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Comprendre la psychose avec Henri Maldiney. L'anthropologie philosophique et ses implications dans l
Courtel Yannick
MILLON
24,00 €
Épuisé
EAN :9782841373963
Résolument, patiemment, le philosophe Henri Maldiney (1912-2013) a bâti une oeuvre singulière et transdisciplinaire dont l'un des maîtres-mots est celui de "rencontre" . Loin de désigner le théâtre d'une improbable intersection entre des disciplines constituées, la rencontre est au contraire, selon Maldiney, instituante et sa philosophie reflète ce phénomène. Qu'il y soit question de la pensée grecque ou de l'idéalisme allemand, de peinture ou d'architecture, de poétique ou de linguistique, ces disciplines sont toujours évoquées à l'état naissant. Il n'en va pas autrement pour la psychanalyse et la psychiatrie. Dans le domaine psychiatrique, le nom de Maldiney est attaché au développement de la Daseinsanalyse - improprement traduite parfois par analyse existentielle - telle qu'elle a été pensée et pratiquée par Ludwig Binswanger (1881-1966) et Roland Kuhn (1912 2005). Il est également attaché à la Schicksalsanalyse - l'analyse du destin - promue par le psychiatre d'origine hongroise, Léopold Szondi (1893-1986). La conjonction de l'existence et du destin n'est pas une nouvelle version du mariage de la carpe et du lapin, mais l'indication d'une question : en deçà de ou par-delà l'opposition entre la liberté et la contrainte, que signifie, pour un homme, qu'il soit bien portant ou malade, "se destiner" ? En s'exposant au caractère offensif de cette question, les psychanalystes, psychiatres et philosophes dont les communications sont ici réunies attestent de l'intérêt que constitue pour leurs disciplines une pensée philosophique qui sut toujours se maintenir en départ, c'est-à-dire se rendre présente. Les auteurs : Camille Abettan, Pierre-Marie Charazac, Jean-Marc Chavarot, Joël Clerget, Colette Combe, Yannick Courtel, Françoise Dastur, Eliane Escoubas, Frédéric Jacquet, Fernando Landazuri, Marc Ledoux, Jean-Philippe Pierron, Bernard Rigaud, André Sauge et Samuel Thoma.
AUTORISATION DE PRATIQUER LA COURSE À PIED EN COMPÉTITIONÇa se passait plutôt bien pour elle chez ce jeune médecin de la rue Botzaris. Ses réflexes étaient bons, sa tension excellente. Pour une femme de quarante-six ans, c'était rare une telle forme, une telle énergie. Une telle nervosité, aurait ajouté un médecin plus aguerri.Elle dut fléchir trente fois les genoux afin de vérifier la faculté de récupération de son coeur.Elle exécuta les trente flexions à toute vitesse sans s'appuyer au brancard. Le médecin eut à peine le temps d'aller se rasseoir à son bureau. Il la considéra un moment, perplexe. Elle tenait à l'impressionner, lui aussi.Christine Juve reprit son souffle le plus discrètement possible, avalant l'air en silence, le visage empourpré.Le docteur Ladoze revint à ses côtés et vérifia son pouls. Ils restèrent silencieux, guettant le petit cadran de l'outil. Du coin de l'oeil, elle épiait le jeune médecin.- Et encore, là, ce n'est pas la meilleure période pour moi...Le jeune homme sourit:- Ce n'est pas un concours, madame.Les pulsations reprirent rapidement un rythme normal.- Très bien, finit-il par lâcher.Christine se promit d'en rajouter lorsqu'elle le raconterait à Patrick, son mari. Ce jeune homme ne se rendait pas compte.Au fil des questions, elle avait l'impression de réussir un examen. Il s'agissait d'obtenir une «autorisation de pratiquer la course à pied en compétition», comme ils disaient. Un certificat médical lui permettant de participer à son premier marathon. Le sésame.En lisant le dossier d'inscription pour la course, sur Internet, ces formalités l'avaient irritée. Elle avait téléphoné pour se faire confirmer le caractère obligatoire du certificat. A présent, chez le médecin, elle en tirait une certaine fierté. Aux yeux de ses amis et de sa famille, l'autorisation d'un docteur, ça en imposait.Vingt-trois euros plus tard, Christine était sur le trottoir, son certificat en poche. Elle rentra chez elle, traversant les Buttes-Chaumont d'un pas rapide, s'assurant furtivement du regard des hommes.Elle appela aussitôt Patrick, sans prendre le temps de se déshabiller. Sa main tremblait, elle se récitait les chiffres de ses résultats médicaux comme un mantra.Patrick décrocha. Il était pressé, elle le sentit et s'en agaça. Avait-il oublié l'importance de son rendez-vous? Elle entendait le désagréable cliquetis des touches de son ordinateur. Il faisait deux choses à la fois.- Patrick, tu m'écoutes?- Oui, ma chérie, mais tu ne veux pas me raconter tout ça ce soir?Elle raccrocha et le détesta un moment. Elle repensa à son mensonge chez le docteur Ladoze. Elle n'avait pas tout dit.
Aux Etats-Unis, la Nascar est aussi populaire que le basket-ball ou le football. Ses principes : spectacle, bruit et vitesse. L'an dernier, plus de huit millions de spectateurs ont vibré devant le ballet fou de ces quarante voitures avalant les tours de speedways à plus de 300 km/h dans le tonnerre assourdissant de leurs gros V8. Avec plus de 350 photos, ce livre vous invite à découvrir ce monde fascinant. Des trafiquants d'alcool des origines aux temps modernes, il passe en revue tous les aspects de la Nascar, sans oublier ses héros : Richard " King " Petty, l'homme aux 1200 courses et aux 200 victoires, ou Dale Earnhardt, figure emblématique aux sept titres, disparu tragiquement en février 2001. La Nascar, c'est une philosophie, une fureur de vivre qui se déguste à 300 km/h. Moins technologique que la Formule 1 mais plus humaine. Accrochez vos ceintures !
Le paradoxe de l'hospitalité formulé et assumé A quoi nous sert notre belle devise républicaine " Liberté, Egalité, Fraternité ", si nous n'avons pas, personnellement et collectivement, le sens de l'hospitalité ? Notre difficulté à accueillir ceux qui viennent de loin nous demander l'asile, l'écart entre ceux qui ont presque tout et ceux qui n'ont presque rien, la difficulté à transmettre notre langue et à poursuivre notre récit national prouvent qu'il y a urgence. Le règne de l'avoir (qui accapare et accumule) le dispute au règne de l'être (qui rayonne et se déploie). L'hospitalité, dans bon nombre de langues, notamment en français, latin et grec, évoque à la fois celui qui reçoit mais aussi celui qui est reçu. Notre livre souhaite non seulement formuler ce paradoxe mais aussi étudier certains textes, oeuvres ou auteurs qui, délibérément, en méditent la complexité : Péguy, Confucius, Voltaire, Nabbert, Popper, Primo Levi, Charles de Foucault, Louis Massignon.. Maintenir ce paradoxe dans notre esprit est essentiel si nous voulons harmoniser les formes émancipatrices de l'hospitalité : politesse, urbanité, aménité, civilité, citoyenneté, solidarité, charité, fraternité, humanité, amour et amitié. Lien entre toutes ces formes, l'hospitalité se situe aussi en amont et en aval de toute cette série. Une personne, mais aussi une civilisation, se jugent à la générosité universelle et inconditionnelle de leur hospitalité.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.