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DEMAIN LA VEILLE
Courchay Claude
DENOEL
10,65 €
Épuisé
EAN :9782207227466
Pour mieux comprendre le livre de Claude Courchay, il faut se rappeler American graffiti, ce film qui est une ballade nostalgique sur la jeunesse des années 50 et 60. Un monde - presque une civilisation - sépare cette jeunesse-là de celle d'aujourd'hui. Les adolescents subissaient encore des contraintes, ils luttaient contre des tabous à présent abolis, ils étaient puceaux et basculaient dans l'univers de la sexualité avec une sorte de honte, d'angoisse et de maladresse inouïes. Quand commence Demain la veille, la guerre est finie. La guerre froide s'est installée. La France se bat en Indochine. A Aix-en-Provence, un jeune normalien, Jean Saunois, se débat pour son compte. Il a dix-huit ans. Orphelin de père, il ne veut pas être à la charge de sa mère. Il sera instituteur. Jean Saunois voudrait se battre, espérer, aimer. Il va se heurter à une discipline sans imagination. A quelques jours des vacances, il sera renvoyé. Cette exclusion va lui permettre de mettre à l'épreuve l'amitié et l'amour. Sans argent, sans métier, va-t-il simplement changer de caserne ? L'adolescence est l'âge où des espoirs infinis se cassent les ailes contre un monde fini. Demain la veille, témoignage sur ces séminaires laïques que furent les écoles normales, nous rappelle que, même dans les difficiles années 50, "la joie venait toujours après la peine" .
A condition d'être traversés, le désespoir et le scepticisme d'un "dur" de la littérature se métamorphosent en foisonnante expérience. Le "journal" que poursuit rageusement Claude Courchay en est l'illustration : elle est explosive et cruelle, certes, parce que cyniquement plongée dans l'actualité de notre univers secoué. Mais l'oeil, l'oreille, l'écriture de l'auteur ont le don d'enregistrer et restituer tout ce que cet univers peut cacher de marginalités dramatiques ou honteuses - la drogue, le sexe, la politique -, ainsi que de grandeur et de verve. La Révolution de 68 l'a déçu. Alors il voyage sur toute la planète : l'U. R. S. S. , le Laos, le Portugal, le Mexique, les U. S. A. , le Québec, et même certains points chauds de la France sont ses postes successifs d'observation.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...