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L'INVENTION DU XIXEME SIECLE. Le XIXème siècle par lui-même (littérature, histoire, société)
Corbin Alain ; Georgel Pierre ; Guégan Stéphane ;
KLINCKSIECK
41,61 €
Épuisé
EAN :9782252032466
Qu'est-ce qu'un siècle en littérature, en art, en histoire ? La question paraîtra peut-être académique ou lointaine. Pourtant, lorsqu'aux dernières années de la Révolution française Napoléon perce sous Bonaparte, les espoirs et les craintes que suscitent l'installation d'un nouveau régime et la réforme de l'État sont immenses et contrastés. Que sera le siècle nouveau ? Après les ébranlements philosophiques, politiques, religieux qui ont déstabilisé les esprits, après les revers militaires qui ont maintes fois vu la patrie en danger, l'ère nouvelle fondera-t-elle enfin un ordre? Et quelle en sera la nature ? Tout au long de la période qui va de la Révolution française à la Grande Guerre, les écrivains et les artistes ne cessent de s'interroger sur l'identité de l'époque qu'ils vivent. Avec l'espoir, le cas échéant, de contribuer à la modeler. Sans s'enfermer dans le cas français, le présent livre part de la conscience que les contemporains ont eue de l'histoire vivante, en train de se faire. Et il dessine à neuf le rapport que nous entretenons avec ce temps qui s'éloigne. Siècle de l'utopie ou siècle du bricolage, son héritage nous touche au plus près.
Alain Corbin, professeur émérite de l'université Paris-I, est l'auteur de différents ouvrages sur le XIXe siècle disponibles dans la collection Champs, notamment Les Filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle; Le Territoire du vide. L'Occident et le désir du rivage; Le Village des cannibales; Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot.
Résumé : L'historien revient sur la place accordée au silence dans la vie des hommes depuis la Renaissance, montre le lien unissant l'invention de l'individu et la construction d'un retour sur soi. L'analyse s'appuie largement sur les textes littéraires, de Castiglione et Loyola à Gracq et Jaccottet, en passant par Proust et Huysmans, ainsi qu'à des oeuvres d'art.
Le 16 août 1870, à Hautefaye, petit village de Dordogne, un jeune noble est supplicié durant deux heures, puis brûlé vif sur le foirail, en présence d'une foule de trois à huit cents personnes qui l'accuse d'avoir crié: "Vive la République!". Le soir, les forcenés se dispersent et de vantent d'avoir "rôti" un "Prussien". Certains regrettent de ne pas avoir infligé le même sort au curé de la paroisse. Février 1871. Le journaliste républicain Charles Ponsac met en évidence ce qui constitue le drame en objet historique: "Jamais, écrit-il, dans les annales du crime, on ne rencontra un meurtre aussi épouvantable. Le crime d'Hautefaye est un crime en quelque sorte tout politique". Alain Corbin a mené une véritable enquête sur l'énigme et la fascination de cet ultime massacre né de la fureur paysanne. Il reconstitue le climat politique de 1870. Il montre comment l'annonce des premières défaites, le flot des rumeurs, la simplicité des représentations politiques, la hantise du retour de l'ordre ancien et les calamités passées amènent une population rurale à recourir à des formes de cruauté devenues étranges, indicibles, insupportables. Un récit magistral. Biographie de l'auteur Alain Corbin, professeur émérite de l'université de Paris-I, est l'auteur de différents ouvrages sur le XIXe siècle disponibles dans la collection Champs, notamment Les Filles de noce: misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle; Le Territoire du vide: l'Occident et le désir du rivage; Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot; Le Miasme et la Jonquille.
L'objet de ce livre est de suivre depuis l'Antiquité gréco-romaine ceux qui ont su "voir l'arbre" : Horace et Virgile, mais aussi Ronsard et La Fontaine. Par la suite, Rousseau, Goethe, Novalis, Chateaubriand, Hugo, Proust, Yves Bonnefoy et tant d'autres. Il y eut aussi des peintres. S'étendre sous les ombrages, s'y délasser, y méditer, s'enfouir dans le végétal, s'y réfugier, y grimper... A l'époque contemporaine, certains ont tenté d'incruster leur corps dans l'écorce, en espérant que le végétal ferait croître l'empreinte. Par ailleurs, des moribonds sont allés jusqu'à souhaiter que leur ADN soit transmis à l'arbre planté sur leur tombe. On le voit, c'est à une longue promenade que ce livre invite, à la rencontre de l'arbre champêtre, de l'arbre haie, de l'arbre isolé et sauvage comme de l'arbre domestique. L'histoire des émotions qu'ils suscitent nous est transmise ici par des individus qui, au fil des siècles, possédaient les mots pour les dire.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.