Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Albert de Mun et la séparation de l'Eglise et de l'Etat 1904-1907. "Soldat vaincu d'une cause invinc
Coquet Edouard ; Levillain Philippe
CERF
28,01 €
Épuisé
EAN :9782204131711
Cette étude se fonde sur le dépouillement d'archives jamais étudiées : les écrits intimes d'Albert de Mun, figure majeure du "ralliement" à la République prôné par Léon XIII dans les années 1890. Elle offre un aperçu original sur l'évolution de la pratique du ralliement, alors que le regain anticlérical qui suit l'affaire Dreyfus soumet les catholiques à un renversement complet des circonstances. Albert de Mun se montre plus que jamais, en 1904-1907, convaincu de l'opportunité des principes de Léon XIII. Absolument opposé à la séparation, il n'a de cesse de lutter contre son application. Cependant il met l'accent sur l'alliance nécessaire avec les républicains modérés et, en acceptant d'amender la loi, montre son refus de la politique du pire. Ebranlé par la défaite électorale subie par la droite en 1906, il en vient même à envisager la solution d'associations cultuelles "canoniques et légales", mais se soumet avec soulagement à leur condamnation par Pie X. La mise en lumière de cette période inconnue de la vie d'Albert de Mun est l'occasion d'une étude précise sur les positions des catholiques, parfois simplifiées, à l'époque de la loi de 1905. Cette étude se révèle particulièrement utile à notre époque sensible à la compréhension de la laïcité et de son histoire. Avec le soutien du Centre de recherche en histoire du XIXe siècle, de l'école doctorale d'histoire moderne et contemporaine et de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université
Le début du XXe siècle apparaît comme l'apogée de l'union entre les missions catholiques et la colonisation française. Après la Première Guerre mondiale, cette alliance est remise en cause par l'affirmation de l'autorité romaine sur les missions. Malgré la législation laïque, qui n'a que peu de conséquences dans l'espace colonial, le gouvernement français se situe toujours dans une logique de contrôle et cherche à utiliser le catholicisme au service de son influence outre-mer. Mais le Saint-Siège cherche désormais à émanciper les missions à l'égard des puissances coloniales. Les évolutions imposées par Rome, en particulier la promotion des clergés autochtones, suscitent l'hostilité de l'administration coloniale et de certains missionnaires, dont l'engagement religieux reste intrinsèquement lié à la cause de l'expansion française. Cet ouvrage met en lumière l'ambiguïté des relations Eglise-Etat à l'échelle de l'ensemble de l'espace colonial français durant l'entre-deux-guerres. Il analyse avec nuance la position des différents acteurs du monde missionnaire catholique. Avec le soutien de la faculté des lettres de Sorbonne Université, de l'Ecole française de Rome, du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, et de la Société d'histoire religieuse de la France
L'assurance chômage est souvent réduite aux jugements définitifs qui sont portés sur elle : une charge, nécessaire bien sûr, trop généreuse, ou pas assez, compliquée, inefficace, sans compter les croyances tenaces qui veulent que tous les chômeurs en bénéficient, pour certains leur vie entière. Idées reçues, approximatives, quand elles ne sont pas fausses. L'épais brouillard des considérations générales tend à faire oublier qu'avant de prétendre être une politique économique et sociale, l'assurance chômage est d'abord un produit d'assurance qui doit rendre le service que l'on en attend, à un prix acceptable. Dans ces conditions, un régime d'assurance chômage subtilement manié est en réalité un outil puissant, doté d'un potentiel économique et social considérable pour protéger les individus, mais aussi soutenir les entreprises et la croissance. Cet ouvrage passe en revue un siècle et demi de réflexions, d'expériences et de connaissances accumulées sur l'assurance chômage. Il offre des clés de lecture et des perspectives nouvelles pour concevoir une assurance plus efficace et plus forte, capable de répondre aux défis du chômage d'aujourd'hui.
Il suffit de regarder autour de soi pour le constater : l'énergie sexuelle dirige le monde. Il reste cependant beaucoup d'interrogations quant à sa nature réelle en dehors du processus de procréation ou comme vecteur de plaisir. Si l'on en croit les plus grands sages, il existe bien une voie royale appelée "chasteté spirituelle" ou l'art de préserver son énergie sexuelle en vue de la transmuter en énergie divine au profit de notre transfiguration et de notre libération. Cet art royal existe depuis toujours au coeur de chaque religion. L'expliquer est l'objectif de cet ouvrage. Notre souci a été de mettre en lumière les lois sous-jacentes à l'acte sexuel, à l'intention des couples ou des disciples en recherche d'une véritable perfection spirituelle. Cela permettra aux jeunes générations d'envisager la sexualité sous un jour nouveau, c'est-à-dire en tant que moyen exceptionnel d'épanouissement intérieur et de véritable bonheur.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.