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Ceux qui restent. Faire sa vie dans les campagnes en déclin
Coquard Benoit
LA DECOUVERTE
12,50 €
Épuisé
EAN :9782348075735
Objet de fantasme sur le " vrai " peuple de la " France oubliée " ou de dégoût au sujet des prétendus " beaufs " racistes et ignorants, les campagnes en déclin nourrissent bien des clichés. Mais qui sont les jeunes hommes et femmes qui y font leur vie ?Si bon nombre d'entre eux rejoignent les villes pour les études, d'autres restent, souvent faute de ressources. Ceux-là tiennent néanmoins à ce mode de vie rural et populaire dans lequel " tout le monde se connaît " et où ils peuvent être socialement reconnus. Qu'ils soient ouvriers, employés ou chômeurs, ils font la part belle à l'amitié et au travail et se montrent soucieux d'entretenir une " bonne réputation ". Comment perçoivent-ils alors la société qui les entoure ? À qui se sentent-ils opposés ou alliés ?À partir d'une enquête immersive de plusieurs années dans le Grand-Est, Benoît Coquard plonge dans la vie quotidienne de ces jeunes femmes et hommes. À rebours des idées reçues, il montre comment, malgré le chômage, la lente disparition des services publics, des usines, des associations et des cafés, des consciences collectives persistent, sous des formes fragilisées et con?ictuelles. Une plongée passionnante dans le monde de celles et ceux que l'on entend peu, ou que l'on écoute mal.Table des matières : IntroductionUne enquête par immersionLà où l'on existeAvant les Gilets jaunesCeux qui partent et ceux qui restentLe " déjà, nous " des " bandes de potes "1. La partie fluorescente de l'iceberg" Sauver l'honneur "L'irruption de la France populaireDes affinités transclassesL'expérience du mépris2. " C'était mieux avant "Les " bonnes années " des parents : le sentiment d'une autonomie perdueUne nostalgie masculineUn sentiment d'entrave" Un homme qui ne travaille pas ne vaut rien "Chez les femmes, le poids du passéLa peur de ressasser un passé honteux chez les plus précaires3. De " ceux qui partent " à " ceux qui restent " : la fabrique de la sédentaritéDes classes populaires qui ne s'en remettent pas à l'écoleDispersion géographique et distinction socialeNormes scolaires versus normes localesUne autochtonie de la précarité4. Les " ailleurs " possibles et impossiblesL'eldorado suisseMilitaires, pompiers de Paris : les voies nationales d'une honorabilité locale" Paris ? jamais de la vie ! "5. " Chez les uns les autres "La fin des bistrotsLa peur de la " sale réputation "L'ambivalence du repli sur le foyerUn entre-soi concurrentielAu foyer des sociabilités populairesDu foyer conjugal au foyer amicalLe rôle social du pastisLe foyer des hommes6. L'économie amicale, entre solidarité des collectifs et renforcement des inégalitésDes hommes qui ont le " beau rôle "Devenir des hommes, devenir une femmeApprendre à être " un vrai pote sur qui compter "L'entretien de marges d'autonomie7. " Déjà, nous " : une conscience politique du nécessaireDu " eux/nous " au " déjà, nous " : un glissement des classes populairesNe pas " être des bisounours "Tensions amicales et affinité interclassisteUne assurance en temps de précaritéLe " déjà, nous " d'une affinité politique" Lui, il est comme nous " : la tension autour du racismeConclusion. Un espace relégué, mais un espace d'autonomie...Dans l'escarcelle de l'extrême droite ?Vers un " Trump français " ?Postface à la nouvelle édition (2022)Remerciements
Résumé : Un livre captivant, reflet des évolutions du XXe siècle, avec les archives du magazine préféré des bricoleurs ! De la parution du premier numéro en 1924 à nos jours, Système D a construit sa renommée grâce à sa revue spécialisée dans le bricolage, s'attirant très vite la fidélité d'un lectorat passionné. Anciens articles, publicités rétro, constructions insolites... Découvrez au fil des pages près d'un siècle de publications du magazine, miroir fascinant de notre culture et de notre société. Témoin précieux de l'histoire, Système D reflète de façon surprenante et amusante la vie au siècle dernier. Un éclairage inédit sur notre perception du monde et des objets, sur les grandes inventions et les évolutions de l'univers des bricoleurs !
