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La sagesse du septième art. Répondre aux grandes questions avec le cinéma anglo-saxon
Costes Jean-Philippe
LIBER CANADA
38,00 €
Épuisé
EAN :9782895786559
Qui est Dieu ? Quelle est l'origine du mal ? La vie a-t-elle un sens ? Qu'est-ce que le progrès ou l'aventure ? La réussite est-elle aussi enviable que nous l'imaginons ? Quel est le véritable visage du jeu ? Que signifie être libre ? Le cinéma anglo-saxon est structuré par un même clivage : le profane contre le sacré. Cette confrontation est naturellement restrictive, en ceci qu'elle ne peut englober l'ensemble des conflits idéologiques qui divisent nos sociétés. Force est néanmoins de reconnaître qu'elle embrasse une multitude de problématiques fondamentales. La formidable universalité des réalisateurs anglo-saxons en témoigne depuis des décennies. Elle révèle une propension exceptionnelle à traiter des préoccupations du plus grand nombre. Les réalisateurs du profane, affamés de liberté, sont de fervents anticonformistes en s'attaquant à l'ordre établi, aux idées dominantes et, plus encore, aux interdits qui pèsent sur les sociétés occidentales. Les réalisateurs du sacré, quant à eux, se distinguent en forgeant leurs pensées dans le creuset de l'exaltation : ils abordent les grands enjeux de la vie positivement et adhèrent à des principes transcendants. Charles Chaplin, Steven Spielberg, Martin Scorsese, David Lean, George Stevens et vingt-cinq autres géants du cinéma anglo-saxon, sous la fine analyse de Jean-Philippe Costes, répondent aux grandes questions de la vie. Que leurs points de vue relèvent du profane ou du sacré, ils enseignent à travers leurs films, révélateurs des vices comme des vertus de l'homme, une vérité trop souvent ignorée : le septième art est un formidable outil pédagogique pour quiconque ambitionne de s'initier à la sagesse.
Né ailleurs j'aurais été bien différent" avouait Fabre à la fin de sa vie. De l'enfant vers lequel il se retourne, tout au long de ces pages, va naître le savant. A Saint-Léons, le petit Henri, pieds nus, découvre le monde de l'infiniment petit qui grouille dans une mare, le monde de l'infiniment grand qui s'étend sans limite derrière la fenêtre où il passe des heures, non pour rêver, mais pour observer. Jean-Henri Fabre se laisse aller aux confidences et, sans s'abandonner aux déformations d'une loupe nostalgique, il raconte ses jeux, ses bêtises, ses découvertes.
Que deviendrait Tintin, chevalier sans peur et sans reproche de la bande dessinée, si un album caché du grand Hergé le peignait sous les couleurs compromettantes d'un personnage hanté par de multiples démons ? Un héros encore plus passionnant que celui dont nous connaissons tous les aventures ! Dans un texte à la croisée de l'essai et du neuvième art, Jean-Philippe Coste vous propose de découvrir les idées insoupçonnées d'un contestataire grimé en bien-pensant qui, à mots subtilement couverts, renverse les hiérarchies traditionnelles et les valeurs dominantes. Politique, religion, science, féminité, pouvoir, autorité, races, aucun tabou ne sera épargné par la verve critique du plus roué - et du plus mal connu - des reporters vedettes.
Garnick est né en 1900 dans une famille arménienne. Pour son petit-fils, qui le subit avec dégoût, c'est "un clodo, une merde". Pourtant, quelle vie! Pour la saisir, il faut remonter à la révolution bolchevique: les Rouges ont massacré sa famille. Resté seul, le jeune Arménien rejoint les "Cosaques bouffeurs de cocos". Commence alors une cavalcade aventureuse à travers l'Europe, l'Afrique du Nord et la Guyane, à travers un monde où l'innocence finit toujours les tripes à l'air.Grand Père est l'histoire d'un homme plongé dans la barbarie, mais racontée avec une force d'évocation et une drôlerie décapante qui sauvent du désespoir. On pense à du Mac Orlan secoué, du Cendrars explosé, du Céline ivre. Poisseux de sang, débordant de violence, sans aucun répit. Costes s'inspire du fracas de wagons qui déraillent plutôt que du chant des oiseaux. Il en sort une musique inconnue, terrible, étourdissante.
Qui ne connaît pas James Bond ? L'addition de qualités royales et d'honneurs princiers a fait de lui un fantasme planétaire, un idéal à la fois inaccessible et familier qui excite conjointement l'envie des maris, la convoitise des femmes et les rêveries des enfants. En somme, il représente tous les traits de caractère de ce que la mythologie moderne appelle un " monstre sacré ". "Je m'appelle Bond, James Bond". Vous avez entendu cette formule à maintes reprises, mais savez-vous réellement qui est le mythique numéro 1 de l'espionnage international ? Avez-vous une idée claire de sa vision du monde ? Pour dissiper tout malentendu en la matière, l'agent 007 vous convie à une projection privée dans son appartement de Kings Road. Il vous dévoilera sa véritable nature, de ses plus grandes qualités à ses pires défauts. Il vous entretiendra de ses meilleurs ennemis. Mieux, il vous parlera du plus passionnant de tous les sujets : vous. Ne déclinez cette invitation sous aucun prétexte. Il est exceptionnel qu'un monstre sacré daigne se mettre à nu.
