Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Sortilèges de la retenue sous le bleu indigo de la pluie
Corona René
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782343186948
René Guy Cadou écrivait que le poète est un "égaré sublime qui porte en lui-même sa bergerie" , égaré l'auteur l'est assurément tout en sublimant chaque instant de son existence en dire poétique (sa "bergerie" , pour reprendre les termes de Cadou). Pour lui le mot est au centre de son paysage lyrique, le mot et tout ce que celui-ci comporte dans sa forme et son contenu. Ainsi, existe-t-il des mots qui exhalent l'enfance et qui ouvrent grand les portes des souvenirs. Enfance, sourire, désenchantement et mélancolie sont les notes dominantes des poèmes. Si on y ajoute la musicalité des vers comme des airs anciens que l'on connaît depuis toujours, il ne nous reste qu'à s'embarquer vers les îles bienheureuses du poème. Cette navigation au gré des retenues sera absolument libératrice. Les murs de la classe s'élargissent et permettent au chenapan, qui n'est d'autre que le poème, de s'échapper.
Etymologiquement, admiratio signifie étonnement, et le Grand Robert définit l'admiration comme un " sentiment de joie et d'épanouissement devant ce qu'on juge beau ou grand ". Ce livre réunit toutes les joies de lire et d'apprendre que l'auteur a pu éprouver au contact de grammairiens, linguistes, poètes, rhétoriciens, de tous ceux qui pratiquent la langue, l'utilisent, la chamboulent parfois. Aussi se divise-t-il en trois parties : la première traite de la Langue, de ses règles et de ses normes ; la deuxième examine la parole, plus personnelle et intime, de certains poètes et écrivains ; la dernière enfin examine des oeuvres poétiques à proprement parler.
Remettre au centre du débat culturel et linguistique la nécessité de la poésie lyrique, tout en soulignant la richesse et la singularité des poètes et des écrivains qui grâce à leurs voix indépendantes ont su donner au lyrisme toute l?intensité nécessaire pour créer une sorte de viatique contre l?indifférence et la froideur de l?époque pourrait être la gageure de ce livre. A partir du Poète, donc, l?auteur a parcouru divers champs linguistiques et sémantiques à l?aide d?un ensemble de relectures linguistico-littéraires (concernant la grammaire, la traduction, le signifiant, la poétique, l?humour, la chanson, la ville, le soir, la nuit, la solitude, la foule) ; il a essayé de montrer comment le lyrisme s?installe un peu partout, et dans la Grande Indifférence ne cesse de donner à voir. Là où la voix singulière exprime par sa profondeur toute la beauté et partant même la misère du monde, le pluriel (les voix du passé, du présent, d?ici et d?ailleurs...) se laisse entendre et touche, au gré de sa diversité originale, toutes les notes universelles. C?est aussi une réponse à la question sempiternelle, à savoir si les poètes sont encore utiles, question aujourd?hui pour l?auteur encore plus actuelle puisque ils ont, en apparence, disparus de la vie publique. Du moins, a-t-on tenté de les faire disparaître.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.