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Asiates. Des Européens vers l'Asie, parcours et transferts culturels
Copin Henri
HEMISPHERES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782377012190
Asiate" : ce mot désigne, de façon vague – avec une connotation parfois péjorative dans le langage courant –, une personne qui entretient avec l'Asie un rapport particulier, qu'elle en revienne, y vive ou en soit originaire. Mais il a aussi d'autres significations, plus riches, moins connues, plus complexes, évoquant les effets profonds de la rencontre d'Européens avec l'Asie (le plus souvent orientale) dont ils épousent parfois les femmes, les langues ou les cultures – ou les trois ensemble, devenant autant de véritables ponts interculturels. C'est ce qui est interrogé dans cet ouvrage, avec les portraits d'êtres marqués et transformés par leur parcours en Asie. Les Asiates, ce sont des journalistes, des écrivains, des militaires engagés dans l'aventure coloniale ou les guerres de décolonisation. Ce sont aussi des missionnaires, des commerçants, des artistes, des savants archéologues ou linguistes, engagés dans l'action ou dans l'étude des civilisations locales, passionnés par la découverte approfondie d'un autre monde. Le mot renvoie aussi aux voyageurs passés et présents dans les pays alors dits d'Extrême-Orient. Derrière l'Asiate archétypal, se révèlent de nombreux profils et des trajectoires diverses. Comment décrire, sinon définir, les modalités et les effets de ces rencontres d'Occidentaux en situation coloniale et post-coloniale avec l'Asie lointaine ? Elles ouvrent de nouvelles perspectives sur les modalités d'hybridation et les transferts de cultures entre deux mondes dans le champ de l'anthropologie culturelle. Au-delà de la diversité de ces parcours, existe-t-il des traits communs ? Naît-on Asiate, ou le devient-on ? Autant de questions dont l'univers mondialisé qui est le nôtre renforce la pertinence.
qui? quoi? où? quand? comment? combien? pourquoi? Comment ranger, classer, penser la masse des objets modernes et contemporains? Ce livre, conçu à la manière d'une boîte à outils, nous aide à comprendre l'origine de leurs formes. Proposant une table d'orientation panoramique organisée autour de sept questions qui sont comme autant de points de vue sur l'objet, l'auteur nous révèle finalement sa conception onirique de la classification.
Paru en 1926, ce premier roman d'un auteur encore inconnu raconte une histoire d'amour entre un jeune fonctionnaire colonial et Toum, une belle Africaine. Le thème des amours exotiques y est très largement dépassé. Au contraire, le livre développe ses propres interrogations sur les relations entre colonisateurs et colonisés. Avec lucidité, dans une langue sobre, il pose la question fondamentale du rapport à l'autre.
Résumé : Et si nous étions devenus, sans le savoir, les principaux acteurs de l'économie numérique ? Si nos vies, nos inter-actions, nos créations étaient la source déterminante de la valeur et de la croissance ? Un monde nouveau, né de la révolution numérique, consacre le règne de milliards d'individus désormais instruits, équipés et connectés. Ensemble, ils forment une puissante multitude qui bouleverse l'ancien ordre économique et social. Loin d'être l'affaire des seules entreprises technologiques, l'économie numérique est au contraire dominée par ceux ? entreprises, administrations, associations ? qui ont su s'allier à cette multitude. Après la révolution numérique, l'enjeu stratégique est de susciter, de recueillir et de valoriser la créativité des individus. Tel est le sens de cet essai, souvent radical et décapant, qui invite entrepreneurs et politiques à comprendre et à utiliser la valeur considérable créée par chacun d'entre nous. Cette deuxième édition révisée est précédée d'une nouvelle préface.
Révérence ou impertinenceA ? Des philosophes se sont donné rendez-vous dans la commune de Descartes (Indre-et-Loire). Chacun à sa manière pour célébrer l'incontournable philosophe français⦠et faire le constat du chemin parcouru et de la distance prise depuis le Cogito. Une belle occasion de passer en revue les étapes de l'évolution de la pensée philosophique et d'évoquer la multitude des voies empruntées par les penseurs du xvie siècle à nos jours, de Vico à Piaget, Sartre et Camus en passant par Diderot, Kant ou C. S. Peirce. En somme, comme l'écrit en ouverture l'un des contributeurs du volume, le philosophe Tony Brachet, "A On a tant écrit sur Descartes - le philosophe - que l'exhaustivité, du moins l'exhaustivité historique, semble proche. L'objet de cet ouvrage n'est d'ailleurs pas le passé, l'histoire de la philosophie, mais la mise en perspective du grand penseur par des contemporains.
La publication des mémoires de Melkon Bédrossian (1906-1990), rédigées soixante ans après les faits, apporte une pierre de plus à l'édifice mémoriel érigé en monde arménien depuis des décennies.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
Comme l'a écrit Bertrand Tavernier, les films de Quentin Tarantino sont "extrêmement bien pensés et réalisés ". Quelles sont les clés de ce que Tarantino appelle lui-même son "esthétique globale"? C'est le propos de ce livre. Cette esthétique est indissociable d'un rapport constant avec le regard du public : celui-ci n'est jamais réduit par Tarantino à une consommation passive, mais constitue un vecteur de la création du film. Autre principe : Tarantino non seulement filme les images montrées, mais il leur surajoute une ou des indication(s) de ce qu'elles montrent et de ce qu'il y a à voir. Il ne cesse en fait de révéler au public que les images regardées sont du cinéma. Du coup, il crée un cinéma plus vrai que toute forme de mise en scène qui s'effacerait afin de faire croire à la réalité du récit porté à l'écran. Quentin Tarantino multiplie les références cinématographiques, musicales, textuelles. Ce faisant, il fait accéder le spectateur à ce qu'il appelle le "monde-du-cinéma ". Comme si chaque image renvoyait à d'autres images. Autrement dit, nous ne voyons jamais la réalité, mais toujours une image de celle-ci. Le "miracle tarantinien" est que cette réflexion - que l'on attendrait davantage d'un cinéma expérimental - a lieu à travers des oeuvres "grand public". La raison en est que Quentin Tarantino est un fabuleux conteur d'histoires, en mots et en images. Ses récits de vengeance et d'amour reprennent les archétypes de ce type d'aventures, mais selon des procédés dramaturgiques et techniques qui ne cessent de mobiliser une autre dimension majeure de son esthétique : la surprise.