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Pas de pitié pour les gueux. Sur les théories économiques du chômage
Cordonnier Laurent
RAISONS D AGIR
8,00 €
Épuisé
EAN :9782912107114
Le mal du siècle économique, c'est le chômage. Voilà une opinion partagée par le plus grand nombre. D'une certaine façon, des générations d'économistes nous ont appris à penser comme ça. Mais, sous les cieux propices de l'embellie économique des pays industriels, l'équation s'inverse. On voudrait nous faire croire que "le chômage est le produit de la paresse des travailleurs'. Allons même plus loin, qu''il existe des chômeurs par choix rationnel'. Dans Pas de pitié pour les gueux, Laurent Cordonnier montre les crocs et gronde. Contre l'idée reçue que l'existence du chômage serait la faute des salariés. Très sceptique sur le prétendu équilibre rationnel de la loi du marché, l'auteur cherche à savoir à qui profite ce que l'on est forcé d'appeler"le crime du chômage'. Dans son essai économique très contestataire sur les mécanismes complexes du chômage, Laurent Cordonnier remarque que le stock des chômeurs est, comme par hasard, juste suffisant pour protéger les intérêts capitalistes... On en revient à la question première : à qui profite le crime ? Peut-on sérieusement soupçonner les chômeurs de tirer avantageusement parti des imperfections du marché du travail et leur faire porter si facilement le chapeau du chômage ?
Dans L'économie des Toambapiks, Laurent Cordonnier utilise le ton et le style de la fable pour décrire avec ironie les effets désastreux que produit la transformation d'une paisible économie agraire en une société capitaliste avancée qui, pour être conforme aux préceptes du néo-keynésianisme, n'en est pas moins cauchemardesque. Tout comme l'ouvrage précédent, Pas de pitié pour les gueux, constituait une sorte d'anti-manuel d'économie du travail, ce livre donne une vision claire des principaux mécanismes qui, selon les économistes, régissent le fonctionnement macroéconomique des sociétés. Il dénonce dans le même mouvement les non-dits politiques d'une vision du monde aujourd'hui à la fois dominante et ébranlée par la crise.
Cordonnier Laurent ; Dallery Thomas ; Duwicquet Vi
Dans le sillage des analyses sur les "Trente piteuses", les auteurs proposent une définition et une mesure du surcoût du capital des années 1960 à la période actuelle. L'enjeu est notamment de critiquer l'emprise de la propriété sur l'entreprise et de la finance sur l'économie productive à travers son impact sur la consommation, l'investissement, la compétitivité et l'emploi.
Baudoux-Rousseau Laurence ; Carbonnier Youri ; Bra
Depuis la grande expansion urbaine du Moyen Âge, le paysage des villes des anciens Pays-Bas est marqué par la présence de grandes places publiques, vastes espaces dégagés au sein d'un tissu urbain dense et devenus aujourd'hui les symboles d'une histoire au prestige revendiqué. Ce phénomène, qui dépasse l'espace strictement septentrional, s'inscrit dans un contexte européen de développement urbain, qui de l'Italie ou de l'Espagne aux confins de la Pologne, voit essaimer les places publiques. Mais par leur situation exceptionnelle, véritable n?ud d'échanges, à la fois réceptacle et relais de biens et d'idées, les anciens Pays-Bas y occupent une position centrale.Les textes ici rassemblés sont le fruit du colloque consacré à La place publique urbaine, tenu à l'Université d'Artois les 24, 25 et 26 mai 2004. Ils ont pour objectif d'en dégager les principaux aspects, au travers d'une approche architecturale, économique, politique et socioculturelle. Loin de se limiter aux seuls aspects historiques, ils montrent comment la place publique occupe toujours un rôle majeur dans la redéfinition des espaces urbains contemporains, reconnu par les pouvoirs publics et les urbanistes.
Installation d'une connexion ADSL : choix d'une connexion et d'un modem, installation d'un modem Ethernet et d'un modem USB, installation du kit de connexion... Installation d'un réseau local : matériel nécessaire, protocoles de communication, configuration de Windows. partage de fichiers et d'imprimante... Partage de connexion ADSL : principe de fonctionnement, choix d'une solution de partage, partage de connexion ADSL sous Windows, partage avec un routeur ADSL... Hébergement d'un serveur web : choix d'un serveur web, installation et configuration de Internet Information Server, achat et gestion d'un nom de domaine, mise en œuvre d'un premier site web avec ASP-Nuke... Hébergement d'un serveur FTP : principe de fonctionnement, installation et configuration de BulletProofFTP... Hébergement d'un serveur de messagerie : choix d'un serveur de messagerie, installation de MDaemon, configuration de WorldClient et d'un serveur DNS... Hébergement d'un serveur Peer to Peer : introduction au Peer to Peer, législation en vigueur, installation et utilisation de WinMX, iMesh, FastTrack... Sécurisation de la connexion Internet : risques encourus lors la navigation sur Internet, déroulement d'une attaque, moyens de se protéger, installation d'antivirus et de firewall... Et encore : utilitaires indispensables, principales ressources sur l'ADSL...
