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Les Miroirs de Jupiter
Cotta Michèle
FAYARD
30,29 €
Épuisé
EAN :9782213017556
Jupiter, c'est dans sa nature, n'est jamais satisfait de l'image que diffusent et lui renvoient ses miroirs. Le pouvoir et les hommes politiques entretiennent des rapports bien malaisés avec les médias, en particulier depuis le développement de l'audiovisuel et la multiplication des chaînes de télévision. Il n'est, pour s'en apercevoir, que de reparcourir l'histoire de ces rapports depuis les directives impérieuses de de Gaulle à son ministre de l'Information, le chassé-croisé de rôles qui a vu les " libéraux " se cramponner une décennie durant au monopole, puis un Président socialiste amorcer la libération des ondes et du petit écran, jusqu'à l'affaire de la " Cinq ", aux péripéties de la " réforme Léotard " et au feuilleton à épisodes de la privatisation de TF1. Nul ne pouvait mieux raconter cette histoire à rebondissements que la grande journaliste politique Michèle Cotta. Elle apporte de surcroît un témoignage exceptionnel sur son expérience à la présidence de la Haute Autorité, de sa création en 1982 à sa disparition à l'automne 1986.
Michèle Cotta est journaliste et écrivain. Michèle Cotta a débuté sa carrière de journaliste à L'Express. Entre 1981 et 1982, elle est présidente de Radio France, puis présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle. De 1987 à 1992, Michèle Cotta est directrice de l'information à TF1. De 1999 à 2002, elle est directrice générale de France 2. Michèle Cotta est présidente de l'École de journalisme de Sciences Po et directrice générale de JLA Groupe. Michèle Cotta est aussi l'auteur de nombreux essais politiques. Elle a notamment publié La Collaboration (Armand Colin, 1963), Les Miroirs de Jupiter (Fayard, 1986), Carnets secrets de la présidentielle, mars 2001-mai 2002 (Plon, 2002), Politic circus, 16 portraits vérité (Archipel, 2004) et Cahiers secrets de la Ve République, tome I (Fayard, 2007).
Le lecteur ne trouvera ici que des choses vues, des événements vécus, des rencontres, des conversations au fil des jours. Je n'ai à aucun moment voulu faire ?uvre d'historienne. D'autres s'en sont chargés, se chargeront demain de retracer l'histoire de la Ve République, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy. Ici, il ne s'agit que de journalisme, avec tout ce que ce mot contient d'immédiat, d'incomplet, de personnel, de subjectif. " Quant aux lieux dans lesquels la plupart des propos rapportés dans ces pages ont été recueillis : il s'agit de l'Assemblée nationale le plus souvent et, plus largement, de ce quadrilatère "microcosmique" où, entre Matignon et l'Élysée, le Palais-Bourbon et celui du Luxembourg, entre les Finances et la Justice, ministres et commis de l'État se surveillent du coin de l'?il, se sourient mais ne se pardonnent rien. Des congrès politiques, en marge des longs discours prononcés à la tribune par les uns tandis que les autres, dans les couloirs, se chargent de distiller leurs vérités. Des rédactions, enfin, où chacun échange son dernier tuyau. Car ces chroniques sont aussi, d'une certaine façon, celles des amis et amies journalistes qui m'ont accompagnée tout au long du parcours. " Cette histoire commence donc dans l'été 1965. La première élection du président de la République au suffrage universel doit avoir lieu dans six mois. A gauche, le maire socialiste de Marseille, Gaston Defferre, s'est porté en première ligne. En retrait, François Mitterrand attend. A l'Elysée, le Général ne se sent pas menacé... "
Si François Mitterrand a tant fait pour Paris, c'est qu'il l'aimait tant. Sa "chère cité", déclarait-il. Ce n'est pas le moindre paradoxe de son personnage : l'enfant qui parcourait, heureux, les chemins de sa Charente natale, est devenu, depuis son arrivée en 1934, un incomparable piéton de Paris. Avec une double géographie : le Paris du promeneur, de Montparnasse au Ve arrondissement, des libraires des quais de Seine à la place des Vosges ; et le Paris de l'homme d'Etat, du Panthéon au faubourg Saint-Honoré, et du pont Alexandre-III aux Champs-Elysées, où il présida la cérémonie du bicentenaire de la Révolution. Michèle Cotta nous dévoile, davantage que le personnage politique connu, le Mitterrand intime, et l'écrivain qu'il voulait être : "J'aime écrire, disait-il. Je pense que, si je n'avais pas été absorbé par la politique, j'aurais aimé consacrer une partie de ma vie à construire une oeuvre littéraire. En avais-je le talent ? En tout cas j'en avais le goût... Comment écrire ? Il faut l'unité de l'esprit. Le téléphone qui vous déchire l'oreille, la visite impromptue... l'homme politique toujours arraché à lui-même a de la peine à devenir écrivain."
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.