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Monique Mathieu. La liberté du relieur
Coron Antoine ; Chapon François ; Commère Pascal ;
BNF
39,00 €
Épuisé
EAN :9782717722093
Je ne serais pas devenue relieur si je n'avais pas ressenti, aussi loin que je remonte dans l'enfance, [...] un attrait, une sorte de fascination, devant le papier blanc, devant le jeu des signes, les proportions du rectangle, la bonne épaisseur dans la main." Cette attirance pour le livre dans la simplicité de ses éléments physiques, Monique Mathieu l'a complétée d'un goût de plus en plus vif pour la poésie et la peinture, aimanté par sa rencontre avec André Frénaud. C'est autour de l??uvre de celui-ci, de peintres amis, de poètes proches comme René Char, et des livres édités par Iliazd, Lecuire, Maeght, GLM, PAB, que se cristallisèrent d'abord ses créations. D'où la relation particulièrement sensible de ses reliures avec les livres qu'elles annoncent et protègent.Depuis 1961, plus de onze cents volumes ont été reliés par elle, dont cent quarante-six sont ici présentés, provenant d'une quarantaine de collections et de bibliothèques. Le langage qui la caractérise s'inspire habituellement de formes naturelles ou joue avec le graphisme de la lettre dans des compositions proches de l'abstraction, mais dont l'intention est toujours lisible. Reliefs et creux, incisions, ajours donnent à ses décors tactilité, équilibre et profondeur, celle-ci contribuant aussi à la vibration d'une palette des plus fines, grâce à la variété des matériaux incrustés et des peaux mosaïquées, dont la marbrure nuance encore la teinte.L'audace sereine et l'imagination poétique de Monique Mathieu la situent depuis trente ans au premier rang des relieurs vivants.
Présentation de l'éditeur Un livre, non, un décor, ou plutôt des décors d'une ville mystérieuse, étrange, bizarre, belle, en un mot, excentrique. Mille choses se passent dans cette ville, le jour se lève, le soleil brille, puis la nuit tombe. Ce n'est pas une seule histoire, mais pléthore d'histoires sans texte que l'on peut raconter en regardant ce livre. Pour plus de magie encore, mettez une lampe derrière pour faire ressortir les détails des décors.
Dans un paradoxe saisissant, par son développement économique et sa globalisation, la Chine crée des millions de personnes à l'identité complexe, des hybrides culturels, charnières entre la Chine et le monde. Mais ni la société, ni le gouvernement chinois ne sont véritablement à l'aise avec cette hybridité culturelle. Le reste du monde bute sur des réticences similaires qui pèsent à la fois sur la place de la Chine dans la globalisation et sur le rôle des hybrides culturels. Ce double paradoxe entrave la façon dont la Chine assume progressivement son rôle dominant sur la scène internationale. Ces personnes, à la fois produits et pilotes de la globalisation, remettent en cause la vision polarisée du monde qui souvent prévaut. En plongeant dans leurs vies, on découvre au fil de leurs récits comment ces éclaireurs se transforment et transforment le monde dans lequel ils vivent. Alors que l'ombre de la Chine s'étend sur la planète, les hybrides culturels donnent forme à notre futur et méritent d'être mis en lumière. Edith Coron est coach spécialiste en leadership global, auteur et ancienne journaliste. Elle est basée à Pékin depuis 2006. Anne Garrigue, écrivain-journaliste, est l'auteur de plusieurs livres sur l'Asie où elle a vécu pendant plus de vingt ans dont cinq en Chine.
Coron Antoine ; Picasso Pablo ; Buffon Georges-Lou
Résumé : Le 17 janvier 1943, Picasso offre à Dora Maar, son modèle favori et sa maîtresse depuis sept ans, un exemplaire du bestiaire gravé que lui a commandé Ambroise Vollard sur des textes de l'Histoire naturelle de Buffon. Il revient une semaine plus tard et couvre le livre de quarante-quatre dessins à la plume et au lavis représentant des animaux et des visages. Un tel exemplaire n'a pas d'équivalent parmi les livres de Picasso. Exceptionnel par le nombre et la qualité des dessins, par leur relation en partie énigmatique avec les planches et les textes choisis, ce cadeau splendide annonce aussi, plus intimement, la fin d'un amour, révélant sa morsure cruelle. Entré par dation dans les collections de la Réserve des livres rares en 1999, cet ouvrage n'avait jamais été intégralement reproduit. Son édition en fac-similé est assortie d'une étude illustrée pour en mesurer l'importance dans l'oeuvre et la vie du peintre.
