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Les marabouts de l'arachide. La confrérie mouride et les paysans du Sénégal
Copans Jean
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782738402776
La confrérie mouride dont nous décrivons ici un des aspects, celui de la communauté villageoise et de la relation entre le marabout et les fidèles, est une confrérie islamique apparue au tournant du siècle au Sénégal. Elle est contemporaine de. la mise en place de la domination coloniale et de la déstructuration des cadres socio-politiques (essentiellement Wolof). Elle représente depuis la Première Guerre mondiale un des pôles les plus actifs du développement de la culture de l'arachide destinée aux marchés extérieurs. Toutefois les expansions urbaines et internationales (le petit commerce sénégalais à l'échelle mondiale) de la confrérie mou-ride l'ont transformée au point que Les Marabouts de l'Arachide n'existent peut-être plus ! Certes la confrérie reste un soutien décisif du pouvoir d'Etat (le khalife général n'a-t-il pas encore appelé à voter pour Abdou Diouf en février 1988 ? ) et une des structures les plus dynamiques de la société sénégalaise. Notre étude (parue initialement en 1980) n'a pas été actualisée pour les besoins de cette réédition. Nous pensons que l'analyse des logiques élémentaires de la confrérie reste indispensable pour en comprendre les évolutions récentes. Cette approche anthropologique nous a permis de remettre en cause les stéréotypes et les mythes des descriptions disponibles depuis cinquante ans et de proposer une interprétation théorique, inspirée du marxisme, qui donne toute sa place à la fonction idéologique d'une part et au contexte économique et politique sénégalais de l'autre, dans la reproduction des relations mourides. Le lecteur trouvera enfin en annexe le texte d'un débat organisé autour de cette étude et qui doit permettre d'en élargir les diverses conclusions et perspectives.
Résumé : L'ouvrage présente et analyse l'ensemble de l'oeuvre de Georges Balandier paru entre 1947 et 2013, et pas seulement le parcours africaniste qui l'a rendu célèbre. Il s'agit d'une analyse textuelle et contextuelle présentée de manière simultanément chronologique et thématique. Auteur ou directeur de publication d'une trentaine d'ouvrages, de plusieurs centaines d'articles scientifiques, d'entretiens et de comptes rendus, Georges Balandier a abordé une multiplicité de domaines au cours de ses quarante ans de carrière et trente ans d'"après-carrière". Il est d'abord sociologue d'une Afrique qu'il a qualifiée d'ambiguë et dont il décrit les changements sociaux, religieux, politiques et enfin urbains au cours des années 1950-1960. Inventeur de la sociologie du développement et du tiers-monde, puis de l'anthropologie politique à la française (années 1950-1970), il élargit ensuite ses champs d'observation aux surmodernités occidentales fondées, entre autres, sur les biotechnologies, les nouveaux médias et les nouvelles formes de relations sociales et de communication (années 1980-2010). Jouant constamment des complémentarités de l'anthropologie et de la sociologie, il pratique une science sociale dynamique, actuelle, attentive aux caractères inédits des évolutions sociétales mondiales, fondée sur le principe du détour, hors de tout dogmatisme conceptuel ou méthodologique.
Les Baay Faal forment une communauté soufie depuis la fin du XIXe siècle au Sénégal. Dès l'origine, son initiateur Cheikh Ibrahima Fall (=1858-1930) est accusé par certains d'être "fou" car il place la foi intérieure, l'action et la soumission envers le maître au-dessus du respect des pratiques religieuses, comme les cinq prières quotidiennes et le jeûne du mois de Ramadan. En même temps, d'autres l'admirent pour sa dévotion à l'égard de son marabout, le guide spirituel Cheikh Amadou Bamba, fondateur du mouridisme. Aujourd'hui, cette dualité persiste: encore stigmatisés, les Baay Faal gagnent pourtant en renommée et surtout en nombre d'adeptes. Mais qui sont-ils réellement? Au musulman dédiant sa vie au marabout et à Dieu, s'oppose l'image d'un jeune en perdition, un peu "voyou", un peu fainéant. Il fallait donc mener des enquêtes approfondies afin de décomposer l'histoire communautaire et, à travers elle, les processus de marginalisation propres aux Baay Faal. Le travail de terrain anthropologique, effectué de 1997 à 2002, s'est concentré au Sénégal sur quatre "cercles d'enquête" (Ngor, Mbacké-Palène, Ndem et Touba Fall) et s'est poursuivi en Europe (Paris, Bruxelles). En effet, la communauté, qui rassemble désormais presque un demi-million d'adeptes, s'est internationalisée et implantée en Europe, aux États-Unis ou encore en Chine. Face à cette hétérogénéité, quels sont les modes d'organisation et d'identification de cette communauté méconnue? Et que nous apprennent-ils sur le Sénégal, les sociétés européennes et, plus largement, sur la globalisation religieuse? Cet ouvrage répond à ces questions, en ayant pour objectif de comprendre les Baay Faal, à partir de recherches historiques et anthropologiques minutieuses.
Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Biographie de l'auteur Jean Copans est un des "africanistes" français les plus réputés, et l'auteur de nombreux ouvrages. Parmi les plus récents : "Ethnologie" (Le cavalier bleu. 2010). "Sociologie du développement" (Armand Colin. 2010), "Un demi-siècle d'africanisme africain" (Karthala. 2010).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.