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Vaincre la mort. Un chirurgien, greffé du coeur, témoigne...
Corniglion Michel-Raymond
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070705733
Pour la première fois, un homme qui a subi une transplantation cardiaque est lui-même un chiriurgien. C'est dire que, tout au long de cette dramatique aventure, il va vivre les choses des deux côtés de la barricade : en professionnel et en malade. Cela commence de façon hallucinante. Le docteur Corniglion, âgé de trente-sept ans, décrit sa rapide déchéance physique, due à une insuffisance cardiaque. Il sait qu'il va mourir et il peut même calculer la date de sa mort. Ce sera pour le 14 mai. Quand sa femme lui parle de la possibilité d'une greffe, il se dit que ce sera trois semaines de gagnées. Il pense qu'au bout de ce délai, se produit en général le rejet. Le jour de l'opération, par la fenêtre de sa chambre d'hôpital, à Lyon, le mourant voit passer un hélicoptère. C'est le chirurgien qui part pour Grenoble chercher un c?ur. L'opération commence pendant ce voyage. On ouvre la poitrine de malade et on enlève le c?ur hors d'usage. Quand le professseur descend de l'hélicoptère, il n'a qu'à poser le nouveau c?ur. Chaque étape de la maladie, de la convalescence, de la guérison donne lieu à de telles révélations sur la technique et les péripéties de cette opération qui frappe l'imagination. Mais le récit du docteur Corniglion vaut aussi par sa qualtié humaine. Un chirurgien découvre soudain l'envers de sa profession. Il est sévère pour certains médecins, s'il en rencontre d'admirables. Près de lui, son épouse, médecin elle-même, joue un rôle extraordinaire. Aujourd'hui, le docteur Corniglion a repris toutes ses activités.
Ouvrage politiquement peu correct", jugea un éditeur parisien à la lecture du manuscrit de ce roman. Si cet éditeur manqua d'honnêteté en le refusant, il n'en a pas moins eu raison sur le politiquement incorrect. Car Michel Cornillon ne s'est pas soucié de plaire au prince lorsqu'il a mis ce livre en chantier. Il en a même profité pour dire ce qu'il pensait du sionisme et de la politique israélienne actuelle, laquelle est aussi celle de nombre de nations paraît-il évoluées. Car si l'action se déroule de septembre 1944 au 30 avril 45 (mort de Hitler), elle est narrée à l'époque actuelle par les deux cousins juifs, profession clowns, qui en furent les protagonistes. Ce qui permet au narrateur de juger les événements d'alors selon les lumières actuelles. Dès qu'ils reniflent en quel lieu les a conduits leur voyage de cinq jours en wagons à bestiaux, Yitzhak et Mordekhaï détalent comme des lapins à l'intérieur des barbelés d'Auschwitz. A la suite de quoi, travestis en SS et prenant en otage la femme du commandant, ils deviennent au black les véritables maîtres du lieu. Autoproclamés Vengeurs des Peuples, et rapidement alliés à quelques autres détenus, ils vont rendre à leurs "collègues" SS la monnaie de leur pièce. Les sévices infligés aux déportés vont ainsi s'appliquer à ces pauvres nazis, qui en verront de vertes et de pas mûres, à commencer par un bon coup sur la cafetière suivi d'un passage immédiat au grill. D'autre part, cette inversion de la réalité en transformera le côté effroyable en un carnaval ou chacun pourra s'exprimer, c'est-à-dire se tailler à coups de pelle, de barre de fer et de planche à clous un chemin vers le rire et la liberté. Le lecteur suivra donc, principalement par les yeux de Yitzhak, les exploits tantôt hilarants, tantôt tragiques et parfois même épouvantables que vont accomplir nos héros depuis la nuit de leur arrivée jusqu'à l'évacuation du camp en janvier 45, puis de leurs "marches de la mort" à leur visite au bunker du Führer. Saga à la fois chaotique et libératrice offrant un aperçu jubilatoire du Reich hitlérien aplati par les bombes. Détournement du réel ? Sans doute, mais Jorge Semprun n'a-t-il pas déclaré : "Maintenant que disparaissent les témoins de cette époque, c'est aux auteurs de fiction de prendre le relais". Transformer en comédie la partie essentielle de l'horreur hitlérienne, et sans jamais la nier, au contraire, c'est ce que tenta l'auteur de ce roman peu commun.
Résumé : S'il inspira en partie les ouvrages auxquels il succède (en particulier (Capitalisme, la chute et ensuite), et s'il se situe dans la même veine, ce livre s'en démarque cependant. Constitué de billets tirés de "Chronique virgule", blog alimenté par l'auteur depuis plus de cinq ans, il mêle allègrement politique, actualité, digressions plaisantes, autodérision, poésie et humour. Chapitres cours, variés, portés sur le clin d'oeil, qui peuvent soit s'engloutir d'un trait (auquel cas ils entraîneront le lecteur dans le survol effaré d'une époque qui semble tourner en rond), soit, selon le bon plaisir, se déguster dans le désordre le plus joyeux. Ainsi, qu'il soit de droite ou de gauche, du centre ou des extrêmes, chaque lecteur y trouvera du plaisir. A condition bien entendu, d'où que provienne le vent, d'accepter à la fois la perte de son chapeau et la mise à mal d'idées mortes lui pesant sur l'esprit.
Semblable à des millions d'autres, votre enfant n'attend de la vie que le miel. Il apprend bien que les abeilles sont en danger, que l'ours polaire n'a plus rien à manger, que les inondations et la canicule menacent notre planète. Mais que peut-il bien saisir, à huit ou neuf ans, de ces nouvelles que nous-mêmes refusons ? Eh bien ces garçonnets et ces fillettes prêts à mordre à pleines dents dans la vie, parlons-leur à l'oreille des dangers qui les guettent. Faisons-le doucement, mettons dans nos propos la fraternité et l'amour qui nous furent refusés quand nous plongeâmes dans la jungle du monde. . Et disons-leur qu'ils deviendront plus droits, plus beaux et plus grands que nous ne sommes. Après avoir été l'objectif de "Pour vous les enfants", publié lui aussi chez BoD, tel est celui de cet ouvrage, écrit à l'intention des enfants d'une humanité promise à un destin cosmique.
Destiné aux enfants, parallèlement à leurs parents et leurs éducateurs, ce livre illustré constitue une initiation plaisante à la réflexion et la philosophie. Y sont abordés les problèmes posés à l'être humain tels le masculin, le féminin, la vie, l'esprit, et les soucis auxquels se confrontent les sociétés modernes : l'argent, la guerre, le pouvoir, la pollution etc. En plus de l'humour, de l'amour et de la confiance qui fleurissent dans ces pages, une foi sereine en l'avenir de l'homme, en sa faculté de répandre l'esprit dans la splendeur du monde.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.