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Défaits
Cooper Dennis
POL
18,25 €
Épuisé
EAN :9782867449734
Avec ce nouveau roman, Dennis Cooper continue d'explorer l'Amérique du désarroi adolescent et de la perte de toute valeur. Plus précisément il entreprend ici de décrire ce phénomène des jeunes assassins qui tout à coup décident d'exterminer tout ce qui bouge dans leur lycée avant de généralement retourner leurs armes contre eux. On pense bien entendu à Columbine, on pense à Elephant, le dernier film de Gus Van Sant (Palme d'or à Cannes). Mais personne mieux que Dennis Cooper, sans doute, ne pouvait parvenir à décrire de l'intérieur cette horreur. De l'intérieur parce que sa manière d'écrire, toute de bribes savamment composées et agencées, rend compte de la façon finalement la plus réaliste qui soit, en tout cas la plus convaincante, de l'état de confusion de ces enfants aux familles défaites, de ces jeunes gens sans repères, incapables de maîtriser leurs pulsions, et d'abord de les comprendre, de les formuler. L'homosexualité ici problématique, refusée, et la drogue sont, parmi d'autres, les éléments d'une détresse inconsolable.
Ces dix-huit nouvelles dont l'écriture s'étend sur plus de vingt ans permettent de prendre la mesure de la richesse du talent de Dennis Cooper. Jouant et se jouant avec un humour décapant des tabous, des interdits, des fantasmes contemporains comme des pulsions les plus sauvages, il dresse aussi un état des lieux très sombre de la pensée et de la sensibilité occidentales.
Ce recueil de poèmes est comme une quintessence de la littérature de Dennis Cooper. Sentimentale et brutale à la fois. Violente et délicate. Raffinée et grossière. De la défonce au sexe illimité, tout son univers est là, comme modélisé, et aussi son inimitable manière de suggérer la confusion des esprits, la déroute des valeurs, le désir d'en finir. Garçons, filles aussi, jeunes gens troubles et troublés, adultes amers, tous personnages habituels de l'oeuvre, peuplent ces vers libres mais tenus, ces proses poétiques brèves et cinglantes.
Je l'ai ramené chez moi. Pas bavard, il ne semblait pas avoir envie de parler. Il ne m'a ni donné ses tarifs, ni dit ce qu'il aimait. Aussi, il avait ce léger tic qui lui faisait tendre le cou et ouvrir la bouche. Je me suis dit que c'était l'effet d'une drogue quelconque puisqu'il n'était pas clean, ça crevait les yeux. C'était pas les signes avant-coureurs qui manquaient mais le gosse était tellement une bombe que je les ai tous ignorés. Je ne regrette pas... Attendez, lisez la suite.
Résumé : "Ce très bref essai, que nous éditons en bilingue, est en fait le texte d'une conférence prononcée par Dennis Cooper à la Villa Gillet, à Lyon, le 19 janvier 2004, à l'occasion d'une soirée qui lui était consacrée. Il nous a paru tellement frappant, il nous a paru si bien éclairer la démarche de l'un des auteurs américains contemporains les plus importants et étonnants, que nous avons décidé qu'il accompagnerait les publications de Dream police et de Period, depuis longtemps programmées, elles.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "