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Versailles. Le pouvoir de la pierre
Cornette Joël
TALLANDIER
23,33 €
Épuisé
EAN :9782847342918
Versailles offre, à qui se propose d'en parcourir les pages, un mode d'emploi de l'absolutisme et une interrogation sur le pouvoir.Discours politique par architecture interposée, Versailles s'identifie en grande partie au long règne de Louis XIV (1643-1715). C'est à une relecture de ce règne et de la monarchie de l'Ancien Régime que nous vous invitons. Trois grands thèmes - le château, le roi absolu, la vie de cour - permettent de croiser plusieurs histoires, plusieurs lectures.L'histoire du château, tout d'abord. Par ses dimensions, par son opulence, par sa richesse iconographique, ce palais du "plus grand roi du monde" a fasciné tous les souverains de l'Europe des Lumières, et fascine encore chaque année des millions de visiteurs venus du monde entier.L'histoire d'une forme de pouvoir, ensuite. L'État absolu dont Versailles constitue le coeur fut imité, contesté, avant d'être abattu par les révolutionnaires de 1789, ceux-là même qui, quelques mois après la prise de la Bastille, allèrent à Versailles pour contraindre le roi, la reine et le dauphin à retrouver Paris.Mais la "grande histoire" ne doit pas masquer les manifestations moins connues de la vie quotidienne à Versailles : le rituel contraignant sous le regard d'un roi qui "veut tout savoir", les problèmes d'intendance - trois mille bouches à nourrir ! - et la vie des courtisans, une vie si bien décrite sous la plume la plus acérée du duc de Saint-Simon. Le palais fut un espace bruissant de rumeurs, de cabales, de scandales...Et puis il demeure une énigme : comment comprendre l'obstination d'un monarque à vouloir transformer un espace "sans vue, sans bois, sans eau, sans terre", comme l'explique Saint-Simon, en un palais d'une ampleur, d'une richesse inédite ? Car nous connaissons aujourd'hui le rôle personnel joué par Louis XVI dans la construction du palais.Monarchie et Républiques confondues ; les grands travaux du prince, à l'image des chantiers de François Mitterrand, seraient-ils une spécificité et une passion française ? Manifestations de puissance, balises de pierre édifiées contre l'usure du temps, ils sont aussi des monuments-gardiens de mémoire et d'identité."
Résumé : Sur cette duchesse devenue reine, statufiée en idole de la Bretagne, il existe une littérature pléthorique mais qui repose sur des sources fragiles et plutôt rares. Pour reconstituer son itinéraire si bref et si chahuté, il faut suivre ses pas en retrouvant et en interrogeant ceux qui l'ont accompagnée. L'existence d'Anne de Bretagne se lit comme un précipité de vie : duchesse à onze ans, reine de France à quinze ans, mère à seize ans, veuve à vingt et un ans, remariée et reine à vingt-deux ans, enceinte à quatorze reprises au moins, mais ne laissant que deux héritières quand elle meurt à trente-sept ans. De son vivant et plus encore depuis sa mort, on s'est emparé d'elle pour soutenir des causes inconciliables, l'indépendance du duché de Bretagne qu'elle a défendue en effet jusqu'au bout ou, au contraire, l'annexion pure et simple de l'Armorique au royaume de France. Anne est au coeur de cet enjeu séculaire. Son règne achève le siècle d'or d'un Etat breton qui croyait pouvoir jouer dans la cour des grands avant de céder à plus puissant que lui. Cette biographie dessine le portrait intime d'une de nos premières femmes politiques. Elle en restitue les croyances, l'intelligence de l'histoire, le goût des images enluminées, l'art de la sociabilité décliné au féminin - c'est à elle qu'on doit l'invention de la cour des Dames. A la faveur de son destin singulier et au fil des pages s'écrit également, en miroir, l'histoire croisée du royaume des lys et du duché de l'hermine.
Résumé : Cette journée fut la seule dont la maîtrise aura échappé au Grand Roi, lui qui se voulait l'ordonnateur tout-puissant de son royaume. Interroger la portée de la mort de Louis XIV conduit à reconsidérer ce très long règne à l'aune du projet politique que ce prince avait lui-même conçu. Ce livre donne à comprendre ce qui s'éteint avec le Roi-Soleil et ce qui va perdurer de son ouvre. Qu'est-ce qui fait la singulière grandeur du siècle de Louis XIV ? La gloire, le roi de guerre, l'"Etat machine", la fabrique d'une culture royale : ce souverain a élevé le prestige de la monarchie française au sommet de son rayonnement ; il a achevé d'installer l'appareil administratif de l'Ancien Régime en l'inscrivant dans le patrimoine génétique de nos institutions ; il a érigé les "mystères de l'Etat" en méthode de gouvernement et fait pénétrer l'éclat de sa figure sacrée jusque dans la plus humble chaumière. Ce fut une ambition démesurée que les épreuves finiront par dérégler. Quel contraste entre le jeune monarque, ardent réformateur des "années Colbert", qui imprime sa marque à toutes les formes de création dans l'effervescence d'un Versailles baroque et festif, et le vieux roi éprouvé par des guerres interminables, cabré dans la dévotion en pourchassant les ennemis de la foi ! La mort de Louis XIV clôt un chapitre de l'histoire de la royauté et en ouvre un autre : à l'aube du siècle des Lumières, c'est la "manière" de ce monarque, c'est aussi une certaine conception de l'autorité, qui meurent avec lui.
Tout au long du XVIIe siècle, les tambours de la guerre ont résonné à travers l'Europe, le plus souvent au nom du roi.De la guerre de Trente Ans à la guerre de Succession d'Espagne, le prince n'a cessé de cristalliser en sa personne et en sa fonction l'essentiel du discours et de l'exercice de la force. C'est par la guerre que se manifestait spectaculairement le pouvoir de puissance et de mort de l'Etat.A travers cet aspect méconnu du roi de guerre durant le "siècle de fer", ce livre magistral interroge les fondements mêmes de l'autorité politique des rois absolus.
Résumé : L'histoire a quelque peu oublié Omer Talon (1595-1652). Cet avocat général au parlement de Paris, le plus éloquent magistrat de son temps, fut témoin et acteur d'une révolution dans l'art de gouverner : l'affirmation, à l'époque de Richelieu et de Mazarin, d'une monarchie autoritaire, impérieuse, de plus en plus déliée des préoccupations morales et religieuses. Une vie au miroir du temps, un temps au miroir d'une vie : ce livre retrace l'itinéraire d'un magistrat, dessine le portrait d'un homme emblématique et fait le récit des troubles et des tumultes que connut l'Etat royal entre 1630 et 1652. Joël Cornette suit Omer Talon aux Grands Jours de Poitiers (1632), ce tribunal d'exception où le roi de justice donna à voir le spectacle de la souveraineté. Il le voit réagir aux actions implacables du pouvoir sous la pression de la guerre. Il l'observe aussi affronter les violences de la Fronde. Il fait de lui le greffier clairvoyant de ces événements dramatiques, témoin désemparé d'une ère qui s'achève sous ses yeux et dont il appréhende les lendemains. La mélancolie du pouvoir est ici vécue par un homme conduit presque malgré lui à instruire le procès de la toute-puissance du roi à l'heure de la raison d'Etat.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire. De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français". Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.