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Premières leçons sur "La Chute" d'Albert Camus
Coudreuse Anne
PUF
6,59 €
Épuisé
EAN :9782130498476
Conçue originellement comme une nouvelle, La Chute que Camus publie en 1956, est la dernière ?uvre romanesque de l'écrivain, mort accidentellement le 4 janvier 1960, en laissant inachevé le manuscrit du roman auquel il travaillait pendant la dernière année de sa vie. Le Premier Homme devait constituer le deuxième volet du diptyque commencé avec le monologue de Clémence. " Une seule vérité en tout cas, dans ce jeu de glaces étudié, la douleur, et ce qu'elle promet ", écrivait Camus dans le " prière d'insérer " de La Chute. Pour aider la lecture de ce texte difficile, nourri de références littéraires et religieuses, ces " premières leçons " guideront efficacement le lecteur dans les méandres du récit, et l'aideront à comprendre les enjeux de cette confession savamment calculée ainsi que les propos souvent énigmatiques du " Juge-pénitent ". En analysant la genèse, la structure et les soubassements de ce récit profondément ironique, dans lequel Camus ne cesse de brouiller les pistes, cette étude facilite l'accès à une ?uvre ambiguë et en propose une interprétation fondée, sans dogmatisme, sur le questionnement du texte et de ses procédés.
Résumé : Le goût des larmes est une enquête sur le pathos au XVIIIe siècle. A cette époque on pleure beaucoup, seul ou en public, au théâtre ou en famille, en lisant ou en écrivant. En se situant à la croisée de la rhétorique, de l'esthétique et de l'idéologie, cette étude cherche à mettre en lumière les ambiguïtés du pathos, cette notion qui emprunte autant au sublime qu'à l'obscène. L'auteur a utilisé les dictionnaires de l'époque ainsi que le programme Frantext pour donner une définition précise du pathos qui est également analysé dans la théorie esthétique du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'est posée la question des rapports entre le pathos et la poésie en un siècle où le statut de cette dernière ne va pas de soi. Le pathos s'inscrit dans une esthétique particulière fondée sur le mélange généralisé des genres et des formes. Il laisse une place prépondérante au corps qui accède ainsi à un nouveau statut littéraire. Le pathos est à la recherche d'un langage nouveau, ce qui J'amène à privilégier certaines figures de rhétorique et certains signes de ponctuation pour tenter de dire l'indicible et échapper ainsi à la tentation du silence. C'est à un public paradoxal que s'adresse le pathos : s'il sait apprécier les actrices qui possèdent le " don des larmes ", cette capacité à faire pleurer en pleurant soi-même, il n'est pas toujours dupe des stratégies, voire de la perversité du pathos.
Lhoste-Trouilloud Agnès ; Guerini H. ; Coudreuse J
Résumé : La Société d'Imagerie Musculo-Squelettique (SIMS) a choisi pour thème de ce congrès thématique 2010 : "L'imagerie en traumatologie du sport". Vaste thème dans un domaine en pleine expansion et dont le côté pluridisciplinaire est de plus en plus évident et nécessaire, ce qui est parfaitement illustré dans ce livre, 6e volume de la nouvelle collection de la SIMS. Véritable carrefour de la médecine, de l'imagerie et de la chirurgie, où se rejoignent - et se confrontent parfois - les idées de chacun sur l'importance du bilan clinique, les critères de choix de l'imagerie et la recherche de la meilleure stratégie thérapeutique. Confrontés aux mêmes problèmes de la recherche d'un diagnostic précoce et précis et d'un traitement efficace, se retrouvent côte à côte le "clan des cliniciens" regroupant (par ordre alphabétique) : chirurgiens orthopédistes mais aussi "viscéraux" et "vasculaires", médecins de Médecine Physique, médecins du sport et rhumatologues, et le "clan des imageurs" armés jusqu'aux dents de nombreux outils diagnostiques allant du classique (littéralement : de classe) bilan radiographique aux technologies modernes : l'échographie en perpétuel développement, la tomodensitométrie et l'arthroscanner toujours bien implantés, l'IRM et l'arthro-IRM et leur formidable potentiel, sans oublier la scintigraphie et sa récente fusion avec la tomodensitométrie... Toutes les techniques d'imagerie constituent un atout majeur dans l'analyse des lésions. A nous "cliniciens" de savoir faire des demandes justifiées, guidées par nos constatations cliniques, en raisonnant toujours dans l'intérêt (dans tous les sens du mot) des patients. A vous "imageurs polyvalents" de nous fournir les meilleurs documents possibles, de choisir rationnellement les incidences les plus conformes au but recherché, et d'éviter la multiplication des techniques d'imagerie sous prétexte que les images demandées n'ont pas permis d'aboutir à un diagnostic lésionnel précis. Jacques Rodineau, président du congrès.
Ce roman d'amour, érotique, détourne le trio traditionnel : il ne s'agit plus d'une femme hésitant entre son mari et son amant. L'héroïne veut en effet se faire aimer d'une femme qui aime un homme. A quoi rêvent les jeunes femmes ? Musset s'est posé la question à propos des jeunes filles. Mais c'est bien à notre époque que vit l'héroïne de ce roman, employée dans un musée de province, et cherchant à obtenir un autre poste à Paris. Ce n'est pas parce qu'elle travaille sur l'autoportrait en peinture et en littérature qu'elle en sait beaucoup plus sur elle. Elle rêve de sortir de l'enfance, d'aimer et d'être aimée, vraiment, non comme avec les femmes de sa jeunesse qui l'ont poussée vers la sortie, avec une certaine cruauté. Il s'agit pour notre héroïne de se faire aimer et de retrouver dans cet amour l'enfance en même temps qu'elle la quitte pour toujours. Elle pourrait se répéter le vers : " heureux comme avec une femme ", mais on ne fait pas sa vie dans un poème, fût-il de Rimbaud. C'est un bonheur tremblé, comme une photo bougée, qui dit la nostalgie immense de trouver sa place, un endroit pour vivre...
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.