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ETUDES SUR LE ROMAN FRANCAIS AU XVIIIE SIECLE
COULET HENRI
CHAMPION
60,00 €
Épuisé
EAN :9782745325563
Le dix-huitième siècle est le siècle où la légitimité du roman est le plus contestée ; c'est aussi celui où l'on s'interroge avec le plus d'acuité sur la nature du genre. Le siècle des Lumières feint de ne s'en tenir à aucune définition suffisante et rassurante de cette fiction en prose qu'on affecte de ne pas nommer roman. La qualité de la substance romanesque et celle du récit, leur densité et leur intensité se manifestent en raison de deux effets complémentaires: selon que l'œuvre touche et qu'elle donne à penser, émotion et signification (laquelle peut ne consister, ce n'est pas la pire hypothèse, qu'à susciter le besoin d'un sens). Henri Coulet fait accéder à la nature du roman: en passant par les leçons du «remodelage», le démontage des fausses utopies, les tentatives illusoires de formatage du «conte moral», la confrontation «en miroir» du roman libertin et du roman édifiant, l'examen des effets de la Révolution sur la fiction romanesque.
Né dans le même pays que sa contemporaine Sainte-Thérèse d'Avila, Tomás Luis de Victoria (1548- 1611) bénéficie du soutient de Philippe II pour se perfectionner au Collegium Germanicum de Rome, alors que Palestrina est déjà un compositeur très en vue et influant dans la Ville Sainte. Ordonné prête en 1575, Victoria met tout son génie musical au service de la religion catholique en composant de nombreux Motets et Messes, dont un merveilleux O magnum mysterium, ou encore une délicate Ave Maris Stella, qui gardent une certaine "rigueur ibérique" mêlée de mystère et de charme austère. Sous la protection de l'Impératrice Marie d'Espagne, qui le nomme son chapelain en 1592, il revient à Madrid, au Monastère des Déchaussées Royales, où il travaillera jusqu'à la fin de sa vie, continuant de composer de nombreuses pièces, dont un célèbre Office des Défunts dédicacé à sa protectrice disparue. Son répertoire, reflet du Siècle d'Or espagnol, reste un monument de la musique du XVIe siècle.
L'année 1789 ouvre une ère nouvelle en France : les temps changent, les femmes écrivent malgré les préjugés et les interdits qui auraient voulu les laisser en marge du mouvement de l'Histoire ! Vivre libre et écrire : la formule trouvée par Huguette Krief exprime énergiquement cet accès de la femme, dans une période où la condition féminine est si difficile à vivre, à la liberté de dire et de publier son expérience, ses protestations, ses idées et ses rêves. C'est la variété et la vitalité de la production romanesque féminine (1789-1800) qu'illustre cette anthologie destinée au spécialiste comme à l'étudiant. Elle rassemble des textes de Germaine de Staël, Isabelle de Charrière, Félicité de Genlis, Adélaïde de Souza, Sophie Cottin, Olympe de Gouges, et d'autres romancières oubliées, dont les ?uvres jusqu'ici inaccessibles prennent un éclat particulier dans la chronologie des événements. Une introduction qui retrace les fortunes du genre pendant la Révolution, un répertoire chronologique des ?uvres, des notices biographiques, des bibliographies, des notes précisant les allusions historiques en rendront la consultation aisée.
Les amours de Lucidor et d'Angélique sont compliquées de stratagèmes, de pièges, d'hésitations. Chacun travaille à rendre l'autre jaloux, pour voir s'il est aimé. C'est une comédie où l'on pleure avant de sourire. On ne sait où l'auteur a pris l'idée de ses combinaisons incompréhensibles, extravagantes et cruelles. De combien de personnes faut-il faire le malheur, pour s'assurer de la fidélité, de la sincérité de celle qu'on aime ? Marivaux, ici, est, comme Musset plus tard, un petit marquis de Sade : la psychologie blesse plus que le fouet. Et, dans cette pièce, la brièveté renforce la méchanceté
Marivaux nous montre, et la description en est trop sensible pour ne pas correspondre à une réalité, une société où l'amour est repris aux dieux et aux démons brutaux de l'amour et rendu en toute propriété à l'amoureux et à l'amoureuse. [...] Le débat du héros et de l'héroïne n'est pas le jeu d'une coquetterie ou d'une crise, mais la recherche d'un assentiment puissant qui les liera pour une vie commune de levers, de repas et de repos. (Jean Giraudoux). Colombine : N'oublions rien pour les conduire à s'avouer qu'ils s'aiment. (La Surprise de l'amour, III, 1). Le Chevalier : Ma foi, je défie un amant de vous aimer plus que je fais, je n'aurais jamais cru que l'amitié allât si loin. (La Seconde Surprise de l'amour, II, 9).