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L'exercice du pouvoir
Cotta Alain
FAYARD
32,55 €
Épuisé
EAN :9782213611235
Les modes d'exercice du pouvoir font souvent l'objet de deux discours presque contradictoires. A l'exception de Michel Foucault, dont le prestige était tel qu'il pouvait énoncer que " le pouvoir ce n'est pas le mal ", la très grande majorité des sociologues français dénonce à peu près toutes les formes d'autorité. A l'opposé, la pensée américaine et, plus encore, la pratique sociale s'ingénient à en légitimer l'existence et à en renouveler à l'infini les modalités. Or ce quasi-monopole accordé au mode ancestral d'exercice du pouvoir a pour effet de détourner l'attention de deux autres voies : la ruse et le réseau, qui sont aujourd'hui de plus en plus empruntées. L'histoire contemporaine de l'ensemble des organisations des Etats-Nations aux entreprises en passant par les religions témoigne du rôle déterminant des arcanes de la ruse, qu'il s'agisse de la séduction, du mensonge et du secret, en particulier dans les guerres actuelles entre Etats et entreprises. Nos démocraties ne connaissent de crise de l'autorité que parce qu'elles sont devenues des " résocraties ", depuis les amicales d'anciens élèves de nos grandes écoles jusqu'aux confréries : francs-maçons, Opus Dei, partis politiques etc., qui préludent au choix des élites dominantes avant même qu'elles n'exercent par les mêmes voies leurs prérogatives. Dans cet essai, Alain Cotta recense et dissèque le fonctionnement de ces multiples réseaux qui sont devenus le mode d'exercice privilégié de tous les pouvoirs.
Résumé : Le référendum du 20 septembre sur l'Europe sera l'occasion pour les Français d'affirmer leur attachement à la construction européenne en votant " NON " à la ratification des Accords de Maastricht. Ces accords négociés à l'écart des peuples et de leur représentation démocratique violent l'Europe et menacent la France. Ils violent l'Europe en ce que l'union économique et monétaire instaure un véritable Etat fédéral auquel il ne manquera presque rien pour qu'il se substitue à toutes les nations actuelles de l'Europe des Douze. L'Europe serait gouvernée par une bureaucratie de plus en plus ambitieuse, une Banque centrale de plus en plus " monétariste ", une Cour de Justice de plus en plus armée par Bruxelles. Les douze nations concernées ne sont sûrement pas prêtes à abandonner ainsi toute leur souveraineté. Si ces accords étaient ratifiés et appliqués, la France cesserait d'être une nation au renouveau économique exceptionnel et au rayonnement sans frontières. Elle serait définitivement satellisée par un pangermanisme qui la condamnerait au piètre état que les dirigeants de l'Allemagne prévoyaient voici cinquante ans. La stagnation actuelle s'installerait dans une France résignée à perdre toute existence proprement mondiale. Ne pas ratifier ces accords n'est pas arrêter la construction européenne. Au contraire. Pour que l'Europe et la France entrent dans le XXIe siècle avec sérénité et panache, il convient d'abord de démocratiser l'Europe à la suite de l'Acte Unique et, surtout, de redonner à la France une ambition à l'aune de son passé.
Le siècle avait si bien commencé: presque un rêve, qui avait duré le temps d'une ou deux générations. Le monde entier pouvait se regarder avec des yeux ronds et radieux. Égalité, Liberté, Fraternité: on pouvait se dire que l'esprit de la Révolution française avait triomphé, en l'espace de deux siècles, de toutes les préventions, et même de tous les obstacles que l'âpreté, la violence et l'égoïsme des humains avaient accumulés en tous lieux de la planète. Mais la fin de cet âge d'insignes progrès n'était-il, pas déjà proche? Notre siècle ne connaîtrait-il pas dès demain des temps beaucoup moins heureux?"
Les inégalités relatives au statut du travail devraient occuper la place centrale du débat social. A les considérer dans le cadre restreint des entités nationales, ces inégalités sont déjà considérables. Alors que, par leur naissance, leurs dons physiques et intellectuels, leur éducation, certains peuvent connaître sans effort l'inestimable avantage d'exercer une activité qui leur vaille reconnaissance sociale et narcissique, d'autres sont condamnés à des tâches qui, selon une loi immuable depuis les origines de l'humanité, combinent à peu près toutes les nuisances : promiscuité avec l'inerte, domestication de l'ordre, faible rémunération et absence de considération allant jusqu'au mépris qui incite l'homme à se méconnaître. "A étendre au monde tout entier le champ d'appréciation de ces inégalités, le statut de l'homme au travail présente des disparités qui laissent ou révolté ou songeur. Plus de la moitié vivent le sort du paysan moyenâgeux, sinon celui des esclaves des communautés urbaines du néolithique. Presque tous les autres éprouvent la dure condition ouvrière ou l'état résigné des employés que réserve la grande époque de la conscience rusée. Un grand nombre, au chômage, regardent passer le train du progrès scientifique ou essaient d'y prendre place au risque de leur santé ou de leur vie. Il n'est qu'un nombre infime à avoir renversé la plus vieille des condamnations humaines, à s'illuminer du feu prométhéen. "Une telle inégalité vient du fond des âges et de notre condition. Qu'elle révolte mais, aussi, rassure. Autant que le progrès scientifique, elle est espoir et gage de future vigueur". Alain Cotta est professeur de sciences économiques à l'université Dauphine et à l'école des H. E. C. Il s'intéresse en particulier à l'évolution des économies occidentales, au ralentissement de leur croissance depuis dix ans et aux mutations de leurs modes de vie.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--