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Il était une fois... dans la bibliothèque
Coulomb Patrick ; Gorokhoff Claire ; Foveau George
GAUSSEN
17,00 €
Épuisé
EAN :9782356981776
Toutes les histoires commencent par "il était une fois"... Et où sont rangées les histoires ? Dans les bibliothèques. Il était donc une fois, dans la bibliothèque. Il était plutôt quatorze fois, puisque ce sont ici quatorze histoires qui sont regroupées, écrites avec une volonté commune : mettre la bibliothèque au centre du jeu. Ainsi sont nés des contes fantastiques ou parfois ironiques, ainsi ont vu le jour des récits romantiques ou philosophiques, ainsi sont remontées en surface des expériences personnelles de certains auteurs avec les livres, ainsi sont portés à notre connaissance certains mystères emplis de poésie... Bibliothécaires d'hier et d'aujourd'hui, vous êtes, nous disent à leurs quatorze manières les auteurs de ces nouvelles, les gardiens d'un temple qu'il nous faut préserver. Au-delà du réel et de l'imaginaire.
Marseille s'est toujours nourrie d'histoires et de légendes. En 2600 et quelques années, ses habitants ont eu le temps d'y réfléchir... Patrick Coulomb fait ici un travail qui mêle le résumé historique (de quelques catastrophes, mystères et événements divers) à la fantaisie et à l'extrapolation. Sans revenir sur le mythe fondateur de Gyptis et de Protis, il en appelle en revanche aux mânes de quelques animaux emblématiques de la ville, à sa réputation d'épicentre de trafics illicites, à la mémoire d'Arthur Rimbaud et même à la descendance de Jésus... Certains de ces textes ne cherchent pas autre chose qu'être des rappels historiques, d'autres, comme le "Vortex des Réformés", glissent dans une autre dimension...
On l'appelle Marseille, mais elle a tellement d'autres noms. Phocée, Massalia, on l'a même "non-appelée", si on peut dire, lorsqu'elle fut durant quelques années "la ville sans nom". Mais peu importe. Ce livre n'est pas un livre d'histoire. Seulement une promenade dans quelques coins de Marseille. Une promenade en textes et en images, qui ne recherchent d'aucune manière une vérité historique, mais plutôt une image subjective de cette ville où l'auteur vit et a grandi. Une image dans laquelle la lectrice ou le lecteur trouveront peut-être des échos de sa propre subjectivité. Cette photographie un peu floue, faite de quelques dizaines d'autres photographies, est accompagnée, ou complétée, d'autant de textes, courts et tout aussi subjectifs. Marseille n'en sort ni grandie ni diminuée, elle y est juste égale à elle-même, complexe mais limpide, magnifique mais détestable. On n'accumule pas deux mille six cents ans de vie et d'histoire urbaine sans que cela ne laisse de trace, du bonheur au ressentiment, dans l'âme de ses habitants.
Se nourrir n'est pas seulement une affaire physique. Manger est une obligation, mais aussi un plaisir, un moyen de rassembler des gens avec d'autres gens. Famille, amis, ou au-delà, autour d'une repas, autour d'un verre, on peut aussi changer le monde. "Docteur Miam" est une madeleine de Proust de l'auteur, une madeleine multiple, qui fera aussi voyager le lecteur dans diverses destinations culinaires.
Le "Cercle des polardeux marseillais" réunit pour la deuxième fois une vingtaine d'auteurs (différents de ceux de la "saison 1") qui ont chacun écrit une nouvelle qui se déroule à Marseille et dont l'esprit est celui du"roman noir". Une dizaine de photographes ont réalisé des clichés, en noir et blanc, qui séparent chacune de ces nouvelles "made in Marseille".
Napoléon serait mort le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène. C'est du moins ce qu'on lit dans les livres d'histoire, mais, depuis près de deux cents ans, plusieurs romanciers se sont employés à faire mentir cette donnée historique apparemment incontestable. C'est même l'idée que le destin de l'Empereur aurait pu être autre que ce qu'il a été qui a donné naissance à un genre littéraire nouveauâ : l'uchronie. L'Histoire de la conquête du monde et de la monarchie universelle publiée en 1836 par Louis Geoffroy est en effet le premier livre supposant un point de bifurcation de l'histoire. La France serait-elle dès lors la nation par excellence de l'uchronie, dans laquelle elle cherchereit une consolation, une forme de méditation souriante et ludique sur la vanité de la puissance et de la gloire ? Professeur agrégé d'histoire, Olivier Boura est installé dans le Gard, il est l'auteur de livres historiques, de récits, de nouvelles. Il a obtenu en 2006 le prix Hemingway de la nouvelle.
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226
Zaretsky Robert ; Hinze Cécile ; Gaussen David ; B
Au milieu du XIXe siècle, la Camargue est un marais infesté de moustiques qui n'inspire guère confiance. Quant aux courses de taureaux dont ses habitants sont férus, ils passent pour des jeux barbares, ferments de séditions. Un siècle et demi plus tard, la sauvegarde de la Camargue "symbole de la France" est un enjeu national et, chaque année, les ferias attirent un public de plus en plus large. Dans le mouvement qui a amené ce changement de perception, un homme se distingue: Lou Marques Folco de Baroncelli, disciple indiscipliné de Frédéric Mistral. Pour "inventer" la Camargue, il utilise des traditions avérées, mais en fabrique aussi de toute pièce, s'inspirant en particulier du Wild West Show de Buffalo Bill, dont le passage dans le Midi fut l'occasion de sa longue amitié avec le Sioux Jacob White Eyes. Surtout, Robert Zaretsky montre qu'après avoir été le tenant d'un félibrige flirtant avec le secessionnisme, il a intégré le dernier bastion de l'occitanisme dans la nation française; à travers le portrait d'un homme qui a tout sacrifié pour son idéal, l'auteur propose ainsi une vision du modèle républicain où identités locale et nationale, loin de s'opposer systématiquement, sont souvent amenées à se soutenir l'une l'autre.
De juillet à septembre 1944, les Alliés préparent un débarquement sur les plages de Provence. Cette opération qui prend le nom de code d'Anvil-Dragoon a lieu du 15 août au 4 septembre 1944. Evénement majeur de la Seconde Guerre Mondiale et de l'histoire de France, le souvenir de cette opération d'envergure reste vif en Provence, mais reste occulté par le D-Day de Normandie. L'événement et ses enjeux restent mal connus de la plupart de nos compatriotes. Le Débarquement de Provence raconté par ceux qui l'ont vécu a pour but de le faire connaître en optant une approche qui donne une large part aux témoins et aux acteurs. Car c'est à partir des plages de Provence et avec la participation importante d'une armée française reconstituée et opérationnelle, que toute la vallée du Rhône, les Alpes, le Languedoc et le Massif Central sont libérés. Les unités les plus titrées de l'armée américaine en ont été les acteurs ainsi que les régiments et divisions françaises les plus décorées. Les quelques ouvrages existant font la part belle aux opérations tactiques sur les plages et leurs abords, et se limitent souvent aux libérations de Marseille et de Toulon. C'est restreindre fortement la dimension géographique et humaine d'une campagne qui ne s'est achevée qu'après la libération de Lyon et la jointure avec les unités venant de Normandie, au nord de l'Ain. La documentation du livre s'appuie sur les archives conservées dans les dépôts des collectivités locales mais aussi sur les archives fédérales américaines et surtout sur des témoignages écrits ou oraux d'acteurs et de témoins (Américains, Français ou Allemands), et que l'auteur a recueilli au fil des années. De même, on a privilégié les photographies émanant de témoins et les prise de vue d'objets accumulés par des collectionneurs.