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Médée
Corneille Pierre ; Périer Isabelle
FLAMMARION
3,30 €
Épuisé
EAN :9782081295629
Extrait L'oeuvre dans son siècle Louis XIII et Richelieu A LA MORT DE Henri IV, en 1610, Marie de Médicis, mère du trop jeune roi Louis XIII, prend le pouvoir durant la Régence ; au cours de cette période, l'autorité monarchique de la France sera quelque peu affaiblie. Prenant la tête du royaume en 1621, ce n'est qu'en 1624 que le roi Louis XIII s'impose véritablement, grâce à la nomination de son ministre, le cardinal de Richelieu. Le cardinal est un homme inflexible, fervent catholique, qui veut rétablir la raison d'État. Il considère aussi que la France doit avoir un rayonnement culturel à la hauteur de son pouvoir politique, et se veut le protecteur des arts et des lettres. C'est ainsi qu'il fonde, en 1635, l'Académie française. Grand amateur de théâtre, Richelieu fera construire dans son palais Cardinal (aujourd'hui le Palais-Royal) deux salles de théâtre ; et afin de satisfaire son goût pour le théâtre, il s'entoure d'un groupe de cinq auteurs, parmi lesquels le jeune Corneille. Il leur demande d'écrire des pièces selon des canevas qu'il leur impose. C'est ainsi, grâce à Richelieu, que Corneille débutera sa carrière (il commençait à être dans le besoin lorsque Richelieu s'adressa à lui), et que le théâtre devint le genre majeur du XVIIe siècle. Du baroque... En 1635, lorsque paraît Médée, le pouvoir du cardinal est à son apogée. D'un point de vue culturel, les arts se partagent alors entre deux grands mouvements : le baroque qui commence à décliner, et le classicisme dont les premières règles viennent d'être élaborées. Le terme «baroque» vient du portugais barroco, qui désigne une perle irrégulière, un objet précieux mais imparfait donc. Traversé par un sentiment angoissant d'instabilité et d'inquiétude, le début du siècle a connu les guerres de Religion et la Fronde. Ce sentiment d'instabilité se traduit en littérature par la fréquence des thèmes du hasard, de l'illusion, de l'inconstance en amour. Folie, rêve, métamorphoses et travestissement abondent. En ce sens, Médée est une pièce baroque. Jason est un infidèle, et Médée un personnage contradictoire, qui oscille entre la figure de mère aimante, celle d'épouse amoureuse mais bafouée et de femme vengeresse. Cette magicienne use de ses pouvoirs, y compris lorsqu'elle évoque des souvenirs, n'hésitant pas à mettre le feu à sa rivale, à son père, à une ville entière... Le théâtre baroque use de nombreux changements de décor ; Corneille, allant contre l'unité de lieu établie comme règle par Jean de La Taille en 1572, change le décor des dernières scènes, allant d'une place publique à une prison, puis à une grotte magique. Enfin, l'usage du deus ex machina, cette machinerie permettant, par des effets spéciaux, de conclure la pièce, est caractéristique du théâtre baroque : Médée quittant la scène sur un char tiré par des dragons en est l'illustration. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Polyeucte vivait en l'année 250, sous l'empereur Décius. Il était arménien, ami de Néarque, et gendre de Félix, qui avait la commission de l'empereur pour faire exécuter ses édits contre les chrétiens. Cet ami l'ayant résolu à se faire chrétien, il déchira ces édits qu'on publiait, arracha les idoles des mains de ceux qui les portaient sur les autels pour les adorer, les brisa contre terre, résista aux larmes de sa femme Pauline, que Félix employa auprès de lui pour le ramener à leur culte, et perdit la vie par l'ordre de son beau-père, sans autre baptême que celui de son sang. Voilà ce que m'a prêté l'histoire; le reste est de mon invention. A mon gré je n'ai point fait de pièce où l'ordre du théâtre soit plus beau, et l'enchaînement des scènes mieux ménagé. Les tendresses de l'amour humain y font un si agréable mélange avec la fermeté du divin, que sa représentation satisfait tout ensemble les dévots et les gens de monde.
Résumé : Rodrigue et Chimène s'aiment et s'apprêtent à se marier. Mais lorsque le comte de Gomès, le père de Chimène, donne un soufflet à don Diègue, celui de Rodrigue, c'est au jeune homme que revient le devoir de laver, dans le sang, l'outrage fait à son vieux père. Rodrigue a "du coeur ", mais il ne sait que faire : mourir sans offenser Chimène ? Se venger et la perdre ? Cruel dilemme. Le Cid est un poème amoureux. Corneille raconte l'histoire d'une jeunesse que ses aînés condamnent au renoncement et que les sentiments poussent à la révolte.
