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Sortir du communisme, changer d'époque
Courtois Stéphane
PUF
29,50 €
Épuisé
EAN :9782130587675
A l'occasion du XXe anniversaire de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement de l'Union soviétique, qui ont marqué la fin du XXe siècle, la Fondation pour l'innovation politique publie l'ouvrage Sortir du communisme, changer d'époque. Ce livre a pour objectif de rendre hommage à un moment historique d'une importance considérable, très peu salué comme tel en France, et de mieux connaître les conditions qui ont accompagné la fin du communisme. Sous la direction de Stéphane Courtois, une équipe d'une vingtaine d'auteurs d'horizons et de nationalités multiples dressent par leurs expertises un bilan provisoire de la décommunisation dans les ex-pays soviétiques. Ils reviennent sur la nature du communisme, phénomène qui s'est imposé dans le monde entier à partir de 1910 et qui a marqué toute une époque, ainsi que sur les raisons de son brusque effondrement et son impact sur la société civile. Ce livre décrypte la difficile mutation du totalitarisme à la démocratie, la persistance du communisme dans l'Europe réunifiée et son évolution. L'échec du modèle soviétique a eu notamment pour conséquences le déclin du parti communiste en France et la montée du nationalisme en Russie. L'échec du communisme laisse à ce jour l'humanité incapable de proposer un modèle alternatif de production et de redistribution des richesses.
Résumé : La biographie la plus attendue du centenaire de 1917, fruit d'une vie de travail consacrée à l'étude du communisme. A rebours de l'idée dominante qui dédouane Lénine pour mieux accabler Staline, Stéphane Courtois établit comment le jeune intellectuel radical ? marqué au fer rouge par l'exécution de son frère aîné ? a pensé, voulu puis instauré une dictature idéologique impitoyable, inventant les concepts (révolution mondiale, dictature du prolétariat, parti-Etat, centralisme démocratique, économie planifiée, terreur de masse) et les instruments (parti unique, police politique, Armée rouge, goulag...) du totalitarisme qui devait signer les horreurs du XXe siècle. D'emblée, Vladimir Ilitch Oulianov se distingue des autres opposants au tsarisme en s'opposant non seulement aux libéraux et aux démocrates, mais aussi à toutes les mouvances socialistes, qu'il vitupère à coups d'écrits et de discours incendiaires. Aidé par une force de conviction peu commune, il choisit de s'appuyer sur une minorité de révolutionnaires professionnels dévoués plutôt que sur l'agrégation des masses. Cette faiblesse apparente fait sa force : elle lui permet d'avancer dans l'ombre pour mieux se préparer à l'exercice du pouvoir, qu'il conquiert à la hussarde en octobre 1917. Nourri des échecs de la Révolution française puis de la Commune, il le conserve en l'étendant par un recours systématique à la violence conjugué à un rare opportunisme politique. Ainsi parvient-il à gagner la guerre civile puis à assurer son emprise sur la société, faisant table rase au profit de son disciple et successeur. Une prose limpide au service d'une démonstration implacable.
Résumé : Attentat d'un jeune d'extrême droite contre le président de la République française, croix gammées dans les cimetières juifs, saluts fascistes dans les stades de football, la passion raciste et ultra-nationaliste, la fascination pour la violence, réminiscences des mouvements et régimes totalitaires d'extrême droite, semblent s'être emparées d'une fraction de la jeunesse européenne. Tee-shirts à l'effigie de Che Guevara, de Lénine et même du KGB, défilés russes à la gloire de Staline, montée en puissance du vote trotskyste à l'élection présidentielle française, mobilisation spectaculaire des "nouvelles radicalités " contre le projet de Constitution européenne : les idées qui ont fait la force du mouvement communiste tout au long du XXe siècle semblent connaître une nouvelle jeunesse. Soixante ans après la défaite du nazisme allemand et du fascisme italien, un demi-siècle après la mort de Staline, la pensée totalitaire et les pratiques qu'elle induit hantent-elles toujours l'Europe? Pourquoi nos sociétés opposent-elles tant d'obstacles à un travail d'histoire et de mémoire des totalitarismes européens? Pourquoi la pensée totalitaire, fondée essentiellement sur l'idéologie révolutionnaire et l'utopie, continue-t-elle de trouver bon accueil dans nos sociétés démocratiques ? C'est à toutes ces questions qu'une équipe de vingt-deux historiens, sociologues et politologues venus de toute l'Europe consacre sa réflexion, dans cet ouvrage qui poursuit une recherche déjà engagée dans Quand tombe la nuit - Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 1900-1934 (L'Age d'homme, 2002) et Une si longue nuit - L'apogée des régimes totalitaires en Europe, 1935-1953 (Editions du Rocher, 2003).
Résumé : " L'Etat se nomme toujours patrie quand il prépare un assassinat " (Friedrich Dürrenmatt) Cruauté et politique : il serait présomptueux de vouloir traiter ce thème dans toute son amplitude historique alors que depuis la plus Haute Antiquité les hommes ont eu une singulière tendance à obéir à l'impératif " Massacrez-vous les uns les autres ! ". Si la cruauté est de toutes les époques, elle est aussi de tous les continents, même si cet ouvrage privilégie l'Europe " de l'Atlantique à l'Oural ", un espace géo-politico-culturel qui nous concerne au premier chef. La cruauté ici retenue le sera dans son sens originel et étymologique, du latin crudelitas qui évoque une chair sanguinolente, indique que le sang coule et induit la mise à mort. Le terme exprime aussi une inclination à faire souffrir, à voir souffrir et à y prendre du plaisir. Toute notre histoire est marquée au sceau du crime politique et déjà, lors de la guerre de Troie, Agamemnon n'hésita pas à offrir aux dieux sa fille Iphigénie en sacrifice humain afin qu'ils favorisent les Grecs. Depuis ce sacrifice initial, les assassinats pour raison politique se sont multipliés, à commencer par ceux des chefs dont la mort visait à modifier radicalement la donne du pouvoir : César, Henri IV, Lincoln, Alexandre II, François-Ferdinand, Trotski ou Kennedy... Ils ont souvent été maquillés en procès religieux et/ou politiques, de Jeanne d'Arc à Nicolas Boukharine en passant par Charles Ier ou Louis XVI. Sans oublier les massacreurs mondialement connus comme Attila, Gengis Khan ou Timour - " l'homme d'acier " en turco-mongol, qui en russe deviendra " Staline " -, Vlad l'Empaleur ou Ivan le Terrible, en attendant que les régimes totalitaires du XXe siècle instaurent une cruauté à grande échelle qui visait des dizaines de millions de personnes et établissait la terreur de masse comme moyen ordinaire de gouvernement. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Dans quelles circonstances - guerres de religion, guerres nationales, guerres civiles, guerres totales ? Bourreaux et victimes ? Autant d'interrogations auxquelles les vingt-quatre auteurs de l'ouvrage tentent d'apporter des réponses de contributions englobant deux millénaires.
Résumé : Nouvelle édition revue et augmentée de " la " biographie politique de Lénine, par Stéphane Courtois, le maître d'oeuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial. Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale dirigeant plus de 90 partis dans le monde. Ce régime et ce mouvement furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'Etat, sur la société et même sur l'individu. Alors que " le grand Lénine " a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du Parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en oeuvre. Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une gigantesque tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse. Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers - Staline, Mao, Pol Pot... - poussaient la logique du système " léniniste " jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.