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Bérénice Tite et Bérénice. TITE ET BERENICE
Corneille Pierre ; Racine Jean
TABLE RONDE
7,10 €
Épuisé
EAN :9782710308751
Corneille contre Racine. Le match du siècle ! A gauche le tenant du titre, célèbre tragédien Pierre Corneille. A droite, un jeune espoir aux dents longues : Jean Racine. Ils vont s'opposer autour des amours impossibles d'une reine d'Orient et d'un empereur romain : un sujet qui, aux yeux du XVIIe siècle, n'a pas tout à fait la dignité d'une tragédie. Un vrai défi ! Chacun esquive à sa manière : Corneille donne une " comédie héroïque ", Racine invente la " tristesse majestueuse " pour draper d'un voile acceptable les grands principes aristotéliciens. D'un côté, une pièce sans illusions, tout en hésitations où l'on choisit la gloire contre l'amour, Tite et Bérénice. De l'autre, une grande cérémonie des adieux où il faut redire l'amour pour accepter d'y renoncer : Bérénice. Il y aura un vainqueur et un vaincu. Aux lecteurs d'aujourd'hui de compter les points.
La dernière tragédie de Corneille est l'une des plus belles, tant l'action s'y mêle à l'élégie, et à la poésie.On veut faire épouser à Suréna Mandane, qu'il n'aime pas, et non Eurydice, qu'il aime ; on veut faire épouser à Eurydice Pacorus, qu'elle n'aime pas, et non Suréna, qu'elle aime. Mandane est la fille du roi des Parthes, que son lieutenant, Suréna, a rétabli sur le trône. C'est donc un drame de l'ingratitude du pouvoir, de l'amour impossible, et de la mort. Entre le politique, représenté par un roi emporté par la logique totalitaire du système dont il est le produit et le garant, et la liberté de la personne dont le héros est le défenseur, le combat est impitoyable et sans issue. La grandeur finale de la pièce est que, comme chez Claudel, les amants vaincus triomphent, et que leurs bourreaux sont oubliés.
Quoi? même en disant vrai vous mentiez en effet?" Le héros, Dorante, par la seule puissance de sa parole, réorganise le réel à sa guise. En remplaçant le monde de la réalité par celui de la feinte, Corneille donne à voir le théâtre même. Dorante ment pour devenir un jeune noble parisien, pour se créer un personnage et des exploits, ceux du héros galant. Il ment en toute sincérité: pour paraître. Dans la Suite, de nouvelles aventures ont entraîné le héros, où il manie vraiment l'épée: il est devenu celui qu'il voulait être. Or, on ne le croit pas: "On me prend pour un autre", dit-il, pour un assassin. Un univers de roman sur la scène, le mensonge comme fiction, le baroque de l'apparence, l'illusion comique, voilà ce qui fait la richesse de ces deux pièces (la seconde, tout à fait méconnue), et du théâtre en général. C'est le "chant du cygne comique de Corneille".
1606 - 1684. Avocat, il débute au théâtre par des comédies (Mélite, 1629 ; la Galerie du Palais, 1632 - 1633 ; la Place Royale, 1633 - 1634 ; l'Illusion comique, 1635 - 1636) et devient célèbre avec une tragi-comédie, le Cid (1637), qui provoque une querelle littéraire. Sensible aux critiques, il se consacre alors à la tragédie « régulière » (Horace, 1640 ; Cinna, 1642 ; Polyeucte, 1643), sans abandonner la comédie à la mode espagnole (le Menteur, 1643 ; Don Sanche d'Aragon, 1650) et les divertissements de cour (Andromède, 1650). Évoluant vers une utilisation systématique du pathétique et des intrigues plus complexes (la Mort de Pompée, 1643 ; Rodogune, 1644 - 1645 ; Nicomède, 1651), il connaît avec Pertharite (1651) un échec qui l'éloigne du théâtre pendant sept ans. Il traduit en vers l'Imitation de Jésus-Christ (1651 - 1656) et s'occupe de l'édition de son théâtre, dont il définit les principes dans les Examens de ses pièces et trois Discours (1660). Revenu à la scène (Oedipe, 1659 ; Sertorius, 1662 ; Sophonisbe, 1663 ; Attila, 1667), il voit le public lui préférer Racine (Tite et Bérénice, 1670). Corneille peint des héros « généreux » pour qui l'honneur et la gloire méritent tous les sacrifices. Le drame cornélien atteint le « sublime », mais refuse le « tragique », puisqu'il est le fait d'êtres libres qui décident toujours de leur destin. (Académie française.)
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Menteur - La Suite du Menteur - Avertissements des éditions collectives de 1644 et de 1648 - Rodogune - Théodore vierge et martyre - Lettre de Pierre Corneille à René II de Voyer d'Argenson - À Monsieur de Boisrobert, abbé de Châtillon - Héraclius empereur d'Orient - Discours de réception à l'Académie française (1647) - Les Triomphes de Louis le Juste XIIIe du nom, roi de France et de Navarre - Andromède - Dessein de la tragédie d'Andromède - Don Sanche d'Aragon - À Saint Bernard - Correspondance de Pierre Corneille et de Constantin Huygens, seigneur de Zuylichem (1649-1650) - À Mademoiselle de Cosnard de Sées - Nicomède - Pertharite roi des Lombards - L'Imitation de Jésus-Christ - À Monsieur d'Assoucy - À Monsieur de Loy - Poésies choisies (recueil Sercy) - Épitaphe sur la mort de Damoiselle Ranquet - Lettres de Pierre Corneille au R.P. Boulart (1652-1656) - À Monsieur de Campion - Lettres de Gilles Boileau à Pierre Corneille (1657).
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.