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Une glorieuse stagnation
Cotta Alain
FAYARD
22,45 €
Épuisé
EAN :9782213612058
La prévision démographique est à peu près la seule qui soit fiable. L'évolution à long terme d'une population est à la fois lente et presque certaine. Ainsi de la diminution de la population européenne dans les cinquante ans à venir, et plus encore de son vieillissement qui a déjà commencé et qui va s'accentuer. Les conséquences économiques de cette évolution sont d'autant plus prévisibles qu'elles s'inscrivent déjà dans la conjoncture actuelle. L'investissement chute régulièrement, d'autant plus que notre Europe vieillissante a délibérément sacrifié ses dépenses militaires. Il ne sera pas facile pour nos sociétés européennes de s'adapter à ce déclin démographique. Les grands privilégiés ou " intouchables " n'en auront cure. Les "exclus", en nombre croissant, se réfugieront sans contester dans une espèce de marginalisation de bon aloi. Mais la classe moyenne, soit près de 70% de la population, connaîtra de telles tensions entre jeunes et vieux que le conflit inter-générationnel occupera la place laissée par la défunte lutte des classes. Les politiques, piégés, essaieront bien de prévenir une installation définitive de la stagnation, mais ils ne recevront aucune aide d'un corps social qui refusera toute distribution des revenus en faveur des personnes actives et, a fortiori, tout accroissement sensible de la durée de travail. Restera l'inflation, seul lubrifiant éventuel aux ajustements rendus nécessaires par le vieillissement démographique. Mais qui pourrait la prôner ? Encore faudrait-il que l'allongement de la durée de vie cessât : mais quel personnage politique pourrait se risquer à faire campagne sur pareil thème ?
Le jeuest devenu l'une de nos activités sociales essentielles. Les individus se lancent à corps perdu dans le sport ; dans toutes les organisations sociales, notamment dans les entreprises, les dirigeants jouent de leur intelligence ; partout, ceux qui ont la chance de vivre dans notre univers développé engagent une partie importante de leurs revenus dans les jeux de hasard. La démocratie se transforme en lotocratie. Les industries du jeu accompagnent le mouvement. Les nations occidentales leur consacrent près du double de ce qu'elles accordent à la recherche technologique et scientifique. La société du jeu est la première synthèse complète sur la part du jeu au XXe siècle et les conséquences économiques et sociales de ce phénomène mondial. Alain Cotta nous montre les différents types de jeux auxquels nous avons recours pour lutter contre l'ennui qui, dans notre économie avancée, s'est progressivement substitué à la fatigue physique. Parmi les motivations qui poussent les hommes à jouer, la principale est, sans doute, le besoin impérieux de lutter contre l'uniformité de la vie sociale et d'ajouter le temps du jeu à celui du sérieux. Après l'ère morale, après l'ère idéologique, sommes-nous bel et bien entrés dans la société du jeu ? Alain Cotta, professeur d'économie à Paris-Dauphine, est l'auteur, notamment, aux PUF, de le Capitalisme (1977), Réflexions sur la grande transition (1979), le Corporatisme (1984) et, plus récemment, chez Fayard, de l'Homme au travail (1987), le Capitalisme dans tous ses états (1990), la France en panne (1991) et Pour l'Europe, contre Maastricht (1992).
La France est en panne. Le chômage a cessé de régresser pour reprendre une ascension qui laisse planer la menace de compter trois millions de chômeurs sous peu. La croissance ne cesse, quant à elle, de se ralentir non seulement dans l'absolu mais aussi par comparaison avec l'Allemagne et l'Italie. Si cette situation se poursuit jusqu'à la fin de la décennie, la France ne sera plus que la troisième puissance économique de l'Europe, dépassée par sa soeur latine. Plus grave encore, une crise profonde d'identité nationale se profile à l'horizon. La France en tant que nation ne paraît plus avoir de projets collectifs, industriel, économique, social ou culturel, capables de l'animer. Comment en est-on arrivé là en dix ans ? Pourquoi la France est-elle, aujourd'hui, ligotée ? Le principal responsable est un monétarisme dogmatique qui s'est lentement substitué à tout autre forme de politique économique. Nous devons écarter les deux mâchoires, germanique et latine, de la tenaille qui se resserre autour de nous. Nous devons, le plus vite possible, nous réinstaller le long d'un sentier de croissance d'au moins 3% en pratiquant une politique de déficit budgétaire de plus grande ampleur. Nous devons à bref délai refuser que la politique de la France soit faite à Francfort sous le prétexte d'un système monétaire européen qui a vécu, à moins que nous ne restions les seuls à accepter de la confondre avec une " zone mark " qu'il vaudrait mieux réduire au plus tôt à sa plus simple expression. Retrouver une croissance durable implique que nous restaurions une économie publique qui a toujours constitué une de nos forces les plus vives. En dépit des coups multiples et injustes qui lui auront été portés par un pouvoir dit socialiste, cette restauration est indispensable pour redonner aux Français des projets collectifs qui soient à la mesure de leur passé et leur fassent envisager l'avenir autrement que remboursés par la Sécurité sociale sans ticket modérateur...
Résumé : L'idée que la société américaine connaît depuis quelques années un véritable miracle repose sur l'existence d'une croissance économique qui ne se relâche pas, alors que l'Europe connaît une stagnation elle aussi durable. Mais cette idée de miracle s'alimente surtout à la hausse spectaculaire de la bourse américaine, qui aura multiplié par plus de quatre, en dix ans, le patrimoine des heureux détenteurs d'actions américaines. Cette santé exceptionnelle de Wall Street accompagne, paraît-il, la création extrêmement rapide d'un réseau de communication mondial : Internet. Mais, à y regarder de plus près, ce miracle a d'autres explications. L'une, qui ne peut que nous surprendre, réside dans l'accroissement continu de la durée du travail aux Etats-Unis. L'autre tient à l'augmentation continue et considérable des inégalités de revenu et de fortune. Le président de Walt Disney a gagné en 1998 autant que 70 000 " pauvres ". Enfin, il est évident que la santé des Etats-Unis est un effet de notre démobilisation à l'égard de l'investissement, de l'entreprise et de l'innovation. Ce sont les pays riches d'Europe et d'Asie qui financent l'exceptionnelle croissance des Etats-Unis. Ce sont les rentiers du monde entier, dont nous faisons partie, qui donnent aux Américains les moyens de connaître leur miracle.
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.