l'avenir. C'est le rôle des mères et des épouses de ces Afriques urbaines, aux histoires multiples, diasporiques, performatives. Porto-Novo, X ? `gbónù, Ajà? ?? : capitale de la République du Bénin, ville coloniale, royaume ancien, cité fractale. Circulant, combattant, commerçant, ses habitants s'installent avec leurs langues, leurs mythes et leurs dieux. Divinité du fer, du conflit et de la route, défricheur, principe révolutionnaire, Ògún guide cette promenade initiatique : du soleil des indépendances à la forge millénaire, des festivités touristiques à la chambre des ancêtres. Au coeur des maisonnées, on moque l'amour du Blanc pour ses vieilleries - le patrimoine colonial -, et l'on (se) raconte des histoires de violences et de puissances, de fondation et d'alliance. Le doux commerce de l'étranger, cet éternel beau-fils, et son double indicible : celui de la traite atlantique, celui des innombrables captives devenues épouses. Ces épouses dont les filles performent la mémoire, l'oubli et l'avenir. Enquête réflexive sur la vie urbaine et la pensée vodún, Ògún et les matrimoines concilie épistémologie du point de vue et étude critique des sources, approche non (patri)linéaire de l'héritage, anthropologie politique et sociologie urbaine.
Résumé : Le tome II du Théâtre de Gabriel Cousin contient deux pièces consacrées à des problèmes actuels. Les choeurs sont promus au rang de protagoniste et les véritables héros en sont la foule, la vie quotidienne et l'homme moyen. Le Drame du Fukuryu-Maru est l'histoire d'un couple japonais qui se débat entre les préjugés anciens et les exigences de la vie moderne. Une jeune fille de famille aristocratique, Matsuyama, défigurée et stérile depuis l'explosion de la bombe atomique de Nagasaki, refuse l'amour d'un jeune pêcheur, Urashima. Au cours d'une campagne de pêche, celui-ci subit à son tour les effets radioactifs de l'expérience de la bombe H. Matsuyama accepte alors son amour et décide de se faire faire une opération de chirurgie esthétique. Pendant son absence Urashima meurt. Et Matsuyama, dont l'opération a réussi, veut rejoindre son fiancé pendant la procession des cendres. Mais la foule l'en empêche : redevenue belle, elle ne sera pas seule, le peuple a besoin de beauté pour vivre. Le voyage de derrière la montagne met en scène la vie quotidienne d'un petit village d'une région du tiers-monde où règne l'angoisse de la faim. La vieille Orin réfléchit sur sa vie et cherche une bru pour son fils veuf qui la conduit au sommet de la montagne parmi les squelettes de vieillards ayant déjà accompli ce pèlerinage. Sous prétexte d'atteindre le dieu, elle se laisse mourir de faim, abandonnant sa nourriture aux plus jeunes. Mais son petit-fils, plus lucide et moins résigné, rêve à une vie meilleure et espère aller un jour de l'autre côté de la montagne où la faim est inconnue.
Imaginez que, là, juste à côté de vous, il y ait une amie toujours disponible et pleine de ressources, si proche que vous la voyez tous les jours sans jamais lui parler. Une amie qui pourtant chaque jour vous accueille, vous détend, vous protège, vous guide : votre maison ! Ce petit livre vous propose d'apprendre à vivre en harmonie avec votre habitation pour cultiver le bonheur chez vous. Au programme : prendre conscience que votre maison a une âme, nettoyer ses énergies stagnantes, recharger ses énergies positives, renforcer ses défenses naturelles (cristaux, huiles essentielles, etc.) et adoucir votre quotidien.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.
Les relations d'un auteur et de son éditeur se résument-elles au contrat qui les unit ? Dans cet entretien, Marie Darrieussecq expose avec franchise et vivacité les relations qui la lient à son éditeur, Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur des Editions P.O.L. Elle évoque son itinéraire éditorial, de ses débuts, avec le succès de Truismes, jusqu'à aujourd'hui, et réfléchit à son statut d'auteur.