Des débuts du Risorgimento à la première décennie du régime fasciste, en passant par l'Italie unie libérale et la Grande Guerre, l'auteur dans une démarche novatrice, mêle l'histoire des études folkloriques inscrites dans le champ des sciences humaines émergentes, et celle de la construction étatique et nationale. Son travail de recherche éclaire ainsi 150 ans d'histoire italienne de débats scientifiques et politiques qui, autour de l'italianité, font de l'intégration des classes populaires et de leurs cultures un enjeu fondamental. Alors que les années 1980 ont vu émerger la notion d'identité nationale et que, de nos jours, de grands musées nationaux (Beaubourg-Metz et le MUCEM notamment) exposent les liens complexes que les artistes européens d'avant-garde ont entretenus avec le folklore européen, le lecteur français ne manquera pas de trouver une riche matière à réflexion dans l'expérience du pays voisin.
Résumé : Une trentaine de portraits de tatoueurs et de leur univers graphique élevant le tatouage au rang d'art à part entière. TATTOOISME Ce mot peut définir tout ce qui touche au tatouage et en faire un courant, une tendance et une définition. Ce qui était vu comme la marque de l'infamie, le rejet social, l'appartenance à un groupe, un milieu ou à une identité revendiquée, est considéré aujourd'hui comme un art entier et vivant. Mais le tatouage évolue, progresse et subit une mutation, disons artistique, ainsi que sociale. Mieux accepté, devenu aussi le frisson à la mode avec ses dérapages et son élite qui prend le train en marche, le tatouage n'en déborde pas moins d'imagination et brise son enclave. Cet art de la peau influence d'autres courants, étendant ainsi son image, son attitude et son style de vie indélébile sur un vaste horizon visible au quotidien, sur des personnes vivantes bien sûr, dans les médias encore et depuis un certain temps dans les galeries d'art, remplissant les collections privées. Le tatouage s'offre une fugue, sort des sentiers battus et découvre un terrain vierge qui est à la fois la base et la continuité logique : peinture, illustration, graphisme, customisation d'objets, design, dessin, collage, sculpture, etc...Cette évolution ne s'est pas faite sans la participation et la dévotion de certaines personnalités, artistes, tatoueurs revendiqués ou non, que vous trouverez dans les pages de Tattooisme 3. Offrez-vous le plaisir de découvrir ce qui anime le tatouage d'aujourd hui. 192 pages et plus de 400 photos dans un artbook tout simplement essentiel !
Le cinéma sud-coréen, l'un des plus méconnus au monde, a toujours été le lieu d'une confrontation entre pouvoirs politiques et expérimentation créative. Né sous l'occupation japonaise (1910-1945), il adopte d'emblée - sous des apparences réalistes - la forme mélodramatique convenant aux pouvoirs dictatoriaux. Le passage à un régime officiellement démocratique en 1987 entraîne une atténuation de la censure, l'ouverture totale des écrans aux films américains et l'apparition ou l'affirmation de nouvelles esthétiques cinématographiques. Le cinéma mélodramatique, imprégné de confucianisme, entame alors son déclin. Le cinéma des collectifs marxistes jusqu'alors clandestin tente une alternative au nouvel ordre spectaculaire dominé par la très présente "Nouvelle Vague" dont le courant majoritaire est moderniste, promoteur des valeurs du néo-libéralisme triomphant. Son courant minoritaire produit un cinéma expérimental abstrait ou ultra-réaliste. Les catégories stylistiques ethnocentristes élaborées en Occident ne peuvent cerner la richesse de cette "Nouvelle Vague". La notion avant-gardiste de spectacle social, associant en une vision globale arts, idéologies et société, aide à mieux cerner l'exemplarité du cinéma sud-coréen.
Depuis une vingtaine d'années, le cinéma coréen a pris de l'assurance et de l'ampleur dans les pays européens dans lesquels il est distribué. Des films comme Old Boy (Park Chan-Wook, Grand Prix 2005 à Cannes), Deux soeurs (Kim Jee-Woon), Dernier train pour Busan (Shang-ho Yeon, 2016), ou encore Parasites (Bong Joon Ho, Palme d'or 2019 à Cannes) ont fait bougé les lignes de notre lecture du cinéma mondial, et ce, dans des genres très divers (comédie, horreur, science-fiction, onirisme, réalisme, etc.). Cet ouvrage offre un nouveau regard sur ce cinéma étonnant, à travers des notices détaillées, développées, de films, de réalisateurs, d'acteurs les plus charismatiques, mais également par le biais de bilans annuels et d'études thématiques telles que "Cinéma et bouddhisme", L'histoire au présent du cinéma coréen", "SF et fantastique à la coréenne", Chamanisme coréen et cinéma", Histoire de la censure dans les cinémas du Sud et du Nord", etc.). Une mine d'informations, pas un spécialiste et passionné par l'histoire et la culture coréenne. Cinéaste et enseignant-chercheur, Antoine Coppola fait autorité en matière de cinéma asiatique et coréen en particulier. Il collabore régulièrement à la revue panasiatique Munwhakwahak et contribue depuis 2010 à la chaîne sud-coréenne KBS world international en tant que critique de cinéma. Il a publié plusieurs ouvrages en France sur le sujet.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.