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Je reviendrai. Lettres de Russie 1942-1943
Corti Eugenio ; Genot Gérard ; Livi François
DES SYRTES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782940523511
En 1941, Eugenio Corti a vingt ans. Il est inscrit à l'université, en droit, condition qui lui permet de retarder l'appel aux armes. Mais cela ne lui convient pas. " Tous les jeunes de mon âge sont impliqués dans cette grande guerre, je vais donc y aller. " Il renonce à son privilège et commence une formation d'officier. Il peut choisir sa destination et demande à être envoyé en Russie. Il y a une raison pour cela : élevé dans une famille catholique, il estime douteuse la revendication du communisme d'être la réalisation de l'idéal chrétien, et il décide que la guerre est l'occasion de vérifier ce postulat. Alors que les combats stagnent, il parle avec les habitants. Il découvre qu'il n'y a pas de famille qui n'a pas au moins un membre tué par le régime ou déporté en Sibérie, il écoute le récit des années terribles de la famine en Ukraine et des cas de cannibalisme. " Cette histoire m'a fait toucher la vérité de ce que saint Augustin avait écrit quinze cents ans plus tôt : soit vous construisez la cité de Dieu, soit inévitablement celle du prince de ce monde. Et je décidai que je devais dire ce que j'avais vu. " Cela deviendra le motif de sa vie, qu'il consacrera à rédiger Le Cheval rouge (L'Age d'Homme, 1996), son chef-d'oeuvre inspiré par son épopée en Russie. Le présent ouvrage est le matériau de base de cette histoire : il s'agit de sa correspondance complète envoyée en Italie. Dans le sillage de Vassili Grossman, Corti se place dans le rejet des deux totalitarismes du xxe siècle : le communisme et le nazisme. Il s'agit ici de lettres envoyées principalement à sa famille. L'auteur, pudique, ne voulant pas alarmer ses proches, tait l'horreur des combats. Et c'est dans les silences que le lecteur devine en creux que se déploie la terrible épreuve des soldats qui entameront une retraite apocalyptique décrite dans La plupart ne reviendront pas (De Fallois/L'Age d'Homme 2003). Témoignage unique sur les conditions du front russe, Je reviendrai est le chaînon manquant de l'oeuvre d'Eugenio Corti, à la source de son oeuvre littéraire.
Corti Eugenio ; Lantieri Françoise ; Livi François
Résumé : Depuis sa publication discrète en 1983, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire avec trente et une rééditions à ce jour. Inspirée par l'expérience personnelle de l'auteur, cette épopée couvre près de quatre décennies de l'histoire européenne. De la campagne de Russie à la barbarie nazie, de la découverte du Goulag aux épisodes de la résistance en Italie du Nord, Le Cheval rouge a souvent été comparé à des oeuvres aussi universelles que Guerre et Paix. Ce monde fourmillant de personnages, de drames et de récits d'amour, de grandioses scènes collectives, est avant tout le roman des petites gens appelées à bâtir l'Histoire. Ambrogio, Manno, Michele, davantage que les protagonistes de ce chef-d'oeuvre inspiré, sont des figures vivantes qui rayonneront à jamais dans l'âme des lecteurs.
Résumé : Collection La bibliothèque de Dimitri Première édition : coédition L'Age d'Homme/De Fallois, 2003 Traduction revue et augmentée Mobilisé par l'armée italienne en 1942, Eugenio Corti, l'auteur inoubliable du Cheval rouge, prend part, comme jeune officier d'artillerie, à l'épopée du front de l'Est. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seuls quelques-uns des 30000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie. De ce fourvoiement honteux que l'on s'efforçait d'oublier - l'alliance avec l'Allemagne -, la campagne de Russie était l'épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n'était pas la sienne, absorbée à jamais par l'immensité russe et les camps. L'un des rares survivants de cet enfer en a rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance. Ce texte bouleversant est la trame historique ayant servi à Eugenio Corti pour écrire son chef-d'oeuvre, Le Cheval rouge.
1941: les forces de l'Axe lancent des centaines de divisions dans la gigantesque campagne de Russie. Mobilisé par l'armée italienne en 1942, Eugenio Corti prend part, comme jeune officier d'artillerie, à l'épopée du Front de l'Est. Brisée aux portes de Stalingrad, l'avancée foudroyante des envahisseurs va se transformer en une épouvantable débâcle. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seule une poignée des quelque 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l'Italie. La plupart ne reviendront pas, paru en 1947, bouleversa les Italiens. De ce fourvoiement honteux que l'on s'efforçait d'oublier - l'alliance avec l'Allemagne -, la campagne de Russie était l'épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n'était pas la sienne, absorbée à jamais par l'immensité russe et les camps. L'un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance
Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.
Combien de prisonniers et de requis du travail français, pris au piège de l'amour, furent expédiés en camp de concentration tandis que les femmes allemandes, coupable d'avoir avec eux " souillé la race ", moururent à Ravensbrück ? La France a fourni au IIIe Reich, avec la Russie et la Pologne, le plus gros contingent de travailleurs. Contraints et forcés par les lois de Vichy imposées par l'occupant, prés de deux millions de prisonniers de guerre français - les KG - et un million de requis du travail - les STO - ont travaillé dans les usines, les ateliers et les fermes du Grana Reich. Dès 1940, la Gestapo promulgua un décret selon lequel " les prisonniers de la guerre français pris à des relations sexuelles avec des jeunes femmes allemandes devaient être punis de mort, de même que les prisonniers polonais ". Les peines qui furent infligées aux KG ou aux STO équivalaient souvent à la mort. Les femmes allemandes prises en faute suite à des dénonciations et des commérages subirent de interrogatoires musclés. Parfois tondues et exhibées dans les rues sous l'oeil vigilant de la Gestapo, elles finirent souvent leurs jours en camp de concentration. Même certaines mères parvinrent à fuir ou à se cacher avec leur bébé, la majorité des enfant de ces couples infortunés furent voués à l'éducation nationale-socialiste s'ils avaient l'air " aryen ", ou discrètement éliminés. Beaucoup de jeunes requis du travail et des prisonniers français, coupés de leur patrie, astreints à des travaux épuisants et sauver dangereux ont malgré tout trouvé le réconfort auprès de femmes du pays ennemies. Leurs amours furent une autre façon de dire " non " à Hitler. Aujourd'hui, des milliers d'enfants et de petits-enfants d'anciens KG et STO vivent en Allemagne et, pour un petit nombre, en France. Comme pour son précédent livre Enfants maudits, consacré aux enfants nés de liaisons clandestines entre de jeune appelés de la Wehrmacht et des femmes françaises, Jean-Paul Picaper donne ici la parole à ces enfants d'outre-Rhin. Le Crime d'aimer raconte leur calvaire dans l'univers démentiel de la dictature hitlérienne : des tragédies, quelques petits bonheurs, mais surtout des vies dévastées. Au regard des centaines de dossiers et d'archives inédite du IIIe Reich qu'il a étudiés, l'auteur nous fait découvrir des aventures humaines bouleversantes qui balisent les lourdes pages de l'histoire de la Seconde Guerre mondial.
Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.4e de couverture : Roman d?aventures dans la plus pure tradition, Le Maître d?armes est une plongée dans les mystères de la Russie de 1825, dans la démesure souveraine de sa nature, dans les passions qui tourmentent sa vie politique et bouleversent son histoire. Dumas y met tout son amour pour ce pays qui le fascine et qu?il s?efforce de comprendre. Le Maître d?armes dévoile une facette surprenante et non moins délectable de son talent de conteur et d?écrivain voyageur.