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Oeuvres complètes. Tome 3, Oedipe ; La toison d'or ; Desseins de la toison d'or ; Sertorius ; Sophon
Corneille Pierre
GALLIMARD
65,00 €
Épuisé
EAN :9782070111213
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Lettres de P. Corneille à l'abbé de Pure - Lettre de P. Corneille à Pellisson - OEdipe - Poésies choisies (Recueil Sercy) - Les Trois Discours sur le poème dramatique - Desseins de la Toison d'or - La Toison d'or - Lettres de Jean Chapelain à P. Corneille - Air de M. Lambert pour la Reine - Lettres de P. Corneille à M. de Clairefontaine - Lettres de C. Huygens à P. Corneille (1661-1663) - Sertorius - Sophonisbe - Avertissement des éditions collectives de 1663, 1664 et 1682 - Remerciement au Roi - À Monseigneur le Duc de Guise - Othon - Louanges de la sainte Vierge - Placet au Roi - Sonnet - Agésilas - Attila roi des Huns - La Guerre de dévolution (1667) - Au R.P. Delidel - Au Roi sur Sa conquête de la Franche-Comté - Lettre de P. Corneille à Saint-Évremond et réponse - Air de M. Blondel - Sur le canal de Languedoc pour la jonction des deux mers - Défense des fables dans la poésie - L'Office de la sainte Vierge - Tite et Bérénice - Psyché - Traduction en vers français de «La Thébaïde» de Stace - La Campagne de Hollande (1672) - Pulchérie - Sur la prise de Mastric - Au Roi touchant les fontaines - Suréna général des Parthes - Au Roi, sur Sa libéralité envers les marchands de la Ville de Paris - La Campagne de 1676 - Au Roi et placet - Je suis vieux, belle Iris... - Sur les victoires du Roi en l'année 1677 - Ode à M. Pellisson - Au Roi sur la paix de 1678 - Lettre de P. Corneille à Colbert - Inscription pour l'Arsenal de Brest - À Monseigneur sur Son mariage - Version des hymnes de Saint Victor - Hymnes de Sainte Geneviève.
Quoi? même en disant vrai vous mentiez en effet?" Le héros, Dorante, par la seule puissance de sa parole, réorganise le réel à sa guise. En remplaçant le monde de la réalité par celui de la feinte, Corneille donne à voir le théâtre même. Dorante ment pour devenir un jeune noble parisien, pour se créer un personnage et des exploits, ceux du héros galant. Il ment en toute sincérité: pour paraître. Dans la Suite, de nouvelles aventures ont entraîné le héros, où il manie vraiment l'épée: il est devenu celui qu'il voulait être. Or, on ne le croit pas: "On me prend pour un autre", dit-il, pour un assassin. Un univers de roman sur la scène, le mensonge comme fiction, le baroque de l'apparence, l'illusion comique, voilà ce qui fait la richesse de ces deux pièces (la seconde, tout à fait méconnue), et du théâtre en général. C'est le "chant du cygne comique de Corneille".
La dernière tragédie de Corneille est l'une des plus belles, tant l'action s'y mêle à l'élégie, et à la poésie.On veut faire épouser à Suréna Mandane, qu'il n'aime pas, et non Eurydice, qu'il aime ; on veut faire épouser à Eurydice Pacorus, qu'elle n'aime pas, et non Suréna, qu'elle aime. Mandane est la fille du roi des Parthes, que son lieutenant, Suréna, a rétabli sur le trône. C'est donc un drame de l'ingratitude du pouvoir, de l'amour impossible, et de la mort. Entre le politique, représenté par un roi emporté par la logique totalitaire du système dont il est le produit et le garant, et la liberté de la personne dont le héros est le défenseur, le combat est impitoyable et sans issue. La grandeur finale de la pièce est que, comme chez Claudel, les amants vaincus triomphent, et que leurs bourreaux sont oubliés.
Corneille aurait-il lu Pirandello ? A se laisser prendre à L'Illusion comique, à se prêter avec délectation à ces jeux d'ombres où, dans le miroir d'un magicien dramaturge, le théâtre donne à voir le reflet de lui-même, le doute ne semble pas permis : Corneille est bien pirandellien ! Ce qui n'exclut pas qu'on puisse se demander, à le voir mettre en question la représentation par cette distanciation qu'il établit entre le spectacle et son spectateur, s'il ne serait pas aussi un peu brechtien. A moins qu'on se dise qu'à tout prendre, à le regarder jouer avec le réel, changer de lieux et de décors, se complaire aux mirages de l'illusion et au bric-à-brac romanesque, mêler la féerie à la fantaisie et au drame, il pourrait bien être aussi quelque peu shakespearien ! Rapprochements flatteurs, à l'évidence, mais qui recouvrent le talent dramatique de Corneille d'une tunique patchwork où sa couleur propre disparaît, au point qu'ils incitent finalement surtout à regarder cette pièce curieuse pour elle-même, en se demandant si, au bout du compte, avec L'Illusion comique, Corneille ne serait pas aussi, tout simplement, cornélien...
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Menteur - La Suite du Menteur - Avertissements des éditions collectives de 1644 et de 1648 - Rodogune - Théodore vierge et martyre - Lettre de Pierre Corneille à René II de Voyer d'Argenson - À Monsieur de Boisrobert, abbé de Châtillon - Héraclius empereur d'Orient - Discours de réception à l'Académie française (1647) - Les Triomphes de Louis le Juste XIIIe du nom, roi de France et de Navarre - Andromède - Dessein de la tragédie d'Andromède - Don Sanche d'Aragon - À Saint Bernard - Correspondance de Pierre Corneille et de Constantin Huygens, seigneur de Zuylichem (1649-1650) - À Mademoiselle de Cosnard de Sées - Nicomède - Pertharite roi des Lombards - L'Imitation de Jésus-Christ - À Monsieur d'Assoucy - À Monsieur de Loy - Poésies choisies (recueil Sercy) - Épitaphe sur la mort de Damoiselle Ranquet - Lettres de Pierre Corneille au R.P. Boulart (1652-1656) - À Monsieur de Campion - Lettres de Gilles Boileau à Pierre Corneille (1657).
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né à Besançon en 1802, Victor Hugo est très vite apparu comme le chef de l'école romantique. Élu à l'Académie française en 1841, il est membre de l'Assemblée législative en 1849 et député de Paris en 1871. On lui fait à sa mort à Paris en 1885 des funérailles nationales.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.