Cet ouvrage collectif traite de la question de la singularité des rationalités culturelles et religieuses et de leur possible dialogue, et de son importance pour la théologie et les sociétés de notre temps. Rationalité désigne ici une vision, une approche, une appréhension rationnelle singulière de la réalité. Croisant sciences humaines, sciences des religions, philosophie, théologie, management, art, etc. – et y invitant les différents mondes, cultures et religions, l’ouvrage contribue à montrer la pertinence qu’un changement de paradigme est nécessaire : La reconnaissance de la singularité culturelle et religieuse d’un monde avec ses aspects irréductibles à d’autres mondes n’est pas un problème ou un obstacle à un dialogue véritable. Bien au contraire, prendre conscience de la singularité d’autrui est un des atouts décisifs pour avancer dans une connaissance plus juste de soi et pour la construction d’un projet commun de société. Il est le fruit (79 contributions) des travaux du Congrès organisé sous l’égide du Laboratoire de recherche sur le dialogue de l’Institut de Science et de Théologie des Religions (ISTR) du Theologicum, dans le cadre de l’Unité de recherche Religions, culture et société – EA 403 de l’Institut catholique de Paris, en collaboration avec la Revue internationale de théologie – Concilium, l’Ordre des Prêcheurs, le laboratoire Shangai Sacred (Chine), et une quarantaine d’institutions universitaires et de partenaires du monde entier.
Tsullo Tülku ; Courau Thierry-Marie ; Arguillère S
Résumé : L'hiver 1366-1367, un visionnaire, Rigdzin Gödem, exhume une abondante collection de textes présumés cachés depuis le VIIIe siècle, époque de la première diffusion du bouddhisme au Tibet. Le plus profond d'entre eux, le dGongs pa zang thal, "La transparution immédiate de l'esprit", est un vaste ensemble d'instructions du Dzogchen, la "Grande Complétude". Mais il faudra attendre le début du siècle dernier pour que Tülku Tsullo, ou Tsültrim Zangpo, l'ordonne en un manuel de pratique complet. Voici la traduction française de ce maître-ouvrage de la spiritualité tibétaine, qui couvre tout l'itinéraire du pratiquant, des premiers renoncements éthiques jusqu'au détail de ce qui arrivera à l'adepte après sa mort, en passant par le couronnement de la contemplation et son étonnant déploiement de visions lumineuses. On y apprendra, entre autres, ce que sont le "vide de soi", la "destruction de la rigidité" et l'état naturel qui mène au "corps d'arc-en-ciel". Une publication attendue, qui révèle des aspects encore mal connus du bouddhisme.
Isolé dans le quartier de Spanish Harlem, à New York, au milieu de quatre cent vampyres déchaînés, tous crocs dehors, sur fond de techno hardcore et de metal gothique ! C'est au cours de l'été 2002 que j'ai pris conscience de l'incroyable potentiel de cette culture souterraine dont je n'avais jusque-là entendu parler qu'au travers de rares articles publiés dans d'obscurs fanzines nord-américains. Six mois plus tard, j'étais de retour à Manhattan pour réaliser un premier reportage sur Hidden Shadows, ce clan de vampyres de Harlem dont les ramifications s'étendent sur tout le nord de la périphérie new-yorkaise, depuis les ghettos du Bronx jusqu'aux territoires des gangs qui contrôlent le trafic de crack dans le Queens. Le tournage, initialement prévu sur trois jours, nous a demandé plus de trois semaines de prises de vue nocturnes dans des conditions difficiles. Il m'aura fallu attendre une année pour repérer les premiers signes d'activités vampyriques en Europe, avec la tenue à Amsterdam de la première soirée organisée par Father Sebastian, un des pères fondateurs de la scène new-yorkaise. Je n'imaginais pas en me rendant en Hollande que je m'embarquais pour un voyage d'une année au sein de l'une des communautés les plus secrètes et les plus structurées de l'underground contemporain. Crocs de vampires, rituels de magie noire, esthétique macabre et mode de vie nocturne, des milliers d'individus font aujourd'hui le choix de vivre leurs fantasmes les plus sombres. Réunis au sein de structures occultes inspirées des sociétés secrètes européennes du 19ème siècle, les vampyres prolifèrent dans toute l'Amérique du Nord, des faubourgs de New York aux collines de Beverly Hills, allant jusqu'à contaminer les ruelles pavées de la vieille Europe et le dédale des ghettos brésiliens. Aussi inquiétant que cela puisse paraître, la scène vampyrique internationale est aujourd'hui en pleine expansion. Ses adeptes se comptent par milliers en Amérique et en Europe, et ce phénomène insolite ne peut que soulever de nombreuses interrogations. Une société qui refuse de se confronter à ses propres démons est sur la mauvaise voie.
Résumé : Comment la rencontre des cultures, le dialogue des traditions incommensurables et des mondes immiscibles, sont-ils le lieu même de l'histoire du salut, où s'y fait reconnaître et aimer le Dieu de Jésus-Christ, où l'homme apprend à voir en l'autre son frère, fils d'un même Père ? Daniélou nous livre, dans Les Saints Païens de l'Ancien Testament, ouvrage inlassablement cité dans toutes les études sur le salut des "non-chrétiens", une méthode pour avancer sur ce terrain. Il s'agit de revenir à la Tradition et à l'Ecriture, et de les interroger à partir des questions qui sont les nôtres. Immuables, elles restent le trésor ancestral de l'Eglise d'où ne cesse de surgir de la nouveauté, car le point de vue à partir duquel nous les scrutons est fonction de notre temps, de ses évolutions, de ses pratiques, de ses interrogations et de ses épreuves.
Le Mexique est un pays qui fascine, tant par sa richesse culturelle que par ses paysages stupéfiants. Mais sait-on que l'on peut aussi y pratiquer l'escalade, la plongée, le parapente, la randonnée, le surf et autres sports nautiques ? Vous trouverez dans ce guide : - Tout ce qu'il faut savoir pour bien préparer son voyage, s'organiser à l'avance et aviser sur place : portrait synthétique et vivant du pays, spécificités, usages, équipement, transports... - Des itinéraires régionaux précis : site totonaque du Tajin, terres indiennes du Chiapas, rapides de Puebla, désert de Durango... - Des cartes aussi claires que détaillées pour chaque région, chaque ville, chaque circuit. - Des centaines d'adresses sélectionnées pour leur caractère, leur originalité, leur rapport qualité/prix. - Les agences, les guides, les infrastructures qui vous aideront à réussir pleinement votre séjour. Sans oublier les somptueux vestiges d'une histoire toujours très présente, entre passé colonial et héritage indien, les nombreux sites archéologiques, les édifices religieux ni... les festivités locales !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.