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Musique, enjeu de société. Autour de Guy Gosselin
Cotro Vincent ; Dufetel Nicolas ; Mongrédien Jean
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753550575
Des opéras-cramiques de Nicolas Isouard au violon de Didier Lockwood en passant par Wagner et Maderna, ce volume regroupe des études consacrées à la musique allemande, américaine, française et italienne du XVIIIe au XXe siècle. Selon des méthodologies historiques, sociologiques, esthétiques et analytiques, les auteurs proposent de revisiter l'oeuvre et la carrière de compositeurs connus comme Beethoven. Berlioz, Enesco. Liszt, Massenet, Saint-Saëns, Satie, Wagner et le Groupe des Six. Des figures moins connues comme le critique musical Albert de Lasalle, le maître de chapelle Julien Martin et la soprano Henriette Méric-Lalande font également l'objet d'études détaillées. Baudelaire, Cocteau, Zola, Madame de titan E. T. A. Hoffmann, Hülclerlin, Hanslick, Fantin-Latour et Alberto Savinio offrent l'occasion de traiter les liens entre musique, beaux-arts, esthétique et littérature. Sont également abordés le fait religieux, l'espace social de la musique et l'histoire des concerts par l'étude des sociétés musicales à Paris sous l'Occupation, la presse musicale à la fin du XVIIIe siècle, l'utopie acoustique de la salle Barthélemy et la représentation iconographique du public au XIXe siècle. Cette pluralité d'analyses et de répertoires, où s'affirme cependant nettement la préoccupation d'une histoire sociale de la musique, est conçue comme le reflet des centres d'intérêt, des travaux et de l'enseignement du musicologue Guy Gosselin, professeur émérite à l'université de Tours, auquel est dédié ce volume.
Cotto Kelig-Yann ; Sergent Gildas ; Couanault Emma
Résumé : Le bistro n'est pas qu'un lieu de perdition pour le marin, il incarne la socialisation au sens plein du terme. L'histoire des bistros à Douarnenez est emblématique de ce phénomène. L'atmosphère des ports de pêche ou de marine marchande est indissociable de ces établissements qui, à une époque encore proche, s'alignaient par dizaines sur les quais et les rues des villes maritimes. Et même par centaines dans la cité penn-sardin ! L'on y buvait sans doute, mais quoi exactement ? Et d'où venaient les boissons ? Qui tenait ces bistros, quand y allait-on, à quel âge, pour quelles circonstances professionnelles ou festives ? Ce sont ces relations à l'intérieur d'une communauté maritime dans son rapport au bistro, au café, a la buvette, au bar... avec ses codes et ses rites, que ce livre se propose de décrire. Il s'appuie sur l'analyse de spécialistes, des illustrations nombreuses, objets chargés de souvenirs, et sur les témoignages de pêcheurs et de femmes de marins. Car le bistro est loin d'être affaire d'hommes seulement, bien au contraire. Les femmes y tiennent un rôle éminent, original en prise directe avec l'économie portuaire comme avec l'équilibre social génère. Inclus la liste complète et la cartographie des plus de 250 débits de boissons à Douarnenez en 1956.
Consacré aux processus créatifs en musique et dans les arts du spectacle, cet ouvrage collectif sur les paradigmes de l'autorité aborde de nombreux domaines : musique, théâtre, danse, chanson, cinéma... Une telle diversité met en écho des problématiques communes qui organisent l'ouvrage en quatre grandes parties. L'autorité se présente sous les traits de la tradition, de ses contraintes créatives mais aussi de ses risques de sclérose et des ruptures qui en redéfinissent les règles. Il s'agit de réfléchir aussi au devenir-auteur et au statut de l'auctorialité dans le contexte d'un dialogue des arts et des mutations des processus de création. Le conflit ou le partage entre des autorités d'origine et de nature différentes, comme en danse ou dans le jazz, aboutissent ainsi à de mystérieuses synergies. Enfin, l'ouvrage aborde la société civile sous l'angle de son ou de ses autorités, que les formes artistiques représentent, interrogent, contestent ou confortent.
Résumé : La révolution du conteneur dans les échanges maritimes revient à l'américain Malcolm Mac Lean. Dans le port de Newark près de New York, dès 1956, il met en oeuvre son projet de conditionnement normalisé. Son idée : simplifier la manutention et optimiser les chargements sans perdre de place, tant sur le quai que dans les cales des navires. Un vrai jeu de construction. Cette innovation gagne l'ensemble de la planète et se mue en standard incontournable. Plus de 3500 porte-conteneurs - géants de 400 m pouvant en transporter jusqu'à 19000 à la fois ! - évoluent aujourd'hui sur toutes les mers, accostant à des ports et terminaux dédiés à la prise en charge de ces parallélépipèdes d'acier. Dans le cadre de la grande exposition documentaire The Box, les auteurs évoquent ici tant l'histoire du conteneur que les données techniques, sociales et commerciales qui s'y rapportent. On mesure l'ampleur du phénomène, ce qu'il a changé dans l'image des ports, dans l'architecture navale. Et ce qu'il sous-tend aussi sur la chaîne du travail maritime et du trafic mondialisé ; l'influence d'un progrès logistique et de gestion des flux sur au final une toute nouvelle économie de l'import-export. Avec ses réussites indéniables mais aussi ses limites : pollution, déréglementations, piratage, naufrages...
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.