Violette, mandragore, camomille, cédrat, narcisse, manioc, roseau des Indes... Davantage qu'un simple florilège, Flora Allegoria retrace l'histoire de l'illustration botanique du Moyen Age à nos jours en puisant dans l'extraordinaire richesse des collections de la Bibliothèque nationale de France. En 1611, l'apparition du terme "botanique" marque l'avènement d'une discipline à part entière. C'est dans le cadre d'une démarche scientifique que la plupart des illustrations botaniques sont alors réalisées. Au fur et à mesure de l'acquisition de nouvelles connaissances, les techniques de représentation de la flore évoluent. Dans un chatoiement de couleurs, le trait se fait tantôt réaliste et précis, tantôt délicat ou stylisé, élevant l'illustration botanique au statut d'un art. Témoignant du travail patient et inspiré de plusieurs générations de botanistes, artistes et éditeurs, les quelque cent oeuvres reproduites dans cet ouvrage - manuscrits, dessins, aquarelles, estampes, lithographies - initient aux secrets de la nature et, par leur grande variété de sujets et de supports, exaltent l'extravagante beauté de l'univers végétal.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.
Si la lecture apparaît comme une valeur refuge dans l'éducation des enfants, les livres qui leur sont destinés ne font pas toujours l'unanimité. Les discours actuels, de plus en plus impérieux, le confirment, et le débat reste ouvert : où s'arrête la liberté d'expression en regard des impératifs liés à la protection de l'enfance, où commence la censure ? La censure appliquée au livre pour enfants En préambule, Jean-Yves Mollier rappelle qu'au XIXe siècle, au moment même où se constitue une littérature pour la jeunesse, l'Enfant représente, de la même manière que la Femme ou le Peuple, une catégorie sous surveillance, perméable par nature à l'influence néfaste des mauvaises lectures. L'abbé Bethléem (dont les archives sont conservées à la bibliothèque de l'Arsenal) joue un rôle considérable dans la campagne menée dans la première moitié du XXe siècle contre les journaux licencieux et les illustrés pour la jeunesse (Anne Urbain). Ce sont en effet ces illustrés, français (L'Epatant) puis américains (Le Journal de Mickey), qui concentrent dans un premier temps les attaques des censeurs, dont les arguments d'ordre moral ou esthétique constituent paradoxalement l'un des premiers discours critiques sur la bande dessinée (Sylvain Lesage). La même accusation de propager, par l'exemple, la criminalité juvénile se retrouve dans les discours à l'encontre du cinéma (Roxane Haméry). En France s'est mise en place, en juillet 1949, une législation qui encadre les publications à destination de l'enfance et de l'adolescence, qui " ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit [... ] présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse ". Dans le même temps, aux Etats-Unis, est apparue, selon des modalités un peu différentes, la Comics code authority qui régira pendant des décennies la publication des comics américains (Jean-Paul Gabilliet). Le tournant de mai 1968 Mai 1968 bouleverse le paysage bien ordonné de l'édition pour la jeunesse, en initiant un mouvement de libération de l'enfance opprimée par la famille, l'école, et le monde des adultes en général, dont le Petit livre rouge des écoliers et des lycéens, traduit et publié en France par François Maspero en 1971, est emblématique (Sophie Heywood). La plongée de Bernard Joubert dans les archives de la Commission de surveillance des publications pour l'enfance et l'adolescence, instaurée par la loi de juillet 1949, est riche d'enseignements sur la manière dont celle-ci examine au fil du temps les publications pour la jeunesse. Au-delà de la loi et de son application, de moins en moins restrictive, les pressions exercées sur le livre pour enfants restent multiples, qu'elles viennent des responsables politiques ou des parents, et s'expriment tout particulièrement dans les bibliothèques publiques (Véronique Soulé). La parole est aussi donnée aux acteurs de cette histoire contemporaine, à un éditeur (Thierry Magnier) et à des créatrices (Agnès Rosenstiehl et Katy Couprie). Laissez-les lire ! Du XIXe siècle à aujourd'hui, les discours à l'encontre des mauvaises lectures sont révélateurs des angoisses du temps, et des permanences des interdits liés prioritairement à la violence et à la sexualité, dont le livre pour enfants, territoire doublement sanctifié, devrait être protégé à tout prix. " Ne craignons pas trop vite de traumatiser les enfants. Le danger est bien plus grand dans ce qui est mièvre et ennuyeux que dans ce qui est trop fort dans sa vérité " disait pourtant Geneviève Patte dans Laissez-les lire ! en 1978... Rubriques : " Autour d'une oeuvre " mène l'enquête à propos d'un mystérieux jeu de tarot vénitien ; La " Découverte " se penche sur le ballet que Roland Petit (1976) consacre à Nana ; La rubrique " Portrait " autour de Judith Gautier ; La rubrique " Innovation " consacrée au livre augmenté ; Le récit de Nathalie Kuperman en " Résidence " à la BnF