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Les camps de regroupement de la guerre d'Algérie
Cornaton Michel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738466884
Près de deux millions et demi d'Algériens enfermés dans des camps de regroupement durant la guerre d'Algérie, sans compter les " recasements " et autres types de centres, soit au total trois millions et demi qui ont dû abandonner leur domicile, c'est-à-dire 40 % de la population algérienne. Tout a été fait, des deux côtés de la Méditerranée, pour qu'on n'en parle plus une fois la guerre finie. Les camps de regroupement constituaient un très lourd héritage pour l'Algérie, qui ne s'en soucia pas, sinon pour y faire régner l'ordre alors que la population regroupée était aussi nombreuse qu'avant l'indépendance, même si elle avait partiellement changé. L'Algérie se lança, au contraire, dans une dispendieuse et inappropriée politique de construction de nouveaux centres ruraux. C'est cette tragique histoire que retrace Michel Cornaton, à partir d'enquêtes, de témoignages et de documents inédits.
Dans la ligne d'une réflexion sur l'exclusion et la discrimination menée depuis plusieurs années par la revue, un dossier est consacré à la discrimination dans les prisons en France, mais aussi dans d'autres pays. On y trouvera des situations, des témoignages et des analyses.
Plus qu'une interrogation sur le travail l'ouvrage propose des analyses et des réponses nouvelles aux problèmes majeurs du travail et de l'emploi. Outre un renouvellement des représentations que nous avons du travail et de sa valeur, 30 ans après les lois Auroux, victimes de rapports de force contradictoires, il nous faut revoir nos idées sur l'entreprise, afin que celle-ci devienne enfin espace de création sociale et de solidarité politique.
L'Algérie était la France, celle-ci ne pouvait donc entrer en guerre contre elle-même. Reconnaître l'état de guerre signifiait la reconnaissance d'ennemis que les Français d'Algérie considéraient depuis toujours comme une autre espèce, les "indigènes", pour ne pas les nommer des sous-hommes, ainsi qu'ils étaient pourtant traités. S'il ne faut parler que d'une "simple opération de maintien de l'ordre", encore convient-il de préciser qu'il s'agit de l'ordre établi, celui des inégalités raciales. Dès lors que le pouvoir, civil et militaire, interdisait de nommer la guerre, la chape de plomb du déni général recouvrit l'ensemble du pays. Le mensonge d'Etat instaure une autre scène, publique, sur laquelle la guerre n'existe pas, ni non plus la torture, les massacres, les camps. La guerre devient même une opération de paix. Pour mieux entretenir la confusion, un langage-écran se substitue à la langue commune. En l'absence de guerre, plus de prisonniers de guerre mais des rebelles "pris les armes à la main", sans droit aucun, les tortures ne sont que des "interrogatoires poussés" et l'extermination des civils que des "ratissages" et "nettoyages" de terrain. Dans le même temps où l'Algérie "se transforme en vaste camp de concentration", ainsi que le déplore le général Alix dans son rapport sur les camps d'internement, la circulaire Papon interdit l'utilisation du terme de camp, qui disparaît du vocabulaire. Cette dénaturation du langage s'est révélée si efficace qu'à leur retour au pays la plupart des deux millions de jeunes hommes enrôlés n'ont rien pu dire sur l'enfer vécu en Algérie. A l'heure de la sédition, face aux généraux et centurions dévoyés, ils ont pourtant été le premier rempart de la nation, qui les a si peu pris en considération.
Je le rencontrai, je sus que nous aurions à faire un chemin ensemble", écrit René Char dans La Postérité au soleil, après son premier rendez-vous avec Albert Camus. En lui laissant le plus possible la parole, Michel Cornaton nous propose de parcourir avec Camus ce chemin qui fait de lui un écrivain majeur de l'exil. Loin de l'Algérie et de son ciel, écrivait-il, "je me sens toujours un peu seul". Après avoir franchi les douze cercles de l'exil camusien, l'auteur nous emmène du côté de la philosophie concrète de Cornelius Castoriadis et de la poésie politique de Pablu Neruda.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.