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L'urbanisme espagnol depuis les années 1970. La ville, la démocratie et le marché
Coudroy de Lille Laurent ; Vaz Céline ; Vorms Char
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753526716
La dépression économique traversée depuis 2008 par l'Espagne a partie liée avec une grave crise immobilière. Or celle-ci s'inscrit dans une histoire plus longue de l'urbanisation dans ce pays. Le présent ouvrage en propose à la fois un panorama et une lecture dynamique. La démocratisation des institutions au tournant des années 1970-1980 s'est accompagnée de l'avènement de nouvelles politiques urbaines, permettant une modernisation accélérée des villes et des mutations en profondeur de la société espagnole. En quelques années, Madrid devenait l'une des plus grandes métropoles européennes, Barcelone une référence de l'urbanisme mondial. tandis que l'on découvrait Bilbao, Valence, Séville et quantité d'autres villes à travers de nouveaux équipements de prestige. Cependant l'urbanisation touristique du littoral, la surchauffe immobilière et, avec elles, la destruction des paysages et des équilibres environnementaux se poursuivaient dans le même temps. Ces évolutions contrastées s'ancrent dans une histoire qui remonte au moins au franquisme, mettant en question la rupture qu'aurait signifiée la Transition démocratique pour les villes. Parmi les spécialistes qui ont contribué à cet ouvrage, certains ont été acteurs de la fin du franquisme et de la refondation d'un urbanisme plus démocratique, décentralisé, puis dérégulé. Au-delà d'un propos critique et inquiet sur le cas espagnol, les auteurs alimentent la réflexion sur la durabilité du modèle de la ville européenne.
Berlioz Hector ; Bongrain Anne ; Coudroy-Saghaï Ma
Dédié aux années 1845-1848, ce volume, comme les précédents, met en valeur les qualités d'écrivain de Berlioz: une plume alerte et acérée, des propos pertinents et audacieux, une réflexion de musicien complet entièrement dévoué à son art. A côté de l'activité, alimentaire, de critique du Journal des débats tenu d'assister aux représentations de l'Opéra (le Roi David de Mermet, l'Ame en peine de Flotow, Robert Bruce de Rossini) et de l'Opéra-Comique (une douzaine de créations dont le Val d'Andorre d'Halévy), pointe celle, essentielle pour lui, de compositeur voulant se faire entendre et ne craignant pas, pour cela, d'effectuer des tournées tant en France (Lille, Lyon, Marseille) qu'à l'étranger (Vienne, Pest et Prague principalement). Pendant ses pérégrinations, il ne cesse d'observer, comparer, et continuer le combat pour les idées qui lui sont chères: amélioration de la formation des musiciens, respect pour les compositeurs, refus de la médiocrité. C'est ainsi qu'il salue l'initiative de Barthélemy de construire une vaste salle de concert; ou qu'il liste toutes les classes que le Conservatoire devrait ouvrir pour mieux préparer les futurs instrumentistes, chanteurs et choristes; qu'il suit de près les réformes des orchestres militaires, applaudissant aux inventions de Sax qui révolutionnent la facture instrumentale des cuivres; qu'il soutient les interprètes exceptionnels, comme la jeune Sophie Bohrer, Léopold de Meyer, ou les incontournables Thalberg et Liszt. Quelques articles traitant de sujets isolés, comme celui sur Glinka, ou sur "le droit des pauvres", viennent compléter ce tableau musical passionnant d'une période riche en événements de tous genres.
Pour ce 20e tome, suivez te guide ! Et pas n'importe lequel. Après s'être frotté aux joies de la nature, le valeureux plantigrade nous embarque à travers les allées des musées, galeries, expositions, mais pas que... Créé en 1980, Barnabé traverse les âges et fait te bonheur des petits comme des grands. Mu par une douceur de vivre communicative, notre ours fait preuve d'une spiritualité pleine d'humour qui fait mouche. A ta fois drôle, intelligent et philosophique, ce 20e tome est une fois de plus propice à la réflexion et à l'imagination, sans pour autant être moralisateur. Une série de près de 1000 gags unique en son genre !
Coudroy De lille laurent ; Crespo Milena ; Pouvrea
Résumé : Le XIXe siècle finissant, en Grande-Bretagne, l'urgence se fait sentir d'une alternative à la ville industrielle, qui suffoque et se paupérise. Prend forme alors, dans l'esprit de l'urbaniste Ebenezer Howard, le concept de cité-jardin : une ville hors la ville qui renoue avec la nature et procure à ses habitants les conditions d'un bien-être individuel et collectif. Social, écologique, ce modèle essaimera tout au long du XXe siècle dans le monde entier. Qu'en est-il aujourd'hui de ces ensembles de logements, hier fiertés nationales ?? Les cités-jardins encore intactes sont-elles reconnues à leur juste valeur patrimoniale ?? Sont-elles à l'abri du jeu des intérêts fonciers ?? Quant aux métropoles du xxie siècle, qui nécessitent, pour rester vivables, d'être renaturées et réconciliées, ne gagneraient-elles pas à se réapproprier cette démarche humaniste et paysagère, largement plébiscitée ?? Adoptant tour à tour le point de vue de l'histoire, de l'expérience et de la prospective, une soixantaine de contributeurs internationaux dressent ici un état des lieux contrasté. S'il dénote une inquiétude manifeste quant au devenir des réalisations historiques, il témoigne aussi d'un véritable espoir : celui de voir renaître l'esprit des cités-jardins au sein d'un urbanisme contraint de se repenser face aux enjeux d'un monde en mutation.
Belmessous Fatiha ; Bonneval Loïc ; Coudroy de Lil
Résumé : Les recherches présentées ici ont en commun de se situer à divers points de contact du logement et du politique. On ne saurait s'en étonner tant cette "marchandise impossible" (Topalov), est indissolument liée à l'action publique et politique. Devenu le premier poste de dépense des ménages, l'élément le plus important de leur patrimoine, mais aussi l'un des principaux marqueurs des inégalités sociales, le logement constitue un enjeu incontournable pour les politiques publiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.