1606 - 1684. Avocat, il débute au théâtre par des comédies (Mélite, 1629 ; la Galerie du Palais, 1632 - 1633 ; la Place Royale, 1633 - 1634 ; l'Illusion comique, 1635 - 1636) et devient célèbre avec une tragi-comédie, le Cid (1637), qui provoque une querelle littéraire. Sensible aux critiques, il se consacre alors à la tragédie « régulière » (Horace, 1640 ; Cinna, 1642 ; Polyeucte, 1643), sans abandonner la comédie à la mode espagnole (le Menteur, 1643 ; Don Sanche d'Aragon, 1650) et les divertissements de cour (Andromède, 1650). Évoluant vers une utilisation systématique du pathétique et des intrigues plus complexes (la Mort de Pompée, 1643 ; Rodogune, 1644 - 1645 ; Nicomède, 1651), il connaît avec Pertharite (1651) un échec qui l'éloigne du théâtre pendant sept ans. Il traduit en vers l'Imitation de Jésus-Christ (1651 - 1656) et s'occupe de l'édition de son théâtre, dont il définit les principes dans les Examens de ses pièces et trois Discours (1660). Revenu à la scène (Oedipe, 1659 ; Sertorius, 1662 ; Sophonisbe, 1663 ; Attila, 1667), il voit le public lui préférer Racine (Tite et Bérénice, 1670). Corneille peint des héros « généreux » pour qui l'honneur et la gloire méritent tous les sacrifices. Le drame cornélien atteint le « sublime », mais refuse le « tragique », puisqu'il est le fait d'êtres libres qui décident toujours de leur destin. (Académie française.)
En 1640, Corneille a conçu sa véritable première tragédie. L'affrontement de deux cités, Rome et Albe, est symbolisé par celui de deux familles, les Horaces et les Curiaces. Les guerres nationales donnent à la tragédie de Corneille une nouvelle actualité, greffée sur un très antique fond mythique. Horace est une pièce aux sens multiples ; historique, politique, amoureux ; elle contient aussi un magnifique éloge de l'amitié virile, et une philosophie du héros, fait pour la solitude et pour la mort. Corneille offre autant de guerres et de sang que le journal télévisé, mais il y ajoute le sens et la beauté : il aide à penser la violence nue.
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Résumé : La nuit, sur un chemin de ronde, au château d'Elseneur, un spectre apparaît à des gardes terrifiés. Ainsi commence Hamlet, la pièce la plus célèbre de tout le théâtre mondial. Un prince mélancolique, fils du défunt roi de Danemark, y promet de tuer l'assassin de son père. Tragédie élisabéthaine de la vengeance, ce chef-d'?uvre - dans lequel Shakespeare passe avec virtuosité du vers à la prose et de la noblesse de ton à la verve bouffonne - est aussi un drame métaphysique sur le sens de l'existence.
Comme d'autres farces de Molière, Le Malade imaginaire est une satire de l'imposture médicale. Mais c'est aussi une comédie de caractère qui dépeint les extravagances d'un bourgeois obsédé par la maladie. C'est enfin une comédie-ballet dominée par un climat de fantaisie et d'insouciance. Déguisement et illusion finiront par rendre inoffensive l'imagination maladive du héros, à défaut de pouvoir la corriger. Rire et plaisir ont ici le dernier mot : tel est l'ultime message de Molière.
Une jeune femme amoureuse joue la comédie pour s'affranchir de l'autorité paternelle ou maritale. Sa suivante rusée ou le valet lourdaud de son prétendant manoeuvrent pour faire triompher ses sentiments... Et le père sévère ou le mari jaloux se font allègrement duper. Tels sont les ressorts comiques dont Molière joue ici avec brio. Recourant à la fantaisie de la farce ou à l'élégance de la comédie-ballet, ces trois courtes pièces célèbrent le désir et se rient des donneurs de leçons.
Résumé : Comédie de caractères et farce dans la pure tradition du genre, l'Avare est aussi une satire subtile de la bourgeoisie au XVIIe siècle. Avarice et tyrannie d'un père, dissimulation, misère matérielle et morale du foyer : l'ambiance chez Harpagon n'est pas gaie ! Mais voilà que par ses deux enfants l'amour entre dans la maison. Dans leur course au bonheur, Cléante et Élise apprendront la désobéissance, assistés par le valet La Flèche : ils y gagneront leur indépendance.