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L'atelier de Robert Challe (1659-1721)
Cormier Jacques ; Artigas-Menant Geneviève
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9782840506799
R ohert Challe, polygraphe installé à la charnière des xvii`"et xvme siècles, et dont les oeuvres influencèrent Marivaux, l'abbé Prévost, Voltaire, Rousseau, Diderot, Choderlos de Laclos, Restif de la Bretonne, Sade... resta longtemps un auteur invisible, puisqu'il travaillait dans l'anonymat. Le corpus de ses écrits s'est accru de plusieurs ouvrages de première importance au cours du demi-siècle écoulé. Toutefois, chacun des textes majeurs de l'écrivain est longtemps resté cantonné dans un genre littéraire différent: roman, journal de voyage, traité philosophique. Le présent essai, rédigé par l'un des artisans de la résurrection du" silencieux auteur des Illustres Françaises ", réalise une synthèse originale des recherches effectuées depuis une vingtaine d'années. Tout en mettant en évidence l'unité profonde de cette oeuvre, il ouvre de nouvelles perspectives. Examinant l'organisation narrative du chef-d'oeuvre romanesque de Robert Challe, Laurent Versini parlait d'échos, d'harmoniques et de contrepoint: les mêmes termes peuvent servir à caractériser l'ensemble de la production littéraire de Challe, auteur d'une série de variations sur les mêmes thèmes, qui se retrouvent dans ses romans, dans ses"Mémoires", dans ses"Difficultés sur la religion", et dont les échos retentissent encore dans le"Journal de voyage aux Indes orientales"paru en 1721."
Artigas-Menant Geneviève ; Cormier Jacques ; Aïssa
La recherche récente sur la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles s'illustre par la redécouverte exceptionnelle de l'oeuvre d'un écrivain majeur de la fin du règne de Louis XIV. Surtout célèbre par son roman, Les Illustres Françaises, mais aussi voyageur, aventurier, mémorialiste et philosophe déiste, Robert Challe (1659-1721) est une figure éminemment représentative de la génération qui a précédé le triomphe des Lumières. Or il a participé à plusieurs campagnes de pêche en Acadie (1682-1687) et il a fait le voyage des Indes orientales (1690-1691) qu'il raconte dans un Journal publié en 1721 : une rare expérience personnelle de découverte du monde et des peuples est fécondée chez Robert Challe par une culture et une réflexion approfondies. Au-delà du pittoresque, il conduit une méditation de grande envergure sur les religions, les civilisations, les morales, les économies, les pratiques politiques et la nature humaine. Présentées à l'occasion d'un colloque pluridisciplinaire à l'Université Dalhousie de Halifax, les contributions rassemblées ici rapprochent les analyses des spécialistes de Challe et les savoirs des historiens et chercheurs qui travaillent sur les volets historique, ethnographique et sociologique de cette période. Elles montrent comment l'expérience humaine de Challe reflète la crise de conscience qui touche alors la France et analysent l'effet produit sur un bourgeois parisien par l'observation des hommes et l'expérience du vaste monde.
Résumé : Jerry est un élève de première année dans un lycée banal. Il va devenir à son insu l'enjeu d'une lutte de pouvoir entre le directeur de l'école et le chef d'une société secrète (" les Vigiles ") qui règne sur les élèves. Chacun tente de le dominer et de le manipuler pour l'obliger à vendre, ou pas, des chocolats. Quoi qu'il fasse il est toujours perdant et se retrouve au ban de la communauté du lycée. A partir de 14 ans.
Le 25 novembre 1956, vers 1 heure 30 du matin, Ernesto Guevara entre en révolution: il embarque avec Fidel Castro et quatre-vingt-deux hommes sur le Granma. Il a vingt-huit ans, un passé de médecin, il est argentin, et pourtant c'est pour Cuba qu'il va se battre, "hasta la victoria siempre". En janvier 1959 la partie est gagnée, mais la révolution reste à faire, non seulement à Cuba, mais partout dans le monde où il faut "allumer un, deux, trois, plusieurs Viêt-nam". Internationaliste convaincu, Guevara tente de construire un foyer révolutionnaire en terre africaine, au Congo, puis repart pour l'Amérique du Sud, en Bolivie, dans l'espoir de rééditer l'épopée cubaine et d'embraser, cette fois, tout le continent. C'est dans un petit village de la montagne bolivienne, le 9 octobre 1967, que se clôt le destin du guerillero heroico, c'est aussi là que commence le mythe du Che. Jean Cormier, grand reporter, en a suivi les traces pas à pas pour en restituer un vibrant portrait.
Extrait QUELLE GUERRE ? Après avoir rapidement examiné les causes et les origines des guerres par le passé, nous nous recentrerons sur la période actuelle pour examiner les contraintes inhérentes aux démocraties modernes. Nous nous attarderons plus particulièrement sur la recherche de légitimité d'un conflit armé puis sur le besoin de reconnaissance internationale et de soutien des opinions. Pourquoi faire la guerre ? La guerre a évolué : d'un affrontement entre cités, princes ou États souverains, les protagonistes des démocraties modernes sont aujourd'hui nettement moins identifiables. Leurs modes d'actions ont, de plus, quitté le champ de bataille traditionnel pour déborder vers des menaces différentes mais tout aussi dangereuses pour nos démocraties et leurs valeurs. Origines et motivations Le combat pour la survie est présent au quotidien dans la nature. Lorsqu'il met en lice des communautés ou des groupements d'animaux, il peut prendre la forme de véritables guerres, disposant de règles et de tactiques. Ainsi les affrontements entre fourmis de colonies différentes ou encore entre fourmis et termites ont fait l'objet d'études. Il est vraisemblable qu'en ce qui concerne l'être humain, la guerre soit certainement aussi vieille que l'humanité : l'archéologie, l'anthropologie et l'ethnologie modernes montrent que la guerre est une composante universelle à part entière de la vie de l'homo sapiens sur Terre ; aucune société, aucune période de l'histoire, aucune ethnie, aucun système politique n'y a échappé. Depuis plus de cinquante siècles, on dénombre près de 15 000 guerres dans l'histoire qui ont entraîné directement ou pas la disparition de près de 3 milliards d'êtres humains. Dans la littérature contemporaine, la guerre est définie comme «le recours à la force armée pour dénouer une situation conflictuelle entre deux ou plusieurs collectivités organisées : clans, factions, États ; consistant, pour chacun des adversaires, à contraindre l'autre à se soumettre à sa volonté.» Richelieu, en 1635, avait caractérisé la guerre comme une «querelle ou un différend entre deux Princes, entre deux États souverains, qui se poursuit par la voie des armes». L'anthropologue Marvin Harris envisage quatre théories sur les origines de la guerre, illustrées en annexe 1. La première présente la guerre comme un facteur de cohésion sociale. Un État ou un régime déclenche une guerre pour s'affranchir de difficultés intérieures et solidariser sa population derrière lui. Il stigmatise l'ennemi et cherche à déclencher un fort élan de soutien national. Ces guerres s'accompagnent chaque fois d'une campagne médiatique et de propagande très orientée. Elles s'accommodent mal d'un régime démocratique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "