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LA PHYSIQUE D ARISTOTE
COULOUBARITSIS
OUSIA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782870600627
Ce livre constitue une nouvelle version, modifiée et augmentée, de l'Avènement de la science physique. Essai sur la "Physique" d'Aristote, paru en 1980. La modification la plus importante concerne l'introduction des conditions hénologiques (plurivocité de l'Un et ses modes propres) pour l'instauration de la première science de la nature, en parallèle avec les conditions ontologiques (plurivocité de l'Etre et étance comme sujet ultime de prédication), qui avaient déjà permis, dans la première édition, d'étendre l'usage de la "logique" au domaine du "devenir" et du "changement". Grâce à l'hénologie, fondée sur l'idée que "l'Un est la mesure de toutes choses" et faisant usage de concepts opératoires (même, autre, différence, tout, partie, contraire, opposé, antérieur, postérieur, continu, contigu, consécutif, simultané, etc.), l'auteur s'écarte des interprétations dominantes, empiristes ou exclusivement linguistiques, et montre les limites de l'ontologie à fonder la scientificité de la Physique et à situer le "transport circulaire" comme mesure du temps et du changement. Cette démarche qui suit une méthode d'institution des principes, ébranle le réductionnisme habituel (qui comprend la Physique à partir du concept de "changement") et fait émerger les diverses problématiques qui se succèdent (genesis, phusis, kinesis, nietabolè et phora) dans leur spécificité et selon une unité qui se découvre au fil de la progression de l'argumentation d'Aristote. Elle montre qu'au cours du périple où s'élabore la scientificité de la physique, s'accomplit aussi la soumission du "sujet" à l'eidos, préparant à la fois la question métaphysique de l'insuffisance du "sujet" à exprimer l'étance et la question physique de la persistance du mouvement de translation - dont le réaménagement historique a abouti au principe d'inertie. Il ressort de ce travail que s'il est vrai que la désontologisation de la conception aristotélicienne du mouvement est l'un des facteurs qui a permis la constitution de la science moderne, il n'est pas moins vrai que sans l'ontologisation du devenir accomplie par Aristote, la possibilité d'une science physique - qui semblait compromise par la philosophie platonicienne - pouvait demeurer historiquement problématique.
Traitant des origines de la pensée européenne - des présocratiques à Damascius, en passant par Platon, Aristote, Plotin et saint Augustin -, ce livre rencontre les inévitables intrications entre mythe et philosophie ainsi qu'entre l'Un et l'Etre. C'est précisément dans cette double intrication que s'enracine l'énigme de notre présent. Car, s'il s'agit ici d'une réflexion sur le passé, le passé n'y est interrogé que dans la mesure où s'y dessine l'horizon à l'intérieur duquel la pensée continue de se déployer aujourd'hui.
A travers cet essai, Françoise Lalande dresse le portrait de Pierre Lahaut. Véritable dialogue entre l’auteur et l’artiste plasticien, la poésie des textes de Françoise Lalande accompagne les œuvres de Pierre Lahaut. Si Pierre Lahaut est un peintre qui s’inscrit et qui compte dans l’histoire de l’art de Belgique, il est aussi un électron libre, captant les évolutions de la peinture pour les modeler à son unique volonté. Toute son œuvre en témoigne : depuis ce tableau au destin mystérieux, Les Oignons roses, fausse nature morte, en passant par les abstractions sombres des années soixante, puis par le minimalisme poétique qu’il appelle « hyperréalisme », pour arriver à une peinture ludique, lointaine et secrète héritière du surréalisme qui ramollissait et transformait les objets. Pierre Lahaut joue à se faire peur, et dans sa peinture l’équilibre est fragile, l’opaque devient transparent, l’instable triomphe, mais en douceur, et s’il y a violence, elle sera secrète, car ici, tout est finesse : variations dans la répétition, variations pour mieux avancer vers ce qu’on pourrait nommer « liberté ».
La parole ou la confidence porte naturellement à sonder la vérité du propos. Dans les relations quotidiennes, voire dans toute position d'écoute professionnelle ou non, la subjectivité est à l'oeuvre. Entre vérité et mensonge, les enjeux personnels et relationnels sont multiples : la vérité est toujours plurielle. Accueillir une parole mobilise tant du côté de l'impact émotionnel que cette parole suscite en soi que du côté de ce qui est dit et de celui qui le dit. Se départir des émotions et des convictions qu'une parole fait naître est une exigence pour que l'écoute s'inscrive dans une relation d'aide. Ces deux textes ouvrent sur la complexité présente entre le vrai et le faux et tentent d'introduire du jeu indispensable pour que l'écoute puisse prendre la parole au sérieux sans la prendre au mot.