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La banlieue change ! Inégalités, justice sociale et action publique dans les quartiers populaires
Cortéséro Régis ; Lapeyronnie Didier
BORD DE L EAU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782356871978
À l?origine de cet ouvrage, l?interpellation lancée à un groupe de chercheurs par les élus d?un Conseil général, inquiets de l?évolution des quartiers populaires au lendemain des émeutes de novembre/décembre?2005. Quelle signification donner à ces événements ? En quoi interrogent-ils l?action publique à destination des quartiers ? Aussi tragique soit-il, l?événement racontait une histoire qui le dépassait, celle de la banlieue, de sa place dans les évolutions majeures de la société française ces trente dernières années. Et c?est à reconstruire le fil de cette histoire qu?il appelait. Cet ouvrage repose sur l?hypothèse que la question sociale seule ne permet plus, aujourd?hui, de rendre compte des logiques de formation des problèmes urbains. Longtemps, la question ouvrière paraissait dominer les autres dimensions des problèmes sociaux, conçus comme de simples effets induits de la sphère économique. Désormais, la question spatiale et la question ethno-raciale viennent s?y surajouter, rendant encore plus puissants et complexes les mécanismes de domination et de formation des inégalités. Les chercheurs rassemblés dans cet ouvrage proposent de dénouer les fils de cet écheveau en le passant au crible de recherches et de réflexions ciblées : l?analyse des inégalités ; leur expression subjective dans une palette étendue de sentiments d?injustice ; le sens et le rôle de la mobilisation des identités raciales ou ethniques ; les dispositifs d?action publique et leurs décalages face aux réalités vécues et aux dynamiques à l??uvre. Au final, c?est une interrogation sur le fondement du pacte social à laquelle nous confronte la question de la banlieue, interrogation centrale pour toute personne, décideur, chercheur, homme d?action ou citoyen, soucieuse de l?avenir de la cohésion sociale.
Ce livre grand format est magnifiquement illustré. Plusieurs dizaines de photographies jettent une lumière nouvelle et originale sur les monuments et les portraits considérés comme des chefs-d'oeuvre artistiques de l'Antiquité. Le texte présente un tableau précis de l'histoire et de l'art de l'Egypte ancienne, nourri aux meilleures sources, ainsi que l'action essentielle, à ce titre, des pharaons.
Rien n'empêche le ruissellement du temps sur nos épaules. Rien n'empêche le passé de nous revenir à la figure avec le vent". Victime d'une tragédie familiale avant même sa naissance, Gustave s'en remet à l'écriture pour affronter son traumatisme, quitte à déchaîner des tremblements de terre intérieurs. Quitte à lézarder la ville dans laquelle il a grandi et qui appelle son retour. C'est elle qui est à l'épicentre de son écriture, dans toute sa diversité. Il faudrait être pluriel pour la circonscrire pleinement. Quelque part, Gustave l'est. On peut dire qu'il entend des voix. A moins qu'il ne soit habité par elles ? Des voix comme autant de personnages tenant le registre d'une ligne sismique, et intime, à l'oeuvre. Quel genre de ville et d'être sauront éclore une fois le tremblement de terre advenu ? Dans ce premier roman polyphonique, Juliette Cortese se joue des genres établis et laisse libre cours à l'expression du choeur battant en chacun de nous. En approchant toute la richesse de la psyché humaine, en sillonnant les ondes qui forment le faisceau des individualités de chacun, Lent séisme consacre la métamorphose de l'écriture contemporaine en territoires de fantaisie.
Les acteurs de l'éducation populaire et de l'animation se trouvent en première ligne pour prendre en charge la diversité sociale, les inégalités socioéconomiques ainsi que ce qui relève du spectre des discriminations. Au croisement des réflexions sur les politiques sociales, culturelles et éducatives, ces acteurs sont percutés par les difficultés à dire les discriminations et à lutter contre elles. Pour autant, ils agissent et tentent d'adapter leurs pratiques professionnelles et militantes en posant, aujourd'hui davantage que par le passé, la question des discriminations non pas comme une thématique d'action, mais comme une réflexion sur les pratiques. Qu'est-ce qu'une discrimination ? Comment faire exister un cadre permettant de les interroger ? Peut-on partir des discriminations pour organiser un groupe, pour conduire une action ? Quelle place donner aux publics dans les structures et les projets ? L'ambition de ce numéro est de scruter les manifestations et les effets des tensions et dilemmes, dans les références, l'organisation et les pratiques d'acteurs qui, aujourd'hui, se revendiquent de l'éducation populaire ou en partage les présupposés. Il permettra également d'interroger l'horizon de l'égalité comme élément historique de ce champ en plein questionnement.
Dubet François ; Caillet Valérie ; Cortéséro Régis
Résumé : Quelles inégalités les individus perçoivent-ils comme des injustices dans le monde du travail ? Décider qu'une situation est injuste revient à mobiliser certaines représentations de la justice. Trois grands principes sont utilisés à cet effet : au nom de l'égalité, les travailleurs dénoncent le mépris et la précarité ; au nom du mérite, ils critiquent l'exploitation des uns face aux privilèges des autres ; au nom de l'autonomie, enfin, ils stigmatisent l'aliénation, qui leur interdit toute réalisation professionnelle. Mais si le sentiment d'injustice est vécu sur un mode subjectif, il dépend largement des conditions de travail, se détachant ainsi des représentations idéologiques ou politiques. Restent deux questions fondamentales : qu'est-ce qu'une société juste et que peuvent être aujourd'hui des inégalités justes ?
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.