Anthropologue, professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, David Le Breton est spécialiste de l'anthropologie du corps et des conduites à risques des jeunes. Il a publié sur ces thèmes de nombreux articles et plusieurs ouvrages - entre autres, Anthropologie du corps et modernité, L'adieu au corps, Passions du risque, Signes d'identité. Piercings, tatouages et autres marques corporelles. Ses travaux ont contribué à renouveler les études sur le corps et les multiples enjeux sociaux et éthiques qui lui sont associés dans la société contemporaine. Engagé sur la place publique dans les débats entourant ces questions, il propose une vision critique de certaines des valeurs dominantes qui fondent la modernité.
L'homme qui ne peut qu'obéir est un esclave; s'il ne peut que désobéir, il est un révolté", écrivait le psychologue Erich Fromm en 1963. "Je suis loin de dire, continue-t-il, que toute désobéissance est vertu, et toute obéissance vice. Ce serait ignorer le rapport dialectique qui existe entre l'obéissance et la désobéissance." Antigone, Socrate, Jésus, Thoreau, Tolstoï, Gandhi, Luther King, l'histoire regorge de contestataires qui ont fait avancer la civilisation. Sans compter les mouvements collectifs de dissidence: quakers, mormons, manifestants contre la guerre, contre les expériences atomiques, contre la pollution, contre la mondialisation néolibérale, etc. À partir d'un rappel de diverses manifestations d'objection de conscience et de désobéissance civile, l'auteur s'efforce de définir ces termes. Il fait surtout une analyse du phénomène d'un point de vue éthique. II s'interroge enfin sur l'attitude que devraient avoir les dissidents, mais aussi les législateurs, les tribunaux, la police, la population. En son fond, l'objection de conscience n'est pas négative; elle n'est ni abstention ni passivité; elle doit, par sa force d'interpellation, témoigner des valeurs mêmes qui sont à sa source. De dérangeur qu'il est, l'objecteur devient ainsi un éveilleur de conscience.
La perception est l'acte de l'intelligence du corps entier alors que la pensée est celui de l'intellect comme faculté spécialisée. Alors que la pensée laisse des traces auxquelles elle ne cesse de revenir et de se réalimenter, la perception s'efface en s'effectuant, laissant le champ libre pour une perception nouvelle. C'est parce que la pensée ne va pas au bout d'elle-même, qu'elle est fragmentée et constitutivement inattentive, qu'elle ne peut éclore complètement et qu'elle laisse, par conséquent, nécessairement des traces. C'est au contraire parce que la perception va au bout d'elle-même qu'elle épuise toute son énergie et qu'elle peut disparaître sans laisser de traces, ayant accompli complètement sa puissance de vie. Elle peut donc mourir sans regret alors que la pensée qui ne parvient jamais à vivre complètement ne peut s'empêcher de revenir sur ce qu'elle a raté. C'est parce que la pensée n'est toujours qu'à moitié là, toujours en même temps au passé et au futur, qu'elle doit sans cesse revenir su la moitié qu'elle a manquée. Et même quand elle revient, elle ne le fait encore qu'à moitié, de manière morcelée, ce qui fait que le travail n'est jamais terminé, qu'il doit se poursuivre jusque tard dans la nuit dans les usines du rêve. Seule la perception totalement vivante peut finir le travail, permettant ainsi au corps de se reposer complètement."
La liberté, cette valeur si précieuse, est de nos jours à ce point sacrée qu'elle ne semble supporter aucune limite. En son nom, nos représentants politiques, la population en général, mais aussi l'élite intellectuelle et, de façon prééminente, la magistrature vont parfois jusqu'à remettre en cause la laïcité de l'Etat en la jugeant incompatible avec la liberté de religion, sinon hostile à son endroit. Cet essai affirme que c'est là faire preuve d'une profonde méconnaissance du principe de laïcité. En s'appuyant sur la grande tradition de la pensée occidentale qui, d'Antigone aux constitutions modernes, a établi une nette séparation entre pouvoir politique et pouvoir religieux, l'auteur montre que la liberté religieuse (celle de la croyance) ne cautionne pas l'expansionnisme religieux qui cherche à étendre ses tentacules dans les divers secteurs de l'activité sociale et civile et que seule une conception abusive et absolutiste de la liberté a pu mener à ce qu'on nomme désormais le "gouvernement des juges" . Bien comprise, la liberté religieuse permet au contraire de réaffirmer la légitimité de la laïcité de l'Etat. Partant de la problématique propre à la société canadienne et québécoise, par son langage clair et son argumentation serrée, cet ouvrage est une contribution fondamentale et universelle aux débats qui agitent nos sociétés, y compris en France.