Le XIXe siècle est un moment capital pour la connaissance des musiques de l'Antiquité : la découverte de fragments de notation musicale grecque et l'étude des traités des théoriciens sont l'occasion de revisiter la musique des Anciens, tandis que les fouilles conduites à Pompéi et en Egypte mettent au jour des vestiges d'instruments que l'on s'empresse de commenter. C'est désormais le temps des premières synthèses sur l'histoire de la musique sous l'impulsion de savants allemands, anglais, belges, français et italiens. Artistes et compositeurs s'inspirent des dernières trouvailles pour tenter de recréer une musique "à l'antique", que ce soit dans les arts plastiques, au théâtre ou à l'opéra. Le contexte est favorable : l'histoire et la musicologie se constituent en tant que disciplines scientifiques et les reconstitutions d'instruments de musique disparusse multiplient, mais le goût pour l'orientalisme et la quête romantique des origines infléchissent durablement la perception des contemporains. Cet ouvrage s'attache à pister les sources utilisées et à comprendre les méthodologies mises en maure. Les auteurs s'appliquent à scruter les conceptions d'une période fondatrice de "l'archéologie musicale" dont sont parfois encore tributaires les recherches actuelles.
Luigi Maral, jeune musicien prodige de quinze ans, doute de son talent. Se sentant incompris, il quitte brutalement Paris où il habite avec ses parents pour sauter dans le premier TGV en direction de la maison familiale dans le sud de la France. A Alès, Tonton Bébert et Tante Amay l'accueillent chaleureusement sans poser de questions. Là, entre Provence et Cévennes, entouré de cette terre qui a vu naître tant de Maral, Luigi traverse l'été à la recherche de ses racines et de lui-même. Sera-t-il le musicien doit-il rêve ?
Bien plus que le simple "helléniste distingué" auquel on l'a trop souvent résumé, Maurice Emmanuel (1862-1938) a été aussi professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de Paris, où il a influencé plusieurs générations de compositeurs, parmi lesquels on peut noter Alain, Duruflé, Dutilleux et Messiaen. Soutenu par Massenet et élève de Delibes, Emmanuel a composé de vibrants hommages à la Bourgogne et la Bretagne, dans la mouvance régionaliste suivie par Canteloube. Son œuvre est également fortement marquée par la musique antique, en une période de recherche des sources originales et où les plus grands artistes, telle la danseuse Isadora Duncan, ont mis leur talent au service de cette redécouverte culturelle. Cet ouvrage, riche en illustrations et en exemples musicaux, contribuera à redonner enfin à Maurice Emmanuel sa véritable place dans l'histoire de la musique
Résumé : Les inscriptions latines constituent une des sources principales de l'histoire de l'Antiquité romaine. Composées d'abréviations dans la majorité des cas, elles forment aux yeux des lecteurs d'aujourd'hui une suite de lettres apparemment incompréhensibles. Le but de ce livre est de fournir les bases du savoir pratique nécessaire au déchiffrement de ces textes gravés sur pierre ou sur bronze. Les différents types d'inscriptions (épitaphes, cursus, dédicaces religieuses, documents publics...) sont tour à tour présentés. Leur étude s'appuie sur de nombreux exemples, tous traduits et expliqués, pour faire de ce manuel d'épigraphie latine un ouvrage utile à tout étudiant qui aborde l'histoire ou la civilisation romaine. La liste des abréviations usuelles et les repères chronologiques constituent un outil indispensable au travail personnel de lecture des inscriptions latines.
Le Râmâyana ou "parcours de Râmâ" fait partie des textes fondamentaux de la littérature sanskrite. Cécile Hurbault vous conte cette épopée mythologique hindoue dans la tradition des conteurs de théâtre d'ombres d'Asie du Sud-Est. Dans sa quête, Râmâ sera épaulé par son frère Lakshama et par son compagnon singe Hanuman pour affronter Râvana, le roi des démons et tenter de délivrer sa bien-aimée Sita.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.