Que veut dire être gayfriendly ? Avoir des amis gais ? Soutenir. le "mariage pour tous" ? Envisager sans effroi que sa fille devienne lesbienne ? Sortir dans des bars gais et même renouveler ses propres pratiques sexuelles ? Il n'y a pas de "bonne" gayfriendliness, mais des attitudes différentes, en France et aux Etats-Unis, variables selon les âges, le sexe et les parcours de vie. L'acceptation de l'homosexualité, qui progresse indéniablement, n'est pas non plus réservée aux plus riches : ces derniers l'ont plutôt intégrée au sein d'une morale de classe qui leur permet de se distinguer des pauvres, des habitants des banlieues ou encore des populations racisées. Interviewer des hétérosexuels de milieu aisé montre que, dans des espaces de tolérance et de mixité comme le Marais à Paris et Park Slope à Brooklyn, le contrôle n'a pas disparu : la sympathie s'exprime avant tout en direction de gays et de lesbiennes de même statut socioéconomique, qui manifestent leur envie de couple et de famille, et mettent en sourdine tout autre revendication. La gayfriendliness a donc fait reculer la violence et les discriminations ; elle accompagne aussi l'invention, par les femmes surtout, de modes de vie moins conventionnels. Pourtant, si elle a mis fin à certains préjugés, elle ne s'est pas encore complètement affranchie de ce qui reste un élément structurant de nos sociétés : la domination hétérosexuelle.
Résumé : Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l'emprise des rationalités marchandes sur l'organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s'est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique. Pour attirer l'attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du "plus grand nombre". Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l'abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d'autant plus que les prescriptions "éco-citoyennes" occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes. Loin d'être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C'est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l'ordre établi que contribue l'enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des "sociétés de marché".
Résumé : Certains métiers sont attractifs, moins pour le confort matériel qu'ils garantissent qu'en raison de l'image valorisée et valorisante qui leur est associée, ou de l'épanouissement dont ils portent la promesse. Ils reposent sur un fort engagement personnel, qui peut être subjectivement vécu sur le mode de la passion et du désintéressement. L'orientation professionnelle vers le secteur culturel participe de cette logique vocationnelle. Quelles sont les modalités de cet appel? Qu'est-ce qui prédispose à y répondre ? Quels sens ces orientations revêtent - elles ? Pour répondre à ces questions, Vincent Dubois a enquêté sur les étudiants qui se destinent à l'administration culturelle. En révélant qui et ce qui s'y investit, ce livre apporte un éclairage inédit sur ces métiers. Ces positions intermédiaires où se croisent héritages familiaux et investissements scolaires, espoirs d'ascension sociale et lutte contre le déclassement, offrent plus largement un point de vue privilégié pour l'analyse des modes de reproduction dans la France contemporaine.
Impossible aujourd'hui de soutenir la thèse de la disparition des entreprises familiales dans le capitalisme contemporain: implantées sur tous les continents, les entreprises familiales représentent plus des trois quarts des entreprises enregistrées dans le monde et contribuent aux deux tiers de la production totale chaque année. Dans le secteur agricole en France, elles sont massivement prédominantes. C'est alors tout à la fois un métier, un statut de chef d'entreprise indépendante, un patrimoine, un lieu de travail et de résidence qui sont transmis de génération en génération. L'école républicaine promeut le mérite individuel. La société salariale fait du travail un accomplissement personnel. Et, désormais, la famille serait davantage centrée sur les relations affectives plut, que sur la transmission de patrimoine! Dans ces conditions, comment comprendre que des jeunes gens reprennent une entreprise familiale? Est-ce une charge ou une chance? À contre-courant des analyses qui n'en finissent pas d'annoncer la fin des paysans, ce livre propose une enquête de terrain sur les transformations des entreprises viticoles de la région de Cognac, au début des années 2000. Céline Bessière, enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Dauphine, a enquêté pendant huit années auprès de jeunes viticulteurs et viticultrices, mais aussi de leurs parents, leurs grands-parents, leurs compagnes (ou compagnons), leurs frères et soeurs. En poussant la porte des exploitations, on mesure l'imbrication des rapports économiques et familiaux ainsi que les tensions entre les aspirations personnelles des individus, leurs appuis et leurs devoirs familiaux. Contribution à une sociologie économique de la famille et de la reproduction sociale, ce livre montre comment, dans les exploitations de Cognac et bien au-delà, se fabriquent des entrepreneurs qui sont aussi des héritiers.