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Quand les cadres se rebellent
Courpasson David ; Thoenig Jean-Claude
VUIBERT
22,00 €
Épuisé
EAN :9782711743414
La nécessité de la survie fait de l'entreprise un lieu de soumission où elle cherche à tirer le maximum de ses salariés, à commencer par les cadres dits à haut potentiel. Voulant réussir, ces derniers véhiculent les valeurs de la direction la tête dans le guidon. Or, de façon imperceptible, un déphasage s'installe entre la sphère publique de l'entreprise et la sphère privée de ces cadres. Quadras où en voie de l'être, ces derniers ressentent très fortement toute violation de leur "zone interdite". Plus souvent qu'on ne le pense, il en résulte des rébellions. Les contestataires rappellent aux entreprises qu'elles ne peuvent pas violer impunément la sphère privée de leurs cadres et faire fi de l'environnement social, culturel et moral dans lequel ils sont insérés. Il s'agit là d'un enjeu managérial qu'elles ne peuvent ignorer sans se mettre en péril. Au delà - ou en deçà - de la "souffrance au travail", ce livre est le premier qui analyse, cas vécus à l'appui, un phénomène proche, mais plus subtil, celui de la "contrainte douce" de l'entreprise envers ses cadres. Les auteurs démontrent que la contestation en entreprise ne se réduit pas à un simple pétage de plombs et qu'elle peut même être créative. Biographie de l'auteur David Courpasson est professeur à l'EM-Lyon. Jean-Claude Thoenig, ancien professeur à l'INSEAD, est directeur de recherche (émérite) au CNRS affecté au laboratoire Dauphine Recherche en Management, université Paris-Dauphine. Tous deux sont consultants et sociologues des organisations.
Résumé : Une des orientations principales de la sociologie des organisations françaises actuelles est de promouvoir un modèle libéral de gouvernement des entreprises : l'analyse se focalise sur l'autonomie, la délégation, le droit à l'erreur, la décentralisation, le décloisonnement, la coopération, bref sur la " débureaucratisation ". L'affaiblissement des hiérarchies, de l'arbitraire patronal et l'émergence d'une " organisation entrepreneuriale " effaçant les nombreuses contraintes héritées des bureaucraties finissantes sont des phénomènes souvent présentés presque comme des évidences. Pourtant, certaines politiques de gestion de ces vingt dernières années donnent à l'organisation un visage autre, moins simple, moins univoque. Pourtant, certaines théories sociologiques et politiques majeures invitent à modérer les diagnostics optimistes et volontaristes de la sociologie organisationnelle contemporaine. Cet ouvrage cherche à comprendre comment les organisations sont actuellement gouvernées, en s'appuyant sur l'analyse de trois réformes managériales : l'introduction de la segmentation des marchés dans le secteur bancaire, l'introduction du management de projet dans les politiques de gestion de l'innovation et des personnes, et la logique de compétence. En montrant les ressorts des systèmes d'autorité et de légitimité apportés par ces réformes, il réhabilite le concept de domination à la fois comme moteur légitime des relations politiques dans les organisations, et comme c?ur de l'analyse sociologique. Il interroge les théories sociologiques de l'acteur et du pouvoir en identifiant la fragilité de certaines de leurs conceptions face aux mécanismes gestionnaires contemporains. Il analyse enfin les motifs essentiels d'un retour des bureaucraties, et de la solidité d'un régime politique organisationnel fondé sur une figure assouplie de despotisme.
Résumé : Un cannibale peut-il porter un costume ? Cette question, d'apparence saugrenue, permet pourtant d'expliquer le carnage social à l'oeuvre depuis des décennies dans les bureaux et ateliers que nous fréquentons quotidiennement : plus encore que l'usine sale et bruyante d'hier, la start-up bouillonnante et l'entreprise d'aujourd'hui forment un univers où tout le monde mange tout le monde, où les salariés se dévorent entre eux et se dévorent eux-mêmes. Au point que des gens ordinaires basculent dans l'indicible, en acceptant, voire en provoquant le sacrifice de leurs collègues, pour rester eux-mêmes dans la course. Beaucoup s'effondrent ; d'autres bricolent, s'arrangeant pour retisser quelques liens de solidarité... Comment repenser une frontière entre une barbarie, un cannibalisme qui semblent inéluctables et une cohabitation néanmoins nécessaire, plus pacifique et généreuse, entre les hommes ? Résultat de près de trente années d'enquête dans de multiples lieux de travail, ce livre raconte autant de trajectoires de travailleurs déchirés par d'insondables dilemmes : soutenir le copain en galère ? L'éliminer pour le remplacer ? Refuser de faire un sale boulot ? Ou se taire, trouver les raisons de son indifférence et continuer sa route, un peu plus seul sans doute, mais toujours vivant ? Il en résulte un ouvrage poignant, qui interroge sous un nouveau jour notre rapport au travail, et aux autres. David Courpasson est sociologue, professeur à emlyon Business School et à l'université de Cardiff. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au monde du travail et de nombreux articles.
Phillips Tom ; Amico Géraldine d' ; Videloup Laure
Résumé : Reconnaissons-le, l'histoire de l'humanité est un enchaînement de bévues, de bourdes, de mauvais choix, de quiproquos et de bêtises. Depuis Lucy tombée de son arbre là où l'on retrouva ses ossements jusqu'à ces soldats qui, se croyant attaqués par l'ennemi, décimèrent leurs propres troupes au cours d'une folle fusillade, sans oublier les ingénieurs de la Nasa qui s'emmêlèrent les pinceaux lors de la conception d'une sonde spatiale, notre histoire est remplie d'erreurs, graves ou modestes, mais souvent hilarantes. A l'heure où la planète risque de devenir inhabitable par notre propre faute, où un homme d'affaires incompétent préside aux destinées de la première puissance mondiale et où l'intelligence artificielle pourrait commettre des erreurs guère... artificielles, Tom Phillips nous raconte tous ces moments, souvent injustement oubliés, où quelqu'un s'est exclamé : "Et merde ! "
Résumé : Amis des mots, phobiques de l'orthographe et amateurs de la langue de Molière vont se frotter les mains : Muriel Gilbert est de retour avec un livre malin, ludique et désopilant pour tous les amoureux du français. En une centaine de chroniques, la plus célèbre des correctrices distille ses petits conseils et déchiffre les excentricités de notre langue. Elle tente par exemple de nous réconcilier avec la ponctuation, fait le point sur ce qu'on appelle les signes diacritiques, ou lève le voile sur les mystères de l'impératif. Le tout en répondant à un tas de questions que l'on n'oserait jamais se poser : comment accorder le pronom "on" ? Faut-il dire "c'est les vacances" ou "ce sont les vacances" ? Pourquoi écrit-on "finiS ta soupe", mais "mangE ta soupe" ? Des textes aussi courts qu'éclairants qui mettent la langue française et ses mystères à la portée de tous.
Résumé : Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel. Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps. Entre la Pologne et Paris, de 1865 à 1939, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, leur relation hors du commun est une formidable leçon de vie. Travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout. C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.
Résumé : Novembre 1918 : la Grande Guerre laisse derrière elle un monde en ruines. Tout est à reconstruire. Les femmes et les hommes bien décidés à écrire l'avenir voient enfin leurs rêves à portée de main. La Cosaque Marina Yurlova s'efforce d'échapper à la Russie bolchevique. Virginia Woolf bouleverse les codes de la littérature. Arthur Little, officier des Harlem Hellfighters, s'engage dans la lutte pour la reconnaissance des soldats noirs américains, tandis que T. E. Lawrence soutient la cause arabe. A Paris, la journaliste Louise Weiss milite ardemment pour une Europe unie et Nguyen Tat Thanh (futur Hô Chi Minh) se familiarise avec les idées révolutionnaires. Au même moment, Mohandas Gandhi entame, en Inde, son combat contre le colonialisme. Daniel Schönpflug raconte avec virtuosité cette période unique de l'après-guerre en faisant entendre la voix de celles et ceux qui l'ont façonnée. Il éclaire d'un jour inédit ce moment fondateur de notre histoire, entre enthousiasme et déception, euphorie et dévastation.