Une mine d'idées pour redécouvrir la France Des endroits hors des sentiers battus en France par le duo de blogueurs voyage Elisa Detrez et Maxime Coquard, plus connus sous le nom de BestJobers (129k abonnés sur Instagram). Un véritable tour de France, qui fait la part belle aux lieux méconnus (les sites naturels du département de la Loire, les villes de Belfort ou de Vichy) ou aux sites incontournables mais abordés selon un point de vue original (le mont Saint-Michel depuis le sentier des falaises de Champeaux, une nuit face au château de Chambord sur une embarcation traditionnelle). A l'intérieur de chaque section, les photos s'accompagnent de textes courts dans lesquels Maxime et Elisa racontent expériences les plus marquantes. La couverture géographique, très large, comprend aussi les territoires d'outre-mer.
Résumé : A l?occasion des Jeux Olympiques de Rio, ce livre de la collection Stats célèbre le sport roi des Jeux olympiques, l?athlétisme, à travers son palmarès, ses champions, ses exploits, ses scandales et ses anecdotes depuis 1896, date de la recréation de l?épreuve par Pierre de Coubertin à Athènes. Le livre reviendra sur l?histoire des disciplines, l?évolution du matériel, des épreuves, des tenues, des pistes, sous forme d?infographies et de pages nourries de chiffres et de statistiques. Ce sera aussi l?occasion de décrypter le déroulement de ce sport multifacettes, l?alternance des saisons, son calendrier compliqué, le jargon ou toutes les nombreuses marques inscrites sur la piste.
Esnault Francis ; Coquard David ; Malhaire Jean-Ma
Le deuxième volume de ce cours de technologie aborde l'essentiel des dispositifs mécaniques installés dans une chaîne cinématique pour transmettre une puissance : embrayages, limiteurs de couple, boîtes de vitesses manuelles, automatiques et séquentielles, réducteurs, freins... Chaque chapitre présente un cours clair et concis, accompagné d'applications et d'exemples. A la fin de chaque chapitre, des exercices corrigés permettent à l'étudiant de valider ses connaissances Cette nouvelle édition tient compte des derniers progrès technologiques et est à jour des dernières normes. Elle propose aussi des exercices corrigés supplémentaires. A l'instar du tome 1, l'étudiant y trouvera aussi de nombreux mécanismes modélisés en 3D téléchargeables, permettant une interactivité facilitant la compréhension.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Résumé : Cette très belle ethnographie, qui se distingue par la qualité de son écriture, est le fruit de six années d'enquête en immersion dans un quartier noir de Philadelphie frappé par les effets conjoints de la misère, de la délinquance et de la politique d'incarcération de masse. Elle reconstitue l'existence précaire des jeunes hommes qui tentent de se soustraire à un harcèlement policier et judiciaire constant et dont l'ensemble des actions et relations, y compris les plus quotidiennes et les plus intimes, sont marquées par l'activité des agents du système pénal et par les pressions qu'ils exercent sur leurs familles et leurs proches. L'ampleur du déploiement policier et des incarcérations dans le secteur de la " 6e Rue " transforme les vies en profondeur, non seulement celle des jeunes hommes qui sont leurs cibles, mais aussi celle de leurs familles, de leurs compagnes et de leurs voisins. Composant avec sensibilité et talent entre récit, notes de terrain et dialogues, Alice Goffman donne à comprendre ce que vit une communauté en fuite à l'heure où, aux Etats-Unis, un jeune Noir sur neuf est en prison contre moins de 2 % des jeunes Blancs. La postface de Didier Fassin, titulaire de la chaire de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study, éclaire la réception très singulière de l'ouvrage aux Etats-Unis, où il a connu un immense succès avant de susciter une intense polémique. Traduit de l'anglais par Sophie Renaut Née en 1982, Alice Goffman a reçu pour la thèse dont est tiré ce livre le Prix de la meilleure thèse de l'American Sociological Association. Elle enseigne à l'Université du Wisconsin. Elle est la fille d'Erving Goffman. On the Run a été publié en 2014.
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.