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Le désordre du monde
Courtet Catherine ; Besson Mireille ; Lavocat Fran
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271120427
De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde. En mettant en résonance la pensée des ceuvres, le point de vue des artistes et des chercheurs, cet ouvrage explore les dialectiques de l'ordre et du désordre. Entre désordre des guerres, des économies et des communautés politiques, bon gouvernement et justice ; entre désordre des passions et des identités, héroïsme, altruisme, conscience et sentiments... la fiction, le théâtre, les analyses des phénomènes sociaux questionnent ces tensions qui traversent les collectifs comme l'expérience individuelle. En réunissant des travaux dans le domaine de la préhistoire, de la génétique humaine, de l'anthropologie, des sciences et neurosciences cognitives, des études littéraires et théâtrales, de l'histoire des sensibilités, de la sociologie, de la philosophie politique, ce recueil met la pluridisciplinarité au service de la compréhension des transformations des figures de l'humain et de la cité.
Courtet Catherine ; Besson Mireille ; Lavocat Fran
Résumé : Mises en intrigues, récits, interprétations, personnages, rôles, règles du jeu... sont autant de notions communes aux arts du spectacle, à la littérature et à de nombreuses disciplines scientifiques. De la mise en récit des traces du passé à l'expérience du travail ou des relations sociales urbaines, les récits structurent les identités individuelles et collectives. La fiction donne à voir ce qui suscite la répulsion ou la fascination dans le comportement humain et propose des modèles qui échappent à la simplification. Elle permet d'exercer l'aptitude à l'empathie, d'expérimenter des formes de raisonnement ou de sensibilité, d'imaginer des mondes possibles. Les travaux de recherche les plus récents mettent en évidence l'importance de la représentation et de la compréhension des intentions, des émotions d'autrui dans le développement du langage, des capacités cognitives et des interactions sociales. En explorant les liens entre fiction, récit, pensée et vérité, c'est l'humain que questionnent les arts de la scène, de l'image et du texte, au même titre que les sciences humaines, sociales ou cognitives.
Ils sont partis un petit matin d avril 2008 d un village du Haut-Doubs, à vélo couché, pour rejoindre Téhéran sept mois plus tard. En tout près de 13 000 kilomètres, des cols et des plaines et huit pays traversés dont le Monténégro, l Albanie, la Turquie et la Cappadoce... Des paysages grandioses et des routes inconnues, autant de rencontres exceptionnelles et des mésaventures pour Nathalie et Michel Courtet qui réalisent là un rêve de gosse: voyager avec le moins de contraintes possibles, sans sponsors, et pour le seul besoin de l ailleurs. En route vers l Orient est le premier tome d un récit de voyage relatant cette traversée de l Europe et de l Orient à vélo couché.
Courtet Catherine ; Besson Mireille ; Lavocat Fran
Iphigénie victime d'une histoire déjà écrite, Schéhérazade retenant la violence par le désir du récit, Arlequin portant l'énergie de la révolte... Au temps où le rapport entre la fiction, le réel et le virtuel est bouleversé, ces figures nous apprennent à sortir des pièges narratifs, nous montrent comment la parole peut contenir la tyrannie et déjouer l'inévitable. Les récits servent à expliquer les catastrophes, à apprivoiser l'étrange, mais aussi à justifier les guerres. Si les arts de raconter sont parfois au service de la peur et de la violence, ils rendent aussi possible un monde commun. La fiction du Droit a le pouvoir d'instituer le monde et de l'ordonner. Qu'elles racontent la féerie ou le quotidien, les fictions se nourrissent des mythes et les transforment sans cesse, traversant les cultures et les époques, modifiant nos sensibilités et notre perception de la réalité. S'interroger sur les formes et les usages de la fiction, c'est aussi questionner ce qui régule l'ordre du monde ! Dans ce dialogue entre les oeuvres et les travaux de recherche, en histoire, en droit, en économie, en études littéraires ou théâtrales, en sociologie, en psychologie sociale ou cognitive, ce sont les forces respectives de description et de compréhension de la science et de la fiction qui se fécondent.
Le suicide est un réel problème de santé publique dont les causes sociales se confondent avec des spécificités individuelles psychologiques et biologiques. C'est pourquoi cet ouvrage ne néglige aucun éclairage, qu'il soit psychiatrique, neuroscientifique ou sociologique, afin de viser une amélioration des connaissances et un changement des représentations associées au suicide, notamment dans le milieu médical. Mieux évaluer le risque suicidaire et comprendre la vulnérabilité des patients sont essentiels pour mettre en place des plans d'action ou de prévention, ainsi que des traitements plus appropriés.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Vauchez André ; Armogathe Jean-Robert ; Richard Vi
Résumé : Le sort tragique des martyrs chrétiens a entraîné une vénération de leurs dépouilles, qui s'est étendue aux saints moines et moniales et aux fondateurs d'ordres religieux. Peu à peu, une galerie de " grands témoins " s'est constituée, rassemblant des milliers de saints : martyrs et confesseurs, moines et docteurs, pieux laïcs et saintes femmes. Par le témoignage de leur vie, leur prédication ou leurs actes de charité, les saints ont rempli le paysage cultuel du christianisme : lieux-dits, prénoms, patronymes... jusqu'aux gares et aux stations de métro, les noms des saints sont devenus familiers. Entre légende et histoire, ce grand dictionnaire entreprend de les faire mieux connaître avec plus de 300 entrées, d'Aaron à Zénon de Vérone : saints et bienheureux catholiques et orthodoxes, d'Orient et d'Occident, mais aussi grands témoins anglicans et protestants. Un dictionnaire monumental et unique afin de mieux comprendre, au plus près de la vérité historique, la personnalité, les écrits et la postérité de ces hommes et de ces femmes dont la vie a été retenue comme exemplaire par leurs contemporains et dont la mémoire est parvenue jusqu'à